Ce livre qui est le fruit de vingt ans de recherche clinique, propose trois thèses pour comprendre les relations du transfert et du contre-transfert, fondements de la cure psychanalytique : - Le transfert et le contre-transfert qui s'appuient l'un sur l'autre dans le travail analytique, naissent ensemble de la rencontre du patient et de l'analyste dans le cadre de la cure. C'est ainsi que la lecture et l'interprétation du premier sont à chaque instant dépendants de l'attention portée au second. - Une part plus ou moins importante du transfert et du contre-transfert échappe toujours à la perspicacité du praticien comme à celle du patient. Cette " part obscure " doit être reconnue comme telle, à défaut de pouvoir être dévoilée. Elle représente l'une des dimensions essentielles du tiers absent. Si elle est déniée ou si elle est ignorée, elle rend l'analyse inachevable. - La transmission, qui est au centre de toute la formation psychanalytique, obéit à des lois rationnelles mais également en partie mystérieuses, dans la mesure où ce qui s'y communique de créateur est, en quelque sorte, de nature négative.
Dans sept études sur l'expérience onirique écrites indépendemment les unes des autres et, pour six d'entre elles, publiées entre 1971 et 1977, Jean Guillaumin invite le lecteur à s'interroger sur l'insistance du thème des rêves.
Influencée par des disciplines diverses, la langue des arithméticiens et des géomètres latins est à la fois héritière des Grecs et capable de créations dont certaines sont passées dans le langage moderne ("corollaire" , "circonférence" , "proportion" ...). Ce dictionnaire parcourt plusieurs siècles d'élaboration de ce vocabulaire particulier, depuis Varron jusqu'à Isidore de Séville, en explorant les apports des différents auteurs et l'évolution sémantique des mots. Il offre des données précises aussi bien au spécialiste qu'à l'esprit curieux d'histoire intellectuelle.
Blessure : les souffrances psychiques inacceptées qu'imposent au narcissisme l'individuation, la différence des sexes, celle des générations, bien d'autres violences encore issues de l'histoire personnelle et des deuils de la vie. Cicatrice : les dénis, les idéalisations rigides et toutes les compulsions défensives qui voudraient celer à l'homme ses souffrances, ses impuissances, ses vertiges. De l'un et de l'autre côté, une immense perte d'énergies - ici répandues et là bloquées - qui a pour source la non-élaboration de l'expérience négative du manque. Entre blessure et cicatrice, la psychanalyse propose depuis son origine à la négativité un autre destin, dont, après bientôt un siècle, les voies continuent à étonner nos contemporains. Jean Guillaumin soutient dans ce livre deux thèses, qui font mieux comprendre l'originalité et la force toujours intacte du dispositif freudien face au négatif. Nouvelles, ses vues se rattachent cependant à l'un des courants les plus vivants de la recherche psychanalytique actuelle. L'auteur montre d'abord que la psychanalyse n'élabore l'expérience négative qu'en lui opposant, comme pour la capter dans un miroir, une pratique elle-même organisée en son centre par ce qu'il nomme un " opérateur négatif ". Faite de mise en suspens, de distance prise, de retrait et de désidentifications partielles, elle agit par effet d'écart, de défaut, dans la parole ou le silence. Mais cette négativité-là est au service de la vie : aménagée en foyer au c?ur du travail interprétatif où elle est insérée, elle demeure contenue dans l'identification d'alliance qui l'enveloppe. Jean Guillaumin soutient aussi l'hypothèse hardie que le système lui-même des notions théoriques qu'a engendrées la pensée de Freud est accordé et homologue au dispositif praticien qui le fonde et dont il demeure le garant. Les concepts malheurs de la théorie analytique véhiculent en effet une épistémologie des limites du représentable, dotée d'une cohérence spécifique, qui lance un défi à l'illusion positiviste, toujours portée à ôter du discours sur l'homme ce qu'elle n'en peut réduire à des schèmes opératoires.
Vraisemblablement au VIe s. , un magister chrétien dont nous ne savons rien a voulu, sous le prétexte de commenter une partie de l'oeuvre gromatique de Frontin (les Qualités des terres et les Controverses), composer une sorte de digest de la littérature des agrimensores qu'il devait avoir à sa disposition dans sa quasi-intégralité, en s'attachant surtout aux questions d'ordre juridique. Son ouvrage présente donc un témoignage intéressant sur la réception du corpus des agrimensores lors de la période très tardive de l'Antiquité, sur la connaissance que l'on avait à ce moment-là de ces textes techniques, et sur les difficultés que l'on éprouvait à les lire encore et à les interpréter, car le passage du temps, depuis le moment où avaient écrit Frontin, Hygin et les autres auteurs canoniques, avait entraîné des corruptions qui ne sont pas toujours mineures. Sélectionnant, donc, les passages qui lui paraissaient importants, pratiquant un "copier/coller" parfois un peu aléatoire mais souvent avisé, l'auteur du commentum a composé un petit manuel dont les spécialistes n'ont pas toujours saisi le grand intérêt ni la cohérence d'ensemble. Par ailleurs, une originalité remarquable de ce "commentaire" est qu'il est suivi, du propre aveu de l'auteur, d'un album de dessins destinés à illustrer les données théoriques fournies par le texte. Ces illustrations ne sont pas seulement, dans la forme où elles ont été conservées par la tradition manuscrite, des dessins dont la beauté artistique est parfois frappante. Elles accompagnent le texte pas à pas, ce que souligne pour la première fois la présente édition (volume III de la série des Arpenteurs romains dans la CUF), qui s'est attachée à les commenter en tenant compte aussi de leurs liens avec une tradition d'illustration qui remontait aux plus anciens traités des Arpenteurs.
Le 3 septembre 1939, il y a quatre-vingts ans, la France entrait dans le second grand conflit du XXe siècle. Pendant huit mois, du déclenchement des hostilités contre l'Allemagne nazie, au 10 mai 1940, lorsqu'Hitler attaque le front ouest, les Français font leur "drôle de guerre". Pendant cette période, personne ne croit sérieusement à la guerre. Les Français connaissent une situation paradoxale : leur pays est en état de guerre, mais rien ne se passe. Elle est pour les autres, les étrangers, hors des frontières nationales. En ce rude hiver 1939-1940, le Français reste donc l'arme au pied... et observe. Sur la ligne Maginot, le guetteur observe un ennemi qui ne vient pas, comme on "observe", en famille, la destruction de la Pologne. Après une introduction générale permettant de replacer cette "tranche d'histoire" nationale dans son contexte historique et politique, l'ouvrage présente les aspects de la vie quotidienne des civils, puis ceux des soldats, jusqu'aux premiers combats contre l'ennemi. Grâce à de nombreuses photos d'époque dont une grande partie inédite, le lecteur va vivre à l'heure de l'an 40, les restrictions la défense passive, les premiers réfugiés, la vie parisienne, le théâtre aux armées. Voici un véritable livre-reportage qui passionnera aussi bien les adultes des nouvelles générations que ceux qui ont connu cette époque et qui souhaitent se souvenir, encore une fois, de cette guerre que l'on qualifiait encore de drôle...
Biographie de l'auteur Jean-Pierre Polydor est un neurologue et neuropharmacologue spécialise dans la prise en charge de cette maladie qui affecte tant de nos aînés. Il est l'un des membres du groupe de travail « vieillissement et résilience » sous la direction de Boris Cyrulnik et président-fondateur de l'association Alzheimer Trait d'Union . Il vous propose un guide pratique pour accompagner avec justesse vos parents atteints par la maladie et leur permettre la meilleure évolution possible. Madeleine Chapsal, qui a vécu personnellement cette épreuve avec deux de ses proches, a tenu à préfacer ce livre destine aux familles concernées par la maladie, les aidants. « La parole s'éteint mais ils comprennent encore. Aider les aidants, soulage le malade et sa famille ». Boris Cyrulnik
Résumé : Quels secrets nous dévoilent les lettres d'amour ? A qui sont-elles destinées ? Et pourquoi tant de différences entre les lettres des hommes et les lettres des femmes ? Ce livre nous révèle le caractère charnel de la lettre pour les femmes, le lien messager pour les hommes. La lettre aujourd'hui évolue, se transforme, apparaissent des mails amoureux et des textos enflammés car la passion, par nature éphémère, a besoin d'une trace de sa fulgurance. Enfin laissez-vous prendre au jeu des correspondances amoureuses : qui sont donc Alfred et Augusta, Julie et Benjamin, Edgar et Sarah, Franz et Marie, Gabrielle et Henri, Lou et Guy, Charles et Apollonie... ?
Ce texte à caractère "inédit" constitue la part "psychologique" des écrits de Darwin que celui-ci donna à son élève George John Romanes, lorsqu'il rédigea son livre sur L'Origine des espèces. Le texte fut publié de façon "confidentielle" à Londres en 1884, puis oublié et récemment redécouvert. Il est, en définitive, l'un des premiers textes (sinon le premier) d'éthologie, décrivant les comportements instinctuel et appris, des espèces animales. La première édition de ce livre date de l'année 2009, "l'année Darwin". Aujourd'hui épuisé, ce "texte essentiel" est réédité agrémenté de nombreuses illustrations.