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ENTRE BLESSURE ET CICATRICE. Le destin du négatif dans la psychanalyse
Guillaumin Jean
CHAMP VALLON
18,00 €
Épuisé
EAN :9782903528942
Blessure : les souffrances psychiques inacceptées qu'imposent au narcissisme l'individuation, la différence des sexes, celle des générations, bien d'autres violences encore issues de l'histoire personnelle et des deuils de la vie. Cicatrice : les dénis, les idéalisations rigides et toutes les compulsions défensives qui voudraient celer à l'homme ses souffrances, ses impuissances, ses vertiges. De l'un et de l'autre côté, une immense perte d'énergies - ici répandues et là bloquées - qui a pour source la non-élaboration de l'expérience négative du manque. Entre blessure et cicatrice, la psychanalyse propose depuis son origine à la négativité un autre destin, dont, après bientôt un siècle, les voies continuent à étonner nos contemporains. Jean Guillaumin soutient dans ce livre deux thèses, qui font mieux comprendre l'originalité et la force toujours intacte du dispositif freudien face au négatif. Nouvelles, ses vues se rattachent cependant à l'un des courants les plus vivants de la recherche psychanalytique actuelle. L'auteur montre d'abord que la psychanalyse n'élabore l'expérience négative qu'en lui opposant, comme pour la capter dans un miroir, une pratique elle-même organisée en son centre par ce qu'il nomme un " opérateur négatif ". Faite de mise en suspens, de distance prise, de retrait et de désidentifications partielles, elle agit par effet d'écart, de défaut, dans la parole ou le silence. Mais cette négativité-là est au service de la vie : aménagée en foyer au c?ur du travail interprétatif où elle est insérée, elle demeure contenue dans l'identification d'alliance qui l'enveloppe. Jean Guillaumin soutient aussi l'hypothèse hardie que le système lui-même des notions théoriques qu'a engendrées la pensée de Freud est accordé et homologue au dispositif praticien qui le fonde et dont il demeure le garant. Les concepts malheurs de la théorie analytique véhiculent en effet une épistémologie des limites du représentable, dotée d'une cohérence spécifique, qui lance un défi à l'illusion positiviste, toujours portée à ôter du discours sur l'homme ce qu'elle n'en peut réduire à des schèmes opératoires.
Le temps, singulier, présente de multiples facettes. Comme un diamant taillé, il donne à voir des réalités qui diffèrent pour chacun selon les circonstances de sa vie ou les points de vue adoptés, psychologiques, psychanalytiques, picturaux et autres... Sa saisie dans l'avancée en âge interroge individuellement et donne à comprendre sur soi, sur son évolution propre, sur la relation aux autres, sur l'entourage et l'environnement. Le temps, principe structurant et unificateur pour chaque personne peut, comme un mécanisme d'horlogerie, se dérégler par le fait d'événements traumatisants ou d'altérations physiologiques d'ordre pathologique. Il échappe alors à l'entendement, car il n'est plus contenu, ni retenu par la mémoire défaillante. L'analyse de ces phénomènes introduit des perspectives thérapeutiques nécessaires et donne à penser plus profondément sur le sens de l'existence et du vieillissement. La première partie traite de la diversité du temps au cours des âges de la vie et de ses effets tels qu'ils ont pu apparaître entre autres à des peintres au cours de l'histoire. Ensuite, le vécu du temps est abordé selon les milieux de vie notamment dans l'espace institutionnel. Puis, différents auteurs expliquent en l'analysant les aspects de crise et de pathologie, notamment la démence sénile, si complexe et difficile à approcher dans sa réalité. Enfin, comment jouer et compter avec le temps pour favoriser une meilleure intégration personnelle des atteintes du vieillissement ? Plusieurs auteurs font part de leur expérience et de leur recherche.
Ce livre qui est le fruit de vingt ans de recherche clinique, propose trois thèses pour comprendre les relations du transfert et du contre-transfert, fondements de la cure psychanalytique : - Le transfert et le contre-transfert qui s'appuient l'un sur l'autre dans le travail analytique, naissent ensemble de la rencontre du patient et de l'analyste dans le cadre de la cure. C'est ainsi que la lecture et l'interprétation du premier sont à chaque instant dépendants de l'attention portée au second. - Une part plus ou moins importante du transfert et du contre-transfert échappe toujours à la perspicacité du praticien comme à celle du patient. Cette " part obscure " doit être reconnue comme telle, à défaut de pouvoir être dévoilée. Elle représente l'une des dimensions essentielles du tiers absent. Si elle est déniée ou si elle est ignorée, elle rend l'analyse inachevable. - La transmission, qui est au centre de toute la formation psychanalytique, obéit à des lois rationnelles mais également en partie mystérieuses, dans la mesure où ce qui s'y communique de créateur est, en quelque sorte, de nature négative.
Influencée par des disciplines diverses, la langue des arithméticiens et des géomètres latins est à la fois héritière des Grecs et capable de créations dont certaines sont passées dans le langage moderne ("corollaire" , "circonférence" , "proportion" ...). Ce dictionnaire parcourt plusieurs siècles d'élaboration de ce vocabulaire particulier, depuis Varron jusqu'à Isidore de Séville, en explorant les apports des différents auteurs et l'évolution sémantique des mots. Il offre des données précises aussi bien au spécialiste qu'à l'esprit curieux d'histoire intellectuelle.
Cet ouvrage rassemble l'étude lexicale des 1 600 mots les plus fréquemment utilisés dans les principaux textes latins. Chaque mot est défini par sa classe (de 1 à 4) déterminée par sa fréquence d'emploi et accompagné de l'indication de son sens et des mots à rapprocher. La connaissance des 1 600 mots donne accès à 85 % du vocabulaire d'un texte latin. Cet ouvrage s'adresse à tous les débutants en latin, élèves ou étudiants, mais aussi à tous ceux qui veulent mieux structurer leurs connaissances en latin.
Volontiers qualifiées de "favorites", de "presque reines" et même parfois de "sultanes", les maîtresses des rois de France sont parmi les femmes les plus célèbres de l'Ancien Régime. Si, depuis le début du XIXe siècle, nombre de biographies et de romans historiques leur furent consacrés, elles rencontrent un accueil plus mitigé auprès des chercheurs. Flavie Leroux vise dans cet ouvrage à dépasser l'anecdote et la "petite histoire", pour proposer une perspective plus large rendre compte du rôle central que les maîtresses ont pu tenir dans la construction de leur propre parcours, dans le devenir de certaines familles et dans le fonctionnement institutionnel de la monarchie. L'enjeu est d'étudier le phénomène de la faveur au féminin en général à l'aide de sources largement inédites. A cet effet, est considérée une période charnière dans l'histoire de France : les règnes de Henri IV (1589-1610) et de Louis XIV (1643-1715), qui marquent l'avènement et l'expansion de la monarchie dite absolue. On retrouvera des figures fameuses, telles Gabrielle d'Estrées, Mme de Montespan ou Mme de Maintenon, mais aussi des maîtresses moins connues, comme Jacqueline de Bueil, Charlotte des Essarts ou encore Marie-Angélique de Fontanges. L'étude ne s'arrête cependant pas aux femmes qui entretiennent une liaison avec le roi. Leurs enfants, leurs parents, les individus et les communautés qu'elles protègent sont également au coeur de la réflexion. Au-delà du portrait factuel, politique, tapageur ou moral, la maîtresse et les siens sont considérés dans leur réalité sociale. Filles, soeurs, tantes, mères, parfois épouses ou veuves, mais aussi dames nobles, femmes d'affaires et protectrices : autant de visages qui montrent la capacité d'action de ces femmes et leur influence dans le devenir de leurs proches, tout en éclairant le fonctionnement du pouvoir royal.
Comment conquérir puis gouverner une dizaine de cités, des nobles par milliers et près d'un million de sujets ? En Lombardie, entre 1515 et 1530, François Ier, Francesco II Sforza et Charles Quint ont buté sur la même question. La réponse offrait un prix de taille : une terre riche et peuplée, à la croisée des chemins de la Méditerranée, des Alpes et des plaines du Nord. Si la guerre fut destructrice et indécise, c'est que les autochtones opposèrent aux conquérants des défis à la hauteur d'une culture politique millénaire. Plus le temps passe, plus la Lombardie apparaît comme une des pièces incontournables de la formation de l'Europe moderne, entre exercice de la souveraineté, de la fidélité et de la médiation mais aussi expérience de la violence, de la servitude et de la résistance.
Les débats autour de la désinformation, des fake news et de la post-vérité risquent d'occulter une crise peut-être plus radicale que la crise de la vérité : la destitution de la réalité elle-même. Cette destitution commence avec la volonté prométhéenne de transformer la nature en environnement, et donc de détruire celle-ci. Elle prend bien d'autres formes, hétérogènes et indépendantes les unes des autres en apparence, mais qui en fait conjoignent leurs effets. L'artificialisme, le simulationnisme, le présentisme, le prédictionnisme, le fictionnisme, le négationnisme, le complotisme et le nihilisme sont les huit formes de destitution de la réalité analysées dans cet essai. Comme l'avait vu le psychanalyste Jacques Lacan, c'est la psychose qui guette l'humanité.
Dans quel régime vivons-nous depuis le printemps 2017 ? La question est légitime tant l'interprétation que fait le nouveau président des institutions de la Ve République vise à renforcer le pouvoir exécutif et le système de l'état d'urgence quasi permanent. En se plaçant au-dessus des partis, Emmanuel Macron abuse d'une formule éprouvée depuis 1790 puis 1793, et lors de chaque crise politique française grave, en 1795, 1799, 1815, 1851, 1940, 1958 et finalement en 2017-2019. Le pouvoir exécutif, en la personne d'un sauveur, tente de supplanter le pouvoir législatif que l'on décrédibilise en exagérant son inefficacité ou son éloignement du peuple, au risque de fragiliser la démocratie représentative. En adoptant la modération, celle du juste milieu, qui est censée réparer les excès des députés, un centre politique, semblable et différent selon les générations, s'invente lors de chaque crise. La saison des tourne-veste répète les mêmes recettes depuis deux cent trente ans, de 1789 à 2019. La vie politique française, malgré ce qu'en dit toute une tradition historiographique, n'est pas bloquée par une lutte handicapante entre droite et gauche, mais par un poison : celui d'un extrême centre, flexible, prétendu modéré mais implacable qui vide de sa substance démocratique la République en la faisant irrémédiablement basculer vers la république autoritaire. Le macronisme n'est pas une Révolution : c'est une vieille histoire.