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Mon âme à Dieu Mon corps à la patrie Mon honneur à moi. Mémoires
Guillaume Pierre ; Escalle Elisabeth
PLON
25,60 €
Épuisé
EAN :9782259204422
Pierre Guillaume, c'est le Crabe-Tambour, immortalisé par Pierre Schoendoerffer. Marin d'exception, il a vécu l'Indochine légendaire, celle des fumeries d'opium et des accrochages sur le réseau fluvial. Il a pris part à certains des épisodes les plus émouvants de la fin de la présence française, comme le sauvetage des catholiques du Tonkin. Au moment du départ des troupes, il choisit de rejoindre la France en jonque. Commence alors un périple de six mois, au terme duquel il s'échoue et devient l'hôte forcé d'une tribu somalienne. Délivré au terme d'une aventure rocambolesque, il reprend sa place dans la marine, jusqu'au jour où, son frère avant été tué en Algérie, il est encore l'auteur d'une première : il demande à changer d'arme pour le remplacer à la tête de son commando. Arrêté pour sa participation au putsch des généraux, il profite de son sursis pour repartir en Algérie et rejoindre l'OAS, engagement qui lui vaudra l'emprisonnement. Rendu à la vie civile, il continue de vivre sa passion pour la mer en renflouant et affrétant des navires. Ces mémoires sont ceux d'un homme d'honneur, qui a toujours suivi sa conscience. Disparu en 2002, Pierre Guillaume avait souhaité que ce livre, fruit de plusieurs années d'entretiens avec Elisabeth Escalle, soit publié après sa mort.
Ce volume rassemble des textes qui évoquent les voies qui ont été celles de l'intégration du Midi dans la nation française. Il n'y a là rien de constamment dramatique car cette intégration, qui a certes rencontré des obstacles, a aussi répondu, depuis deux siècles au moins, à une volonté délibérée de bien des Méridionaux, dont certains se sont fait une place de choix dans la vie nationale. Le clivage nord-sud est largement factice et on peut espérer que la régionalisation, en permettant l'expression des identités régionales, effacera les derniers malentendus.
Résumé : Entre l'histoire préconiale, privilégiée aujourd'hui par certains, et l'histoire actuelle du tiers-monde, se situe l'histoire de la colonisation, partie intégrante du passé de l'ex-colonisateur comme de l'ex-colonisé. Le partage du monde, de 1815 à la Seconde Guerre mondiale, en empires coloniaux suscite des rivalités qui pèsent sur les relations internationales. Qu'il s'agisse des empires anglais, français, belge, hollandais, portugais, de l'expansion allemande, italienne ou russe, du partage de l'Asie des moussons, de l'impérialisme américain, l'explication du fait colonial n'est jamais simple : les motifs et les conditions de la conquête en transforment profondément le sens. Mais, avec toutes les nuances qu'implique la diversité des situations, un système transparaît à travers les vicissitudes de la pénétration européenne, de l'administration coloniale, de la mise en valeur du monde d'outre-mer. L'activité missionnaire, l'exploration géographique, les vagues migratoires et les transferts de main-d'oeuvre, la nature des échanges économiques et le choix des investissements y jouent leur rôle. Ce système colonial est démantelé à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La colonisation appartient désormais au passé. Elle ne relève plus de la condamnation ni de la justification, mais de la compréhension historique, que cette seconde édition entièrement refondue s'efforce d'argumenter et de faire entendre.
Malgré des histoires différentes, les côtes atlantiques et méditerranéennes ont bien des points communs. Lignes de contact par excellence, le littoral, quel qu'il soit, voit se côtoyer le marin et le terrien, parfois confondus en un seul individu. Les littoraux peuvent être côtes inhospitalières et désertes, petits bourgs à la fois ports de pêche et marchés locaux ou encore grandes villes vouées au négoce et à l'industrie. Des évolutions profondes ont eu lieu avec une diversification des activités et si la vie littorale fait la part belle aux traditions, l'innovation technique y a souvent été fort brutale en impliquant le renouvellement complet des acteurs. La diversité des situations et des angles d'approche fait toute la richesse de ce volume.
Définir à priori une réforme ou un réformateur est impossible. Interpréter tout changement comme une réforme et tout acteur comme un réformateur ne peut conduire qu?à la confusion. Sont donc mises en évidence celles qui ont réellement marqué l?évolution de la société française sur les champs politique, économique, social ou culturel, pour quelles raisons, ainsi que leurs auteurs en récusant tout cloisonnement. Ne retenir, sur deux siècles d?évolution, que les mesures ayant eu un impact réel ou privilégier celles qui sont tenues pour positives et durables comportait le risque de passer sous silence celles qui ont abouti à l?échec ou ont été considérées à postériori comme éphémères ou rétrogrades, bien qu?elles n?aient pas été vécues ainsi par les contemporains. Certaines mesures ont été et sont restées plus connues pour leur image que pour leur contenu, l?une et l?autre devant être prises en compte car l?image a pu servir de support à des choix idéologiques ultérieurs. Dans leur souci de rechercher des continuités, les auteurs ont dû résister à la tentation de minimiser l?impact des ruptures mais leur propos, loin de le nier, était d?en montrer les héritages intégrés à des degrés très divers dans les évolutions ultérieures, certains interdisant tout retour en arrière, d?autres étant progressivement oubliés. Leur constat in fine est que réformes et réformateurs relèvent de toutes les familles idéologiques et politiques et que, pour parodier un propos célèbre, aucune n?a eu l?exclusivité de la volonté d?amélioration du vécu de ses contemporains, avec des réussites diverses. Sylvie GUILLAUME, professeur émérite des universités, est membre honoraire de l?IUF et chercheur associé au Centre d?histoire de Sciences Po Paris. Pierre GUILLAUME, ancien élève ENS Saint-Cloud, est professeur honoraire des universités.
Je n'évoque dans ce Dictionnaire amoureux du Vin que ce que je connais, j'aime et qui me passionne. Il y a de l'autobiographie, des lectures, des souvenirs de cuvage, de cave, de table... Voici cependant l'essentiel : le vin, c'est de la culture. La culture de la vigne, mais aussi de la culture pour l'esprit. C'est cette vertu d'un produit universel de consommation que ce livre a l'ambition de rappeler, dans un temps où le vin n'est pas bien considéré. Peut-être s'étonnera-t-on due je parle souvent avec légèreté et amusement d'un sujet qui humecte notre bouche et notre âme ? C'est ma manière de le prendre au sérieux. J'ai le vin gai. Pourquoi mon encre serait-elle acide, revêche ou épaisse ? Il existe une expression qui traduit bien le rôle social du vin dans notre pays : " vin d'honneur ". Ce Dictionnaire amoureux voudrait être un joyeux vin d'honneur. B.P.
Bordeaux vu par l'artisan de son renouveau. "Je ne suis pas né à Bordeaux. Ma ville natale est Mont-de Marsan, le chef-lieu du département des Landes, à 120 km environ au sud de Bordeaux. J'y ai vécu toute mon enfance et mon adolescence. Et Bordeaux dans tout cela ? Mes grands-parents paternels habitaient Bordeaux. Nous leur rendions visite, mes parents, ma soeur et moi, de loin en loin. J'en garde peu de souvenirs. A chaque rentrée scolaire, ma mère nous traînait, ma soeur et moi, chez Mod, la boutique "chic" de la place de la Comédie où elle nous habillait pour l'hiver. Elle n'aimait pas vraiment Bordeaux. Nous nous sommes installés à Bordeaux, Isabelle et moi, en 1994. Nous trouvâmes la maison de nos rêves, dans un vieil immeuble de l'impasse des Tanneries. Nous y fûmes heureux. J'ai sottement vendu cette maison en 2004, sur un coup de tête. J'étais sous le choc de ma condamnation et j'avais besoin de rupture. Nous voici aujourd'hui en plein coeur de ville, entre deux sites stratégiques : la librairie Mollat et le Palais Rohan. Quel bonheur d'aller à pied, chaque matin, à mon bureau de l'Hôtel de Ville. Je repense à la ville telle qu'elle était il y a plus de deux décennies. Elle était certes déjà belle mais elle s'était assoupie. "La belle endormie", disait-on. Les touristes qui la traversaient sur le chemin du sud lumineux la trouvaient noire et ne s'y arrêtaient pas. Elle était noire en effet. Elle y mettait une sorte de coquetterie. Quand j'ai lancé ma première campagne de ravalement, je me souviens qu'un écrivain bordelais s'est affligé, dans la presse, de voir s'effacer la ville de suie... et sa poésie très particulière. Bien vite les Bordelais se sont aperçus que ravaler, c'était aussi restaurer des bâtisses qui en avaient souvent besoin ; que c'était surtout révéler les détails d'une architecture dissimulés sous la crasse. La contagion a vite joué et les Bordelais ont redécouvert leur ville. En présentant mon premier projet urbain, j'avais deux idées directrices : d'abord doter l'agglomération d'un transport collectif moderne et puissant pour prévenir la congestion naissante des déplacements ; et reconquérir ou conquérir les deux rives de la Garonne pour ouvrir résolument Bordeaux sur son fleuve. La rive gauche avait été désertée par le port qui n'y avait laissé que des hangars en ruine. Quant à la rive droite, c'était encore, pour les Bordelais "classiques", un espace quasiment inconnu, un autre monde qu'on ne fréquentait pas. "Obscur tabou ? Loi non écrite ?" se demande J.M. Planes dans son opuscule sur les Quinconces. Les temps ont changé. Le tramway est devenu une sorte de cordon ombilical entre la rive gauche et la rive droite qui n'est plus "le rognon racorni" dans le méandre du fleuve dont parlait J.M. Planes dans un autre texte. Le pont de pierre désormais réservé aux transports en commun et aux déplacements doux accueille jusqu'à 10 000 cyclistes par jour et une nuée de piétons. L'aménagement des quais est plébiscité. Il a transformé un no man's land en lieu de vie quotidiennement fréquenté tant par les habitants de la ville et de la métropole que par les touristes. Quel bonheur pour moi d'y rencontrer des citoyens heureux, et fiers de leur ville !".
La psychanalyse est l'une des aventures les plus fortes du XXe siècle, un nouveau messianisme, né à Vienne entre 1895 et 1900, et inventé par des Juifs de la Haskala en quête d'une nouvelle terre promise : l'inconscient, la clinique des névroses et de la folie. Pour ce Dictionnaire amoureux, j'ai adopté le style de la leçon de choses afin d'éclairer le lecteur sur la manière dont la psychanalyse s'est nourrie de littérature, de cinéma, de voyages et de mythologies pour devenir une culture universelle. D'Amour à Zurich, en passant par Animaux, Buenos Aires, La Conscience de Zeno, Le Deuxième Sexe, Göttingen, Sherlock Holmes, Hollywood, Jésuites, La Lettre volée, Marilyn Monroe, New York, Paris, Psyché, Léonard de Vinci, etc., on trouvera ici une liste infinie d'expériences et de mots qui permettent de tracer l'histoire et la géographie de cette aventure de l'esprit en permanente métamorphose."
Si je suis amoureux de Paris ? Et comment ! Amoureux partial, amoureux nostalgique, amoureux terroriste. Mais amoureux sincère, amoureux gourmand, amoureux frénétique. Choisir c'est renoncer : j'ai donc tranché dans le vif, au gré de mes passions, de ma curiosité et de mes souvenirs. C'est pourquoi ce dictionnaire n'est ni un guide touristique, ni un précis d'histoire parisienne, ni un recueil de bonnes adresses. D'Accordéon à Zucca, des Catacombes à André Hardellet, de la Bièvre au Palais-Royal, il est l'herbier subjectif d'une ville qui n'appartient qu'à moi et que je ne troquerais pour rien au monde. Bienvenue dans mon Paris" !