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La question du genre. Sexe, pouvoir, puissance
Guillaume Marc
MICHEL DE MAULE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782876233119
Oublions l'évidence des sexes et de leurs différences, ressassées et mesurées, pour faire apparaître des catégories plus subtiles, plus énigmatiques. Fin du deuxième sexe, en particulier. Non pour oublier Simone de Beauvoir, mais au contraire pour lui rendre hommage. Multiplicité des genres. Au-delà de l'opposition masculin / féminin, dans le champ érotique, social, économique, la question du genre met en lumière une distinction que le langage courant dissimule: l'opposition entre pouvoir et puissance. Le premier, c'est la contrainte, la domination; la seconde, c'est l'adéquation à l'environnement et aux autres. Cela s'applique aux personnes aussi bien qu'aux organisations, aux technologies, aux sociétés. Pour renforcer leurs systèmes immunitaires et les rendre compatibles entre eux dans un monde globalisé, pour survivre donc, les civilisations devront elles-mêmes changer de genre.
Les prêts-à-penser ont toujours existé, mais aujourd'hui ils sont produits massivement, sous forme virale. "Pensées uniques", à la fois différentes et indistinctes, accrochées aux petites singularités de chacun mais identiques dans leur mode de formation. Économisme et écologisme sont les souches contaminatrices et interactives de ces modes de formation: sous la variante réformiste, l'écologisme aboutit au développement durable de l'économisme tandis que, sous la variante écologie profonde ou même politique, il se donne l'apparence d'une critique de l'économie. En réalité, l'un et l'autre masquent l'urgence d'une gouvernante mondiale. Il nous reste peu de temps pour combattre ces "virus verts" et développer ou poursuivre une action radicale.
Lutter contre le désordre pour produire et maintenir un certain ordre dissipe beaucoup d'énergie et répond donc au problème général de la matière vivante toujours confrontée à un excès d'énergie. Une lecture "entropologique" des sociétés révèle la singularité de la nôtre, qui ne consume plus le surplus de richesses mais accumule le capital, qui ne s'oppose plus aux désordres en réactivant un ordre symbolique mais laisse proliférer une multitude d'appareils de normalisation. Impasse grandiose car l'industrialisation se heurte à des limites, éventuellement catastrophiques, et le contrôle social accède à un niveau de perfection mortel pour toute forme de socialité. Le constat, parfois sombre, esquissé ici n'est cependant pas un éloge funèbre mais plutôt une exhortation : éloge du désordre, mais d'un désordre qu'il ne faut pas laisser gérer par l'Autre, ni laisser passer sur le registre de la représentation où se perdent les différences réelles. Qu'il faut au contraire affronter directement, inlassablement, en refusant l'asile de la prise en charge qui est notre tentation.
Une centaine de femmes seulement, des femmes aussi différentes que Marie Curie, Édith Piaf, Marie Stuart ou Louise Michel, ont laissé une trace particulière dans Paris en donnant leur nom à une rue parmi les 6000 voies que compte la Capitale.Quarante femmes d'aujourd'hui se promènent dans ces rues et nous confient ce que représente pour elle cette empreinte du passé dans la ville.
Les réseaux fondent une nouvelle utopie, un espace virtuel sans limite, sans risques de pollution ni d'encombrement, mais où se poursuit aussi une obsession ancienne : gérer l'homme et poser les bornes des territoires autorisés. Car si le consommateur, le citoyen, se sent libre dans le cybermonde, il reste insidieusement encouragé à ne pas trop s'éloigner du troupeau. Le déchaînement de la science et de la technique exige une attention critique et un travail de conceptualisation excluant toute forme de propagande ou de prophétisme. Ce livre est construit autour de la fonction de commutation, à l'origine de dispositifs aussi divers que l'hypertexte, l'informatique diffuse, l'entreprise virtuelle ou l'hypercommerce. Si nous ne comprenons ni ne maîtrisons la puissance commutative, qui se déploie dans un monde où tout, y compris nos gènes, est numérisable, c'est elle qui façonnera le produire et le reproduire, le consommer et le communiquer, et même nos arts de penser et de créer.
Venise 1795. Une femme, Isabella Teotochi, favorable aux idées des philosophes des Lumières, y tient un salon littéraire. Sa rencontre avec un Français, Dominique Vivant-Denon, futur créateur du Louvre, va changer le cours de sa vie. Denon anime une société secrète visant à promouvoir les idéaux révolutionnaires. Pendant ce temps, l'armée d'Italie, commandée par le général Bonaparte, marche contre l'empire autrichien. Isabella, séductrice, adulée par tous les poètes, courtisée par les aristocrates, se met au service de Napoléon, qui se dit le libérateur de l'Italie. Mais elle se heurte aux ambitions d'un Inquisiteur, amoureux d'elle, prêt à tout pour la posséder, qui, s'appuyant sur les monarchistes français réfugiés dans les États de Venise et sur une société secrète s'apprête à faire un coup d'État... Ce roman fait vivre la chute d'un État puissant qui a connu 1000 ans d'indépendance. Il met en scène des personnages qui ont réellement existé, même si certaines aventures qu'ils vivent sont issues de l'imagination de l'auteur.
Armstrong, l'abus ! est tout à la fois un coup de gueule, un coup de semonce et un coup d'amour pour " la petite reine " perdue par son roi, Lance Armstrong. Septuple vainqueur de la Grande Boucle de 1999 à 2003, le Texan a en effet annoncé qu'il comptait " essayer de remporter un huitième Tour de France ". Cette nouvelle participation relance les spéculations sur les lourds soupçons de dopage qui pesaient sur ce coureur à l'époque de ses exploits. Et ce retour au sein du peloton ne pouvait échapper à Jean-Emmanuel Ducoin, spécialiste du Tour de France. Comment expliquer que Lance Armstrong s'autorise à défier le public, les organisateurs et les coureurs alors que tant de questions, de doutes et de rumeurs planent sur une carrière particulièrement équivoque ? Cet ouvrage d'un amoureux inconditionnel du vélo dévoile ainsi les dessous et les " casseroles " d'organisateurs peu scrupuleux, décrit un milieu cycliste victime ou complice, relate le rôle de la presse et dénonce, enfin, le jeu cupide des médecins et des préparateurs faiseurs de produits dopants " légaux " et illégaux.
Les Habsbourg, originaires de l'actuel canton suisse d'Argovie et maison régnante en Espagne durant presque deux siècles (1517-1700), attribuèrent toujours beaucoup d'importance aux mariages des femmes de leur famille, les "Autrichiennes", comme moyen d'extension et de consolidation de leurs territoires. Ces reines ou princesses espagnoles et françaises, surent accomplir leur obligation en l'honneur d'une haute mission dynastique. Dans la majorité des cas, le prix à payer fut celui de leur bonheur personnel...Catharina de Habsbourg retrace la vie de dix de ces femmes, depuis l'exceptionnel point de vue que lui concède le fait de partager les mêmes origines familiales de: Marguerite, épouse de l'insatisfait Don Juan, à Marie-Anne, défenderesse forcenée des prérogatives de son fils Charles II; de Catherine, enfermée toute son enfance à côté de sa mère Jeanne La Folle et devenue reine du Portugal, à Isabelle Claire Eugénie et Catherine Michelle, l'une souveraine des Pays-Bas et l'autre duchesse de Savoie; à Jeanne, régente d'Espagne et fondatrice de monastères, à la reine de Castille, Anne, épouse aimée et mère sacrifiée. D'Anne Mauricie, épouse de Louis XIII, reine de France, régente courageuse et mère du grand Louis XIV, à Marie-Antoinette, reine de France, à l'enfance brisée et au destin cruel. Et enfin à Marie-Christine, épouse malheureuse d'Alphonse XII.Catharina de Habsbourg nous amène ainsi à découvrir ces femmes dans toute leur dimension humaine - des femmes qui, malgré le fait d'être nées à une époque où leur mariage était une pièce du jeu d'échec joué par les hommes, firent preuve d'un courage spécifique aussi bien dans leurs convictions morales que dans leur conduite politique.
Parce qu'elle ne sait presque rien de son père, Matteo, un immigré italien arrivé en France dans les années 1930, la narratrice tente de réinventer son parcours, de son départ d'Italie, dont elle ignore les causes, à son arrivée en France, dont elle ignore les modalités exactes. Ce qu'elle sait en revanche, c'est que son père est mort dans les années 1970 et qu'il est demeuré toute sa vie ouvrier en banlieue parisienne, dans l'usine de sa soeur et de son beau frère. Pour s'aider dans cette investigation imaginaire, elle s'imprègne du destin des immigrés qu'elle rencontre de nos jours en Europe, à Calais, à Lampedusa ou aux îles Canaries. Ce texte chemine ainsi dans des temporalités différentes, entre passé (avant guerre, Seconde Guerre mondiale, années 1950) et présent, entre destins pluriels et destin singulier. Il dit l'exploitation, l'ingratitude et l'humiliation, mais aussi les trouées de soleil et de bonheur, le plaisir de la danse, les vacances en Bretagne... Ce faisant, l'auteur nous offre une belle méditation sur l'exil, l'identité, la mémoire et la transmission, sur le jeu social, le courage et la lâcheté, sur la conjugaison, enfin, de l'Histoire collective et de l'histoire singulière. Biographie de l'auteur Martine Storti a été professeur de philosophie puis journaliste à Libération. Elle est aujourd'hui Inspectrice générale de l'Education nationale. Elle a déjà publié Un chagrin politique (L'Harmattan, 1995), Cahiers du Kosovo (Textuel, 2001), 32 jours de mai (roman, Le bord de l'eau, 2006).