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Les noces rouges
Guillaume Gildard
L'HARMATTAN
35,50 €
Épuisé
EAN :9782747541770
1871. C'est l'année de la Commune, la dernière grande insurrection armée de Paris. La répression sera féroce : trente mille hommes, femmes et enfants massacrés en une semaine ; plus encore arrêtés et jetés dans des casemates, des pontons, des culs-de-basse-fosse, des caves humides, des enclos, des serres, n'importe où ; des transports en wagons à bestiaux ou de marchandises ; des procès iniques ou des parodies de procès ; puis encore l'enfermement ou, pour certains, la déportation ; tout au long, l'enfer et les cloaques, la peur et le désespoir. Edouard, Henri, Nicolas ont été emportés dans la tourmente. Rien ne les destinait à se rencontrer. Ils se sont pourtant retrouvés, un beau jour de mai 1873, dans les flancs d'un navire en partance pour la Nouvelle-Calédonie, la terre de leur exil. Ils étaient de la même trempe, s'éclairaient de la même lumière féconde et généreuse. Leur tragique destin les a révélés aux autres et à eux-mêmes.
Le département de Maine-et-Loire, comme beaucoup d'autres, a connu les tempêtes, les délires et les exactions révolutionnaires. Situés aux confins orientaux du territoire insurgé, Saumur et le Saumurois ont en outre été frappés de plein fouet par la guerre fratricide dite de Vendée, subissant d'abord une conquête humiliante en juin 1793, multipliant ensuite par vengeance les atrocités et les ignominies, le massacre de Bournan (26 décembre 1793) étant le point d'orgue. C'est en cette période cruelle que sont nés les passions et les rêves, les haines et les générosités des hommes et femmes auxquels le juge Pline et le commissaire Cuzet, trente ans plus tard, dans de nouvelles enquêtes difficiles et trépidantes, sont confrontés. "Et que de beaux semblants cachent des âmes basses ! " aurait pu dire Pierre Corneille. A propos de Gildard Guillaume : Gildard Guillaume est avocat honoraire, écrivain et administrateur de l'Institut Napoléon. Il est l'auteur de romans, essais et articles historiques concernant la période 1780-1880 et plus particulièrement la Révolution, le Consulat et le Premier Empire. Il est aussi l'auteur de La gourmette .
Résumé : D'octobre 1793 à janvier 1794, pendant la terrible guerre fratricide de Vendée, Jean Baptiste Carrier, représentant en mission de la Convention nationale et délégué du Comité de Salut public,alors dominé par Robespierre, a mis la ville de Nantes en coupe réglée mais,surtout, avec l'aide d'une phalange d'assassins, a commis les exactions et les massacres de masse qui restent parmi les plus atroces de la Révolution française. Par milliers, des hommes,des femmes, des enfants, faits prisonniers par les armées républicaines, ont été victimes de mauvais traitements, enfermés dans des mouroirs et livrés au typhus et à la peste, entassés dans des gabares et noyés dans la Loire, fusillés devant des fosses, guillotinés à la chaîne, sans jugement ou à la faveur de simagrées judiciaires. Les noyades collectives de centaine de malheureux, de nuit, restent attachées à la réputation de ce personnage. La Gourmette, sensible roman sur l'amour filial et les êtres qui conservent leur humanité malgré les souffrances endurées, est directement inspiré de ces faits authentiques et, en dehors des inévitables éléments de fiction, a été tissé avec les fils de la réalité historique, aussi horrible soit elle. La sanglante terreur mise en oeuvre parle proconsul Carrier, si elle est désormais bien connue, est toujours un sujet d'étude et de débat chez les historiens, en relation avec le caractère génocidaire qui s'attacherait ou non à la guerre de Vendée. A sa façon, l'auteur, en considérant l'époque et les faits de plusieurs points de vue et en se situant à des moments différents de notre Histoire, contribue de manière argumentée et précise à ce travail d'analyse, tout en bâtissant un roman captivant.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.