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Financiers, philanthropes. Sociologie de Wall Street, 2e édition revue et augmentée
Guilhot Nicolas
RAISONS D AGIR
10,00 €
Épuisé
EAN :9782912107282
Wall Street est le symbole même de la finance des années 1980, du capitalisme triomphant, des empires bâtis sur des opérations de bourse de grande ampleur, par des personnages à la réputation sulfureuse (George Soros, Ted Turner, Michael Milken) qui se sont assurés, en un temps record, des fortunes personnelles immenses. Vingt ans plus tard, les mêmes se lancent dans de grands projets de fondations privées qui auraient pour seul objet de faire le bonheur de l'humanité. Ces financiers devenus philanthropes évoquent l'épopée des "barons voleurs', les Carnegie et Rockefeller qui, partis de peu, avaient fondé les plus grandes entreprises du capitalisme du début de XXe siècle aux États-Unis, en recourant eux aussi aux marchés financiers. Et qui, sur le tard, avaient également cru bon de léguer à la postérité de grandes fondations, des universités ou des hôpitaux. A partir de cette analogie historique, Nicolas Guilhot montre que ce mouvement du capitalisme vers la bienfaisance universelle exprime une dimension essentielle de la reproduction du capital qui, pour se perpétuer, doit trouver les formes de sa propre légitimation."
Les syndromes myéloprolifératifs ont en commun l'existence d'une anomalie acquise de la cellule souche hématopoïétique qui se caractérise par l'expansion clonale d'une ou plusieurs lignées myéloïdes. L'ouvrage analyse cette prolifération dans les quatre principaux syndromes concernés : maladie de Vaquez, thrombocytémie essentielle, leucémie myéloïde chronique, et myélofibrose primitive. Sont ensuite abordés les aspects diagnostiques et thérapeutiques de ces pathologies, et particulièrement les avantages et inconvénients des différents traitements disponibles, ainsi que les critères de choix et la mise en oeuvre de ces traitements qui ont fortement évolué ces dernières années. La dernière partie de l'ouvrage présente d'autres pathologies myéloïdes, dont la leucémie myéloïde chronique atypique qui regroupe des caractéristiques des syndromes myélodysplasiques et des syndromes myéloprolifératifs.
Résumé : "Ceci n'est pas un manifeste", écrivent Michael Hardt et Toni Negri en ouverture de cet essai qui prolonge leurs travaux antérieurs sur la domination impériale, les révoltes des multitudes et les luttes pour le bien commun. Récusant la posture prophétique trop souvent associée aux aspirations révolutionnaires, ils analysent la signification des mouvements sociaux contemporains qui, de Occupy Wall Street aux "printemps arabes", entendent faire advenir du changement politique en promulguant des principes d'action en rupture avec les modes traditionnels de conquête du pouvoir : une déclaration qui peut servir de socle à la constitution d'une société nouvelle.
Scott James C. ; Guilhot Nicolas ; Joly Frédéric ;
Zomia, ou l?art de ne pas être gouvernéJames C. Scott propose ici une étonnante contre-histoire de la modernité. Depuis deux mille ans, les communautés d?une vaste région montagneuse d?Asie du Sud-Est refusent obstinément leur intégration à l?État. Zomia : c?est le nom de cette zone d?insoumission qui n?apparaît sur aucune carte, où environ 100 millions de personnes se sont réfugiées pour échapper au contrôle des gouvernements des plaines.Traités comme des « barbares », ces peuples nomades ont mis en place des stratégies de résistance parfois surprenantes pour échapper à l?État, synonyme de travail forcé, d?impôt, de conscription.Zomia nous rappelle que la « civilisation » peut être synonyme d?oppression et que le sens de l?histoire n?est pas aussi univoque qu?on le croit.James C. ScottProfesseur de sciences politiques et d?anthropologie à l?université de Yale, spécialiste de l?Asie du Sud-Est, il est notamment l?auteur de La Domination et les arts de la résistance (Amsterdam, 2009), Petit éloge de l?anarchisme (Lux, 2013) et Homo Domesticus. Une histoire profonde des premiers États (La Découverte, 2019).Traduit de l?anglais par Nicolas Guilhot, Frédéric Joly et Olivier Ruchet
La démocratie à l'échelle globale est en train de devenir, pour la première fois, une possibilité réelle, que nous appelons le projet de la multitude. Le projet de la multitude n'exprime pas seulement le désir d'un monde d'égalité et de liberté, il ne revendique pas seulement une société démocratique globale, ouverte et inclusive: il se donne les moyens de réaliser ce désir." La possibilité de la démocratie est aujourd'hui assombrie et menacée par un état de guerre permanent et généralisé: la mondialisation offre le visage de l'"Empire" qui étend à l'échelle planétaire son réseau de hiérarchies et de divisions. Mais elle présente un autre visage: celui de la multitude, une multiplicité de mouvements et de sujets engagés dans un processus d'émancipation et de collaboration. Multitude est un ouvrage de philosophie politique. Son but principal, à la suite d'Empire, est d'élaborer les fondements théoriques sur lesquels un nouveau projet de démocratie peut se construire. Biographie: Michael Hardt est professeur associé de littérature à l'université de Duke aux Etats-Unis. Antonio Negri, philosophe italien reconnu pour ses travaux sur Marx et Spinoza, est l'auteur de L'Anomalie sauvage: puissance et pouvoir chez Spinoza (PUF, 1982) et Le Pouvoir constituant: essai sur les alternatives de la modernité (PUF, 1997).Ils ont précédemment cosigné Empire (paru en 10 / 18).
Impossible aujourd'hui de soutenir la thèse de la disparition des entreprises familiales dans le capitalisme contemporain: implantées sur tous les continents, les entreprises familiales représentent plus des trois quarts des entreprises enregistrées dans le monde et contribuent aux deux tiers de la production totale chaque année. Dans le secteur agricole en France, elles sont massivement prédominantes. C'est alors tout à la fois un métier, un statut de chef d'entreprise indépendante, un patrimoine, un lieu de travail et de résidence qui sont transmis de génération en génération. L'école républicaine promeut le mérite individuel. La société salariale fait du travail un accomplissement personnel. Et, désormais, la famille serait davantage centrée sur les relations affectives plut, que sur la transmission de patrimoine! Dans ces conditions, comment comprendre que des jeunes gens reprennent une entreprise familiale? Est-ce une charge ou une chance? À contre-courant des analyses qui n'en finissent pas d'annoncer la fin des paysans, ce livre propose une enquête de terrain sur les transformations des entreprises viticoles de la région de Cognac, au début des années 2000. Céline Bessière, enseignante-chercheuse à l'Université Paris-Dauphine, a enquêté pendant huit années auprès de jeunes viticulteurs et viticultrices, mais aussi de leurs parents, leurs grands-parents, leurs compagnes (ou compagnons), leurs frères et soeurs. En poussant la porte des exploitations, on mesure l'imbrication des rapports économiques et familiaux ainsi que les tensions entre les aspirations personnelles des individus, leurs appuis et leurs devoirs familiaux. Contribution à une sociologie économique de la famille et de la reproduction sociale, ce livre montre comment, dans les exploitations de Cognac et bien au-delà, se fabriquent des entrepreneurs qui sont aussi des héritiers.
Résumé : Certains métiers sont attractifs, moins pour le confort matériel qu'ils garantissent qu'en raison de l'image valorisée et valorisante qui leur est associée, ou de l'épanouissement dont ils portent la promesse. Ils reposent sur un fort engagement personnel, qui peut être subjectivement vécu sur le mode de la passion et du désintéressement. L'orientation professionnelle vers le secteur culturel participe de cette logique vocationnelle. Quelles sont les modalités de cet appel? Qu'est-ce qui prédispose à y répondre ? Quels sens ces orientations revêtent - elles ? Pour répondre à ces questions, Vincent Dubois a enquêté sur les étudiants qui se destinent à l'administration culturelle. En révélant qui et ce qui s'y investit, ce livre apporte un éclairage inédit sur ces métiers. Ces positions intermédiaires où se croisent héritages familiaux et investissements scolaires, espoirs d'ascension sociale et lutte contre le déclassement, offrent plus largement un point de vue privilégié pour l'analyse des modes de reproduction dans la France contemporaine.
Sayad Abdelmalek ; Tassadit Yacine ; Fassin Eric ;
Résumé : Edition présentée par Salima Amari et Eric Fassin Accompagnée d'un entretien avec Tassadit Yacine. Cet ouvrage donne à lire deux entretiens inédits d'Abdelmalek Sayad (1933-1998). Le sociologue algérien les a menés en France au tournant des années 1970-1980, avec deux Algériennes de générations successives. Ils font entendre la voix de femmes exceptionnelles, tant par leur force et leur lucidité que du fait de leurs parcours atypiques. Elles analysent elles-mêmes la condition qui leur est imposée, et contre laquelle elles s'insurgent. Confrontées à la domination masculine, ainsi qu'à la domination coloniale et postcoloniale, elles ne se laissent ni l'une ni l'autre assigner une place. Elles sont, de multiples façons, en rupture de ban. Ces entretiens mettent en lumière une dimension passée inaperçue de l'oeuvre de Sayad, sociologue de l'émigration/immigration : on prend conscience qu'il développait en même temps une sociologie du genre - sans le concept, bien sûr, mais c'est bien de cela qu'il s'agit. En effet, Sayad ne se contente pas d'ajouter des femmes au portrait de groupe de l'émigration ; en dialogue avec elles, il explicite des mécanismes touchant les définitions de la masculinité et de la féminité, qui contribuent à la redéfinition des identités et des rapports sociaux en migration. Ce livre constitue donc une invitation à relire d'autres textes du sociologue et d'y retrouver l'importance de l'expérience de genre dans l'analyse de la migration.
Que veut dire être gayfriendly ? Avoir des amis gais ? Soutenir. le "mariage pour tous" ? Envisager sans effroi que sa fille devienne lesbienne ? Sortir dans des bars gais et même renouveler ses propres pratiques sexuelles ? Il n'y a pas de "bonne" gayfriendliness, mais des attitudes différentes, en France et aux Etats-Unis, variables selon les âges, le sexe et les parcours de vie. L'acceptation de l'homosexualité, qui progresse indéniablement, n'est pas non plus réservée aux plus riches : ces derniers l'ont plutôt intégrée au sein d'une morale de classe qui leur permet de se distinguer des pauvres, des habitants des banlieues ou encore des populations racisées. Interviewer des hétérosexuels de milieu aisé montre que, dans des espaces de tolérance et de mixité comme le Marais à Paris et Park Slope à Brooklyn, le contrôle n'a pas disparu : la sympathie s'exprime avant tout en direction de gays et de lesbiennes de même statut socioéconomique, qui manifestent leur envie de couple et de famille, et mettent en sourdine tout autre revendication. La gayfriendliness a donc fait reculer la violence et les discriminations ; elle accompagne aussi l'invention, par les femmes surtout, de modes de vie moins conventionnels. Pourtant, si elle a mis fin à certains préjugés, elle ne s'est pas encore complètement affranchie de ce qui reste un élément structurant de nos sociétés : la domination hétérosexuelle.