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Le Territoire du lac
Guiguet Marc
PUBLIBOOK
22,45 €
Épuisé
EAN :9782748343984
Arrivé, là, sur les rives du lac, il a tout oublié de lui, de sa vie davant, des raisons de sa présence en ces lieux. Dans les eaux changeantes et miroitantes, il les voit pourtant : les vivants, hommes et femmes qui saffairent, celles et ceux qui séchinent, suent, avancent tant bien que mal, soumis aux mille vicissitudes du présent. Essence sans mémoire, pure amnésie, conscience-néant, il shabitue peu à peu, en compagnie dêtres comme Isia et Hélia qui hantent ces lieux, à cet espace indéfinissable, à ces limbes féeriques et utopiques, tentant de dompter la mort, daccepter de se détacher de ce passé gommé, de ce moi en faillite. Pourtant, comment faire le deuil de la vie quand on ne sait plus qui lon est, quand la nostalgie de loublié nous envahit ?
A l'heure où le futur se referme sur lui-même, le poète a décidé de s'ouvrir à toute la beauté du monde. Il accompagne Djihad, le jeune homme né sur les falaises de Tanger, dans ses errances sans but et sans avenir, avant de se perdre la nuit dans une médina où ont été libérées toutes les chimères ; il fait d'un poème de Mahmoud Darwish sa terre amoureuse avant de s'engouffrer dans les profondeurs de ce Sud de déserts et d'oasis, qui font l'homme plus homme, jusqu'à trouver enfin un territoire sur lequel construire sa demeure : la mémoire et l'amour. Il devient juif et Arabe pour demeurer au plus près de l'humanité et toujours rester au coeur des marges du monde ; il foule les sentiers de la forêt qui domine le Détroit, là même où se cache une foule d'errants clandestins qui achèveront leur voyage en pavois de bancs de coraux. Le poète n'a plus qu'à se fondre dans son propre texte, jusqu'à ne devenir qu'une parole, une langue, un mythe rapporté parmi les légendes, s'en allant creuser sa propre tombe au faîte de la falaise de Djihad, après un épique et vain corps-à-corps avec un ange désirable, et avoir sillonné, encore et toujours, les rivages au bord du Détroit, à la recherche d'un sens inutile et providentiel à tout ça...
Quand nous pensions trouver dans le désert une forme de sérénité, un détachement du monde matériel, quand nous croyions y déceler une liberté toute d'immatérialité, nous n'y avons levé que nos propres vides. Pour qui n'y est pas né et qui n'en vit pas, le désert est une réalité en creux où consigner nos seuls fantasmes, des plus élevés jusqu'aux plus éculés. L'auteur a effectué quelques séjours à Tata, au seuil du Sahara, pour aller questionner ce que sont l'oasis et son désert. Il y a trouvé un petit paradis, un temps qui échappe encore à son époque, des hommes dont le sourire est tracé par la conscience d'être là, et toute une volière d'oiseaux. Il a aussi percé une vaste inquiétude, un sentiment de mort hantant les ruines d'un monde méprisé par la modernité et anéanti par une ère qui ne se repaît que d'instantanéité, quand le désert est nourri d'éternité et d'atemporalité. Le grand large est le récit de cette découverte, accompagnée par toutes les considérations sur ce que signifie faire humanité et sur le sens que peut avoir l'écriture face à tout cela.
Dans cette preste synthèse, l'auteur propose une exploration au c?ur des sociétés urbaines, de la Renaissance à la fin de l'Ancien Régime. Il relève l'énorme défi d'embrasser trois siècles d'histoire en ne négligeant aucun des caractères originaux de la vie en ville, en conciliant le thématique et le chronologique, en se dégageant les continuités comme les mutations, en ne perdant jamais de vue les hommes te les femmes qui ont vécu, travaillé, aimé, souffert, prié et se sont réjoui entre le temps de la Renaissance et celui si différent de Louis XVI. Les élites occupent certes souvent le devant de la scène, mais P. Guignet n'oublie jamais le peuple moyen et le monde si composite et attachant des humbles, puisque dans toute histoire sociale digne de ce nom, le ch?ur doit tenir autant de place que les solistes. L'auteur campe les structures sociales et démographiques, comme il s'attache à scruter les cultures politiques, la vie familière, les métamorphoses des modes de vie, les formes si diverses de cultures urbaines. Lieux privilégiés du changement social, les villes sont aussi des lieux intenses de sacralisés, des creusets de ferveurs, comme de durs affrontements confessionnels.
L'écriture est-elle réservée aux écrivains? Est-ce un domaine mystérieux, chasse gardée de quelques privilégiés, auquel le commun des mortels n'a pas accès? Ce manuel prend le parti du contraire. L'écriture concerne tout le monde: non seulement - bien sûr - les élèves, les professeurs de français des lycées et collèges, les étudiants et professeurs des universités, mais aussi tous ceux qui aiment lire et ceux qui, dans une circonstance exceptionnelle ou ordinaire de leur vie, ont envie de prendre la plume et ne savent pas comment faire, ceux qui ont quelque chose à dire ou, tout simplement, le désir de dire... Résultat d'un travail d'équipe expérimenté avec des publics très divers, ce livre propose, sur sept chapitres, une progression raisonnée d'exercices, allant du plus simple (soutenu par des consignes précises et détaillées) au plus complexe (c'est-à-dire celui où le lecteur, ayant acquis la maîtrise d'un certain nombre de mécanismes scripturaux, pourra se lancer dans une véritable production de texte). Ces exercices, qui illustrent des présupposés théoriques donnés sous forme concise et prolongés par des indications de lectures, peuvent être réalisés seul ou en groupe, dans des classes, des groupes d'étudiants, ou dans des sessions de formation auprès de publics différents. Biographie de l'auteur Les auteurs enseignent à l'université de Provence, animent des ateliers d'écriture et participent à de nombreux colloques et rencontres sur la question. Elles ont créé, en 1994, une formation d'animateurs en ateliers d'écriture en collaboration avec la Cité du Livre d'Aix-en-Provence. Anne Roche a obtenu, en 1998, pour son roman Amadeus ex machina, le second prix Patricia Highsmith. Elle a également publié Celles qui n'ont pas écrit. Récits de femmes dans la région marseillaise (1914-1945) chez Edisad (Aix-en-Provence).
La guerre, dans toute son horreur, frappe à nouveau. Des missiles menacent de détruire des vies, rappelant les sombres épisodes de l'histoire, à l'image de la terreur semée par Adolf Hitler en Europe. Aujourd'hui, c'est Vladimir Poutine qui, dans un contexte différent, a déclenché l'invasion de l'Ukraine le 24 février 2022. Ce livre explore les origines profondes de ces conflits, opposant le totalitarisme de Poutine à la résistance démocratique de Volodymyr Zelensky. Un récit percutant sur les enjeux de pouvoir et de liberté, à l'heure où le monde se trouve une fois de plus au bord du précipice.
Résumé : "Nous sommes tous différents. Moi, je bégaie depuis l'âge de 4 ans. Depuis que je suis tout petit ce handicap me suit partout et les autres ne manquent pas de me le rappeler. Imitations, moqueries, insultes, depuis le début de ma scolarité, mon quotidien c'était cela. Tout ceci m'affectait profondément mais une certaine habitude s'installa. En effet, je m'attendais à ces insultes chaque matin en allant à l'école. Mais mon année de 6e au collège Georges Brassens ne s'est pas déroulée comme je le pressentais ; outre les remarques vexantes j'allais avoir droit à un traitement de choc." Un témoignage poignant de sincérité et de fragilité, mais également impressionnant de courage. Le jeune auteur dévoile avec pudeur son expérience douloureuse du collège, en raison d'un bégaiement tenace, les brimades, les moqueries, les coups, sans jamais se départir d'une dignité que l'on sent latente. Une belle leçon de vie pour tous ceux qui souffrent d'un quelconque handicap, mais également pour ceux qui jouissent d'une nature sans défaut.
A l'été 1960, j'étais le nageur le plus rapide du monde. L'année précédente, j'avais remporté sept titres nationaux et internationaux dans les épreuves du 100 mètres, du 110 yards et du 200 mètres/220-yards nage libre et, au cours des six mois précédents, j'avais établi onze records nationaux individuels. Aucun nageur n'était considéré comme ayant plus de chances de se qualifier dans l'équipe américaine qui allait concourir aux Jeux olympiques de Rome en août 1960, et il était de notoriété publique que j'étais presque sûr d'être médaillé d'or au 100 mètres nage libre. Mais le destin me réservait une très déplaisante surprise...