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Dire les inégalités. Représentations, figures, savoirs
Guidée Raphaëlle ; Savidan Patrick
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753552579
Depuis les années 1980, un pan important de la recherche contemporaine et une part non moins significative des discours relayés ou construits par la littérature, l'art et les médias ont appréhendé l'injustice sociale à travers le prisme de la misère et de l'exclusion. Sans contester la pertinence de cette perspective, cet ouvrage s'efforce d'en élargir le spectre : plutôt que la seule catégorie de l'exclusion, c'est la notion d'inégalité qui permet ici d'interroger les manières de figurer le caractère juste ou injuste de l'ordre social pris dans son ensemble. Plutôt que la figuration de l'opprimé en tant qu'exclu du champ social, ce sont les représentations de l'écart, de la cohabitation, des misères de position, qui se trouvent au centre de la réflexion. L'ambition est ici de saisir et de questionner, dans l'écriture et la forme elles-mêmes, telle que celles-ci se déploient en philosophie, en littérature, en art et dans le champ des sciences humaines, la diction de l'inégalité et le répertoire des perceptions, émotions, sentiments, représentations, arguments et idéaux à travers lesquels elle se constitue comme injustice et comme violence.
Coquio Catherine ; Engélibert Jean-Paul ; Guidée R
Depuis deux cents ans, la littérature, la philosophie et le cinéma s'intéressent toujours davantage à l'apocalypse et aux catastrophes. Est-ce céder à un certain nihilisme ou au contraire chercher une ouverture politique quand l'horizon semble fermé ? Explorant la force et les limites de cet imaginaire politique ambivalent, les contributions rassemblées dans ce volume tentent d'expliquer pourquoi le scénario apocalyptique fait retour dans une civilisation qui n'est plus soudée ni par la croyance religieuse ni par l'espoir révolutionnaire. Qu'est-ce qui distingue l'apocalyptisme contemporain de l'apocalyptisme biblique et de ses avatars ? Comment distinguer un apocalyptisme laïc, qui affronte avec lucidité la perspective d'une destruction par l'homme des conditions nécessaires à la poursuite de son existence et les lubies des marchands d'apocalypse, qui mobilisent et galvaudent à leur profit le scénario religieux ? Enfin, comment restaurer une perspective politique dans ce climat de destruction générale ? En réunissant des contributions d'historiens, de philosophes, de spécialistes de littérature, d'études théâtrales et de cinéma, ce volume de La Licorne entreprend d'approcher de façon critique un art de désespérer avec espoir caractéristique de l'époque contemporaine. Les Auteur. e. s : Roberta Acnese - Jumana Al-Yasiri - Daria Bardellotto - Christine Baron - Céline Barral - Lambert Barthélémy - Philippe Brand - Catherine Coquio - Christophe David - Susannah ELUS - Frédérik Detue - Jean-Paul - Engélibert - Raphaëlle Guidée - Pierre Jailloux - François Hartoc - Aidy Laib - Massimo Olivero - Julie Schutz - David Tuaillon
Que signifie l'acronyme Daech ? Qu'est-ce que le Califat ? Qu'est-ce qu'un Etat islamique ? Quelle est l'origine de cette organisation ? Qui est Al-Baghdadi ? Quels sont les groupes qui lui ont fait allégeance ? Comment l'El finance-t-il ses activités ? Qui le soutient ? Qui sont les califettes ? Quelle est la relation de l'El avec l'Arabie saoudite ? Pourquoi l'El séduit-il les jeunes Français ? Après une année noire marquée par une double série d'attentats à Paris, en janvier et en novembre 2015, il était nécessaire de demander à l'un des meilleurs spécialistes français du monde musulman et du terrorisme de répondre aux nombreuses questions qui se posent au sujet de l'organisation "Etat islamique" (El), également connue sous l'acronyme "Daech". Tous les aspects sont abordés dans ce livre en 100 questions : de l'histoire à la religion en passant par les modes de recrutement, le financement, la géopolitique et la sécurité. Mathieu Guidère expose dans un style précis et didactique les tenants et les aboutissants de la nouvelle donne mondiale, à partir de son expérience du terrain et de sa connaissance approfondie des mouvements islamistes contemporains.
Vous êtes un homme et vous souhaitez depuis longtemps découvrir les joies de la liberté et de l'érotisme régnant dans le milieu libertin. Mais vous vous posez beaucoup de questions face à un milieu qui vous parait fermé et complexe. Clubs, saunas, soirées privées... Quelles sont les différences et par où commencer ? Duo, trio, bisexualité, partouze... Où aller selon vos envies et comment les réaliser ? Les sites de rencontres... Quels sont les trucs pour maximiser ses chances ? Et une fois sur place... Comment approcher et séduire un couple ? Vous tenir dans un gang-bang ? Aborder un autre homme bi ? Eviter de passer pour un mort de faim ou de faire tapisserie ? Que vous soyez curieux ou débutant, ce guide répondra à vos interrogations. Vous y trouverez les méthodes et les codes propres à chaque forme de libertinage, ainsi que des conseils sur le comportement à adopter face à vos partenaires, pour la satisfaction de tous !
Le sentiment domine aujourd'hui que l'utopie serait derrière nous : les contre-utopies occupent notre imagination, comme pour refléter la fin des espérances politiques et l'absence d'horizon de notre siècle désenchanté. Après la chaîne de catastrophes du XXe siècle, qui aurait démontré que l'utopie n'a rien à faire avec la réalité historique, l'utopie n'aurait plus d'intérêt, désormais, que pour l'histoire littéraire : on pourrait en dresser le bilan comme d'une forme du passé sans songer à en poursuivre la tradition, de toute façon épuisée, ni la renouveler. Mais la vogue actuelle de la contre-utopie est-elle vraiment le symptôme d'une société malade qui ne saurait plus éprouver d'enthousiasme ? Les contre-utopies n'ont-elles pas quelque chose à nous apprendre sur l'utopie elle-même, et sur l'ambiguïté fondamentale du genre depuis ses origines ? Enfin n'observe-t-on pas aujourd'hui, en réplique au catastrophisme présent, un renouveau de l'imaginaire utopique dans la littérature et les arts, dont les formes et les enjeux restent à comprendre ? A rebours des discours critiques ou mélancoliques, ce numéro de La Licorne examine cinq siècles d'histoire d'un genre bien plus divers et ambigu qu'on ne le croit souvent. Montrant les zones d'ombre des utopies classiques et la résistance de l'élan utopique au coeur des textes contemporains les plus sombres, les articles rassemblés ici invitent à redécouvrir un imaginaire critique dont on ne saurait concevoir, même et surtout en ces temps de catastrophe, l'épuisement.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.