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Mémoire morte
Guichet Patrick
EX AEQUO
13,00 €
Épuisé
EAN :9791038800946
Et si, un soir d'automne, dans un quartier que je connais bien, je l'avais rencontré ce Dupré ? ". Il est bien rare qu'un enquêteur en vienne à se soupçonner lui-même. C'est pourtant ce qui arrive au capitaine Bastani, un ancien de la PJ parisienne. Victime d'une amnésie partielle consécutive à un accident, il a été muté aux archives. Un nom aperçu sur un dossier déclenche en lui un douloureux processus de remémoration, dominé par des flashes et des idées obsédantes. Serait-il impliqué dans la liquidation de ce Dupré avec qui il avait une sorte de compte à régler ? Aurait-il ensuite inconsciemment gommé de sa mémoire le geste fatal ? Sa raison s'y refuse mais les indices à charge s'accumulent et le doute s'installe. Dès lors, l'enjeu est double pour Bastani : il lui faut découvrir la vérité mais aussi recouvrer la mémoire. Il enquête donc officieusement, tout en se livrant à une véritable introspection qui le mène de surprise en surprise. Quand on découvre enfin le pot-aux-roses, on comprend la détresse qui l'avait envahi : qui aurait pu imaginer une telle machination ?
La collection Philo-œuvres n'a d'autre but que d'aider à la lecture des grandes œuvres philosophiques. Cette lecture ne suppose pas seulement une vue synoptique : elle exige que l'on se mesure au texte, dans sa littéralité même. C'est la raison pour laquelle chaque volume de la collection Philo-œuvres comprend trois parties : une présentation de l'œuvre dans sa dimension proprement systématique, des textes commentés, un vocabulaire enfin qui s'applique à clarifier les termes de chaque œuvre. Cette collection s'adresse à tous ceux qui ont le souci de lire les philosophes. Le Traite des animaux (1755) consacre la montée en puissance de l'animal dans le champ de la pensée européenne au XVIIIe siècle. Le lire, c'est entrer dans une aventure philosophique certes liée à des circonstances polémiques, mais ouvrant la porte aux bêtes en les rapprochant de façon étonnante de l'homme. Loin d'un simple doute ou provocation visant la vanité humaine dans la tradition sceptique, la nouveauté du geste est d'interroger par ce biais la manière dont l'homme moderne se pense lui-même, dans son origine, sa destination et son sens. L'animal acquiert ainsi un rôle dans l'anthropologie que confirmeront les développements les plus récents en philosophie, éthologie, sciences cognitives, renouant, après les réticences des XIXe et XXIe siècles. avec les audaces des Lumières. Condillac apporte ici une contribution majeure au devenir de l'animal dans la pensée comme forme contemporaine de la question que l'homme représente pour lui-même. Et c'est à ce prix seulement de risquer de se perdre que ce dernier peut espérer véritablement se trouver.
Guichet Jean-Luc ; Bouchet Thomas ; Hardouin-Fugie
Jean-Luc Guichet est directeur de programme au Collège international de philosophie (Paris), membre de l'UMR-CNRS 5605 Georges Chevrier (Université de Bourgogne, Dijon), du groupe d'études du matérialisme rationnel (Paris) et du Comité régional d'éthique expérimentation animale (Paris 1- Ile-de-France). Ses recherches portent essentiellement sur le XVIIIe siècle et le lien homme-animal de l'âge classique à nos jours. Il a publié La liberté, Paris, Quintette, 1988; Le pouvoir, Paris, Quintette, 1995; un commentaire du traité des animaux de Condillac, Paris, Ellipses, 2004; Rousseau, l'animal et l'homme, Paris, éditions du cerf, 2006.
Interroger l'une par l'autre douleur animale et douleur humaine brouille les distinctions ordinaires, animal et homme trouvant en cette épreuve partagée la marque sans doute la plus probante d'une proximité fondamentale. L'expérience montre par ailleurs qu'il est fort difficile pour l'homme livré à lui-même de comprendre un état dont, à nos dépens, nous éprouvons si souvent à la fois la puissance et l'opacité. Certes, l'animal, faute de langage comparable au nôtre, ne peut nous déclarer et nous expliciter sa douleur - différence qu'il ne faut pas sous-estimer -, mais son comportement est cependant loin d'être silencieux à cet égard et nous en donne un témoignage précisément peut-être plus direct que celui, si contourné, des mots. Dans cet ouvrage, des chercheurs de disciplines très diverses - biologistes, praticiens hospitaliers, éthologistes, vétérinaires, historiens, philosophes - s'appliquent, sur la base des données scientifiques, à faire le point sur la question de la douleur et des états associés chez l'animal et l'homme. Ressaisir cette question proprement vitale dans une perspective qui dépasse l'horizon strictement humain opère ainsi un rapprochement dont l'homme a tout à gagner, comme si le détour par l'animal lui permettait de diminuer la distance avec sa propre douleur en l'objectivant. En retour, pour le scientifique, l'éleveur, le citoyen, pour tout homme simplement, la reconnaissance de la douleur animale contribue à clarifier les bases éthiques d'un débat de plus en plus actuel et pressant qui ne peut être indéfiniment différé.
Manbat la grenouille s'ennuie sur son étang et rêve d'aventure. Un jour elle part, son baluchon sur l'épaule, sans se douter un instant de ce qui l'attend ! Et si, finalement, la véritable aventure était de rester soi-même ?
La nouvelle est une discipline à elle-seule. Ce n'est pas, comme certains le pensent, un récit qui n'a pas assez de pages pour s'appeler roman. Il s'agit, en quelques lignes, de planter un décor et mettre en présence des personnages pour vivre une brève histoire qui va les amener là où ils ne s'y attendent pas. Ce recueil nous propose une quinzaine de ces rencontres fugaces, dans des styles et des genres différents, du policier au fantastique en passant par la simple tranche de vie.