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Agnès Comar
Guibourgé Stéphane
REGARD
65,90 €
Épuisé
EAN :9782841052561
Quand nous avons ouvert notre galerie à Saint-Germain-des-Prés en 1970, tout le monde parlait déjà d'Agnès Comar. Elle était jeune, blonde, avait l'allure d'une enfant. Une enfant très déterminée à mener son projet : ouvrir une boutique rue de Seine, remplie de coussins de toutes tailles, couleurs et forme, pleins de fantaisie, de gaîté, tout à son image, à ce qu'elle laissait voir d'elle... Elle assied la bourgeoisie, à peine remise de 1968, hors de ses bergères, marquises et autres fauteuils clubs [...] Avec les années, son style s'affirmait, de plus en plus raffiné, élégant et, en même temps, singulier. Car s'il y avait des femmes architectes et décoratrices, Agnès Comar se distingue depuis toujours par une alliance indéfectible avec le textile, les matières simples ou luxueuses, sobres cotons ou somptueux plissés Fortuny (qu'elle fut la première à introduire dans l'univers de la décoration), broderies, dentelles. Son domaine privilégié est la chambre : tapis profonds, rideaux précieux, draps soyeux, lumières tamisées. Confort et sensualité pour une pièce où l'on passe beaucoup de temps. Idem pour la salle de bains, aux serviettes monogrammées. Beaucoup de douceur et de rondeur, mais aussi des lits appuyés à des bibliothèques-colonnes qui structurent l'espace, en conformité à cet esprit de contraste d'éléments, sinon de contradiction. Pourquoi ? Parce que Agnès Comar aime "raconter des histoires"... Proche de grands artistes tel César, elle se renouvelle en permanence, s'adapte aux espaces, aux époques, réinterprète et invente surtout - suprême talent - de nouveaux modes de vie. Depuis les années 80, elle travaille pour de prestigieuses entreprises internationales comme Cartier, aménage boutiques, maisons, appartements, bateaux ou avions privés... Qu'il soit baroque ou strictement contemporain, on reconnaît toujours son style. Celui d'une femme moderne, résolument libre. Une femme de caractère, comme l'ont été avant elle Charlotte Perriand ou la décoratrice Madeleine Castaing... Editions du Regard Éditions du Regard S.A.R.L. 104 000 - 1 rue du Delta - 75009 Paris - Tél. 01 53 21 86 80 - Fax 01 53 21 86 90 Code APE 221A - RCS Paris B 312 032 261 - Siret 312 032 261 000 33 - TVA-FR41 312032261 e. mail : info@editions-du-regard.com - e. mail : mchristine@editions-du-regard.com www.editions-du-regard.com
L'hiver s'avance sur le Pays basque ; les doigts gourds, les lèvres gercées, la terre gelée par endroits, ses teintes sourdes quand se marient le mauve et le brun ; la boue au creux des ornières, dans ces chemins où, hier encore, sous mes pas, les feuilles mortes résonnaient comme une soie froissée". Tout semble si proche alors, le jour qui s'étiole, le visage de Marianne, la plainte du vent, les années qui s'échappent... et cette sorte d'allégresse, quand on comprend qu'à la mort d'une femme, aimée jadis, puis délaissée, c'est toute la jeunesse, tout ce que l'on a trahi, qui s'en va, et vous délivre presque. "J'irai demain disperser ses cendres au sommet du col de Lizarrieta. Il faut aller jusqu'au bout, drainer le passé sous la lampe, l'éclairer d'un jour sans faille, revoir Marianne, les blessures aussi, et mes fautes. Apprivoiser ses silences une dernière fois, et ce secret, qui l'aura rongée longtemps. Prendre la mesure du soir, dompter la mélancolie, et vivre enfin, peut-être. . ".
Résumé : "Toutes les pluies se mêlent aujourd'hui. La lourde pluie africaine qui s'abat, tiède et poisseuse, sur la région de Mufinda, gonfle encore le fleuve et rejette sur la berge les cadavres boursouflés, et les fines pluies d'Irlande qui griffaient le visage et brouillaient les paysages du Donnegal et de l'Ulster." "Je pense à Declan dont le sourire grave vibre encore sur mes photographies, à son combat perdu d'avance, à Belfast la nuit, je pense à Declan que j'ai tué, probablement." "Longtemps j'ai passé les frontières pour me donner l'illusion de l'action. Le voyage s'achève à présent, et je n'aurais fait qu'attendre." De Belfast à Fort-Cochin en passant par l'Afrique centrale, Bombay et la Sicile, Vincent est sur le chemin de l'exil. Photographe-reporter rongé par la culpabilité, il tente de fuir le monde. Marqué par les guerres qu'il a couvertes, il caresse parfois l'idée d'une société autoritaire. Mais plutôt qu'à la fascination de l'ordre, il s'abandonne peu à peu à l'absence, au néant.
Je voudrais leur dire qu'être chanteur c'est accepter de vivre avec le vide au c?ur, un manque, un sentiment d'abandon que rien, pas même le succès, surtout pas le succès, ne peut combler." Une rockstar et son crime. Alex frôle la gloire, il finira vendeur dans le garage de son père. Alex frôle l'amour, il tuera Nina. Trop pure, ou trop cruelle pour lui, elle ne jouera plus Tchekhov. Les témoins se succèdent à la barre. Pour retrouver Alex, le juger ou le perdre. Entendre Ses adieux à la vie, à ce père qui n'a pas su l'aimer. Deux autres longues nouvelles, Volley-ball et Trafics, explorent le même thème. À l'heure de perdre son père, Thomas comprend enfin qu'il l'avait mal jugé: ce qu'il avait pris pour de la lâcheté n'était que le courage dont il manque lui-même aujourd'hui. Abandonné à sa naissance, Simon part à la rencontre du frère qu'il n'a pas connu. Comment vivre lorsqu'on ne sait pas aimer?
Résumé : Art. Ce mot résume ce que la Mode peut imaginer de créatif, fastueux, insolite, déconcertant, frivole, sans qu'aucun de ces traits qui, d'ailleurs seraient incompatibles, ne se heurtent jamais, car ces idées d'alliances sont autant de solutions élégantes, c'est-à-dire évidentes. Un univers à découvrir avec émerveillement sous l'éclairage insolite de Valérie de Givry qui nous révèle la fusion ou plus précisément les emprunts, les hommages et les rencontres entre l'univers de la couture et le monde de l'art, qui, plus prosaïquement correspondent à l'air du temps. Rencontres fortuites ou voulues déclinées en famille, voire en thèmes qui se répondent en écho visuel. Elles appartiennent à l'univers des styles, à la simple interprétation du regard porté sur l'art par les couturiers ou au domaine infini du jeu de la séduction. En élargissant le champ des alliances entre Art et Mode, ce livre nous permet d'apprécier les complicités esthétiques, stylistiques ou conceptuelles entre couturiers et artistes tout au long du XXe siècle.
Résumé : Né en 1952 à Minerviu en Corse, Ange Leccia est un photographe, plasticien et cinéaste français. Ses ouvres sont exposées à travers le monde dans les plus musées les plus réputés (Guggenheim Museum de New-York, Centre George Pompidou à Paris, City Art Museum à Hiroshima, etc.). Après des études à la Sorbonne et des premières créations cinématographiques, la carrière de Leccia prend véritablement son essor dans les années 80. Tout en continuant ses recherches visuelles, il met au point ce qu'il nomme lui-même des " arrangements " - face à face d'objets industriels, réflexions sur l'image filmée ou photographique, relectures de l'art Duchampien du ready-made - qui témoignent du " point juste de la relation entre les objets " d'où peut naître l'ouvre d'art. A l'image de sa photographie, ses vidéos, poésies admirables de l'errance et de la solitude contemporaines, louvoyant admirablement entre représentation et abstraction, intériorité et extériorité, expriment la volonté de Leccia d'assimiler son art à un engagement politique et une dénonciation sociale. L'identité, l'imaginaire, l'ambiguïté et la violence sont les piliers sur lesquels se fonde son expression. Ancien pensionnaire de la villa Médicis et enseignant des écoles des Beaux-Arts de Grenoble et Cergy Pontoise, Ange Leccia dirige actuellement le laboratoire de création du Palais de Tokyo. Son travail fait l'objet cette année de trois expositions en France.
Monique Frydman, artiste française, est un peintre incontournable de l'abstraction. En 1966, comme de nombreux artistes engagés en Europe, Monique Frydman arrête la peinture, pratique considérée comme bourgeoise, pour se consacrer au militantisme. Elle rouvrira son atelier à Paris en 1977. A cette époque la peinture n'est regardée que si elle est déconstruite, telle celle qui est représentée par les artistes de Support-Surface. Or dans ce contexte, Monique Frydman fait un travail différent, voire à contre courant. Toutes ses créations dont on perçoit les échos avec d'autres artistes tels que Rothko ou encore Joan Mitchell, sont le fruit d'une pensée où s'entrecroisent les audaces et les hésitations, leur conférant une gravité et une exemplarité indéniables. " Dans une certaine mesure son travail est la résultante directe d'une quête étroitement personnelle et chez elle plus que pour quiconque, la peinture est l'instrument privilégié de ce questionnement intime. " Monique Frydman nous fait partager son éblouissement, sa capacité d'extase pour la couleur, sa dynamique propre. Ainsi révélé, l'espace mouvant, chatoyant du tableau se démultiplie, se complexifie, introduisant un silence qui le fige en un instant précieux qui lui confère son caractère unique, vulnérable. Mais avant tout Monique Frydman est l'artiste de la couleur, de sa visibilité, de son poudroiement. Ainsi de ces jaunes d'or s'opposant à l'acidité du vert, de la délicatesse des roses et la flamboyance des carmins, des nuances nacrées, des bleus, des mauves ou des noirs profonds aux nuances irisées, iridescentes, veloutées. lumières sombres, chargées d'une incandescence nocturne. En octobre 2013 Monique Frydman présente au Louvre dans le Salon Carré une ouvre monumentale, " Polyptyque Sassetta " en écho au polyptyque du peintre primitif siennois du XVème siècle, Sassetta. Cet événement donne lieu à un entretien de Dominique Thiébaut avec Monique Frydman.
Résumé : L'art peut-il se passer de formes jusqu'à devenir invisible ? L'art peut-il être ? et jusqu'à quel point ? ? imperceptible ? Cet ouvrage propose une série de réponses à ces questions qui hantent l'histoire de l'art depuis ses origines et sont particulièrement prégnantes au XXe siècle comme dans la production à plus récente. Le terme inframince inventé par Marcel Duchamp, jusqu'à présent très peu étudié par l'historiographie, cristallise ces interrogations et les opérations artistiques qui leur sont liées. Il sert ici de point d'ancrage à une analyse au cas par cas d'oeuvres particulièrement exemplaires du devenir imperceptible de la plasticité. Ce livre, qui puise dans de nombreux exemples modernes et contemporains la matière de ses analyses (Piero Manzoni, Robert Barry, Ian Wilson, Max Neuhaus, Jiri Kovanda, Roman Ondák...), est cependant tout sauf encyclopédique : il propose une étude des singularités formelles et des disruptions qu'elles produisent sans souci d'exhaustivité. Comment l'oeuvre peut-elle être là sans insister sur sa présence ? Comment la disparition peut-elle devenir l'autre nom de la manifestation ? Autant d'interrogations auxquelles ces pages donnent une résonance théorique et historique. De l'inframince donc ou comment construire des intensités par soustraction.