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S'émanciper par les armes ? Sur la violence politique des femmes
Guibet Lafaye Caroline ; Frénod Alexandra
INALCO PRESSES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782858313273
Dans le sillage de la contestation sociopolitique de la fin des années 1960, les démocraties occidentales connaissent une vague de violence révolutionnaire dont des hommes et des femmes s'emparent comme d'un outil politique. Les groupes armés d'extrême gauche se caractérisent par une implication et un engagement remarquables des femmes. Le climat des années 1970, les situations de résistance et les luttes de libération sont propices à la renégociation des rôles masculins et féminins. Les femmes sont également au coeur du projet de libération nationale de certaines organisations de la gauche turque et kurde, aujourd'hui encore, comme elles l'ont été en Amérique latine ou en Asie du Sud. Interroger la violence politique des femmes revient à porter l'accent sur un phénomène quasi exclusivement décliné au masculin. Pourtant, le genre constitue un outil heuristique pour saisir ce que la féminisation fait à la violence politique et à son inscription dans l'espace sociopolitique. En croisant les dimensions sociale, politique et sexuée, le recueil S'émanciper par les armes ? propose des lectures interdisciplinaires de la lutte armée au féminin et revisite les systèmes de valeurs dans lesquels la violence politique et la violence des femmes sont prises.
L'esthétique hégélienne est, dans la littérature critique philosophique, un domaine peu exploré, voire confiné aux marges de l'hégélianisme. Peu de travaux envisagent l'esthétique hégélienne pour elle-même. Il s'agit, dans ce recueil. après L'Esthétique de Hegel publié aux éditions L'Harmattan en 1997, de déterminer, sans parti pris, sa place et sa fonction dans le système hégélien, dans une mise en perspective de l'esthétique par rapport, notamment, à la religion, à la logique et à la philosophie de l'esprit.
La théorie des formes artistiques, exposée par Hegel dans l'Introduction des Cours d'esthétique, médiatise l'universalité de la spéculation sur l'Idée du beau et l'appréhension du système des beaux-arts en sa singularité. A travers ces trois formes d'articulation du spirituel et du sensible — le symbolique, le classique et le romantique — toute l'histoire de l'art peut être saisie. Elle se présente comme le déploiement artistique du concept dont la plasticité et la concrétude se trouvent, en retour, vérifiées. Ainsi dans ce texte introductif, s'annonce l'ensemble des Cours d'esthétique.
Depuis les années soixante, l'Occident a connu d'importantes vagues de protestations sociales, ouvrières ou raciales, symbolisées par Mai 68. Elles ont conduit parfois à la constitution de groupes qui ont embrassé la violence, voire la lutte armée, dans la décennie suivante. Ce dossier envisage cette radicalisation sous deux angles. D'abord, comment les auteurs de violences radicales légitiment-ils leurs pratiques grâce à leurs interprétations du juste et à leur sentiment d'injustice ? Trois études de cas, l'indigénisme en Bolivie, l'ETA en Espagne et l'anarchisme en Grèce, analysent leurs productions normatives et leurs discours de justification. Des commentaires de sources - presse, affiche, enregistrement audio, bande dessinée et vidéo - élargissent la perspective aux violences radicales en France, Italie et aux Etats-Unis. Ensuite, la présentation d'une vaste enquête sur les violences militantes commises en France depuis les années quatre-vingt, illustrée par l'exemple du néo-nazisme, donne des pistes sur les démarches innovantes mises en oeuvre pour saisir un phénomène qui, des mobilisations altermondialistes lors des G8 au carnage d'Utoya en Norvège, est toujours d'actualité.
Afin de comprendre ce qu'implique l'acte de traduire, il convient de déconstruire le processus dans tous ses états, car il s'avère essentiellement pluriel. Où traduit-on ? Les champs de l'édition, de la critique et de l'université se disputent une autorité qu'ils refusent aux traducteurs, priés de faire preuve de modestie et de rester transparents. Qui traduit quand on traduit ? Les acteurs de la traduction sont étrangement nombreux, qui interviennent non seulement sur le paratexte, mais dans le texte lui-même. Des conceptions obsolètes de la langue et de l'Ainsi Nommée Littérature imposent des choix qui concourent trop souvent à l'annexion de l'original. Que traduit-on quand on traduit ? Il est temps de dégager le traduire des déterminations linguistiques pour considérer l'objet à traduire dans tous ses états : texte, livre, marchandise. Une fois défini le "traduire" comme une opération fondamentalement littéraire, il convient de définir des méthodologies pour procéder à un transfert de socialité dans une opération unique. A chaque trace, indice et valeur doit correspondre dans le texte traduit une trace, un indice, une valeur. Y compris ce que révèlent les rythmes, la matérialité, l'histoire des Ainsi Nommées Littératures, trop souvent gommés.
L'Asie du Sud, qui dispose de deux des plus grands bassins hydrographiques de la planète, est l'héritière d'une longue histoire urbaine. De nombreuses villes saintes, considérées comme les demeures de forces divines, se sont développées sur des rives également propices à l'installation de capitales et à l'essor de centres de commerce. A travers l'analyse de sept couples villes/fleuves, des plaines du moyen Indus au Pakistan (Sehwan Sharif) à celle du Brahmapoutre en Assam (Guwahati), de la vallée du Gange et de la Yamuna (Bénarès et Delhi), à celle de la Vaigai en Inde du Sud (Maduraï) en passant par le bassin de la Narmada, en Inde centrale (Amarkantaka et Omkareshwar), l'ouvrage explore la multiplicité des visions et des émotions qui continuent de susciter des pratiques et des aménagements spécifiques sur les berges urbaines. Ce volume collectif propose une réflexion pluridisciplinaire sur cet héritage singulier, aujourd'hui menacé par l'explosion démographique et par la pollution, et sur les perceptions contemporaines contradictoires des dévots et des touristes, des populations locales et des décideurs nationaux, des habitants de bidonvilles et des citadins des classes moyennes.