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La professionnalisation. Pour une université "utile" ?
Agulhon Catherine ; Convert Bernard ; Gugenheim Fr
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782296967472
Longtemps circonscrite à certaines filières, la "professionnalisation" des enseignements universitaires se diffuse dans l'ensemble de l'Université. Toutes les disciplines, de la philosophie à la biologie moléculaire, doivent désormais définir les finalités de leurs enseignements en termes de compétences et de "débouchés" professionnels; toutes proposent à leurs étudiants des techniques de "définition de projet personnel" ou de recherche d'emploi; tous les étudiants de licence sont invités à faire des stages... Sur cette "professionnalisation", la communauté dis universitaires est partagée. Les uns n'ont pas attendu qu'on leur assigne cette mission pour l'accomplir, d'autres, plus récemment convertis, s'y engagent avec zèle, d'autres encore résistent, dénonçant une mise en péril des missions traditionnelles des universités et de l'identité professionnelle des universitaires. Nous nous proposons dans cet ouvrage de parcourir les différents aspects de cette "professionnalisation" sur la base d'études de terrain portant sur deux académies aux contextes contrastés : l'une, l'Académie de Lille, où l'environnement industriel ancien a marqué depuis longtemps les liens entre le monde socio-économique et l'Université, notamment dans les domaines scientifiques et techniques ; l'autre, l'Académie de Bretagne, où la "professionnalisation" de l'Université est plus récente. Nous verrons que si la "professionnalisation" n'est pas sans effets pervers, donnant souvent naissance à des formations trop étroitement adaptées à des besoins professionnels à court terme, elle peut, quand elle est bien menée, redonner à l'Université l'initiative dans la définition même des besoins professionnels, l'Université retrouvant ainsi certaines de ses missions traditionnelles : s'emparer sans cesse de domaines professionnels pour en faire l'objet d'une connaissance rationnelle, inventer constamment de nouveaux domaines de l'activité humaine.
Instituée par la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002, la Validation des acquis de l'expérience (VAE) est présentée par ses promoteurs comme un dispositif correcteur des inégalités de formation initiale et continue, comme le moyen de prendre en compte d'autres apprentissages que les seuls apprentissages scolaires, comme un outil de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences. Elle s'inscrit dans le cadre du nouveau droit à la formation tout au long de la vie et des projets de sécurité sociale professionnelle. Ainsi justifiée, la VAE fait l'objet d'un très large consensus, le gouvernement vise à augmenter rapidement le nombre de ses bénéficiaires et chacun en appelle au développement de cette voie alternative d'accès aux diplômes. Le droit à la VAE apparaît pourtant problématique, à la mesure même des ambiguïtés de la notion de reconnaissance. Les contributions réunies ici croisent les regards disciplinaires (sociologie, droit, philosophie, psychologie, gestion, histoire, sciences de l'éducation) sur ce qui est à la fois un dispositif juridique, une politique publique et une pratique sociale. Comment la VAE s'inscrit-elle dans l'histoire de la formation professionnelle et de l'éducation permanente ? Quelle place prend-elle dans les politiques de formation tout au long de la vie ? Quels sont ses effets sur le statut juridique et l'économie des diplômes ? Et sur l'articulation entre système éducatif et marché du travail? Quelle est cette expérience dont on dit valider les acquis ? Comment s'opère cette reconnaissance ? Sur quelles normes s'appuient les accompagnateurs et les jurys ? Quelles sont les attentes de ceux qui sollicitent cette reconnaissance ? Quelles sont les figures du déni de reconnaissance ?
Agulhon Maurice ; Bredin Jean-Denis ; Chaussinand-
Voici rassemblés, dans un ordre raisonné, l'ensemble des articles que la revue Le Débat a consacrés au Bicentenaire de la Révolution française, commémoration majeure de l'événement majeur de notre histoire nationale - laquelle, dans le contexte international de la chute du mur de Berlin et de l'Empire communiste, fut bien, à sa manière, un événement. Comment commémorer la Révolution, dès lors que le Centenaire comme le Bicentenaire ont été l'occasion de batailles de mémoire, de débats historiographiques, de mobilisations de l'opinion qui en disent somme toute plus sur l'état politique et social de la France commémorante que sur les événements commémorés? C'est à répondre à cette question que se sont ici attachés aussi bien des acteurs de la Commémoration du Bicentenaire que des historiens qui élargissent le bilan de cette célébration aux dimensions de l'intelligence historique de la place de la Révolution dans la France contemporaine.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.