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Revue d'éthique et de théologie morale N° 265-266, Septembre 2011 : 2 volumes
Gueullette Jean-Marie ; Liber-Chrétien Bruno ; Fou
CERF
3,00 €
Épuisé
EAN :9772204352667
Vous désirez nourrir votre réflexion sur les problèmes d'éthique, et vous tenir informé sur les recherches actuelles : La Revue d'éthique et de théologie morale vous propose, chaque trimestre, grâce à ses articles universitaires et critiques, d'être aux avant-postes des questionnements et débats contemporains. Une revue et une réflexion uniques en francophonie : cette revue catholique, ouverte sur des approches différentes, vous permet de faire le point sur l'état de la recherche grâce à une politique internationale d'auteurs, tous reconnus dans leur secteur d'activité. Une approche pluridisciplinaire : chaque numéro, grâce à la collaboration de spécialistes des différentes disciplines, présente un ensemble d'articles portant sur l'éthique, la bioéthique, la morale, la théologie, la philosophie, les sciences humaines, et permettant de bien situer les questions, de faire apparaître les enjeux et d'envisager les lignes d'action. Un hors-série thématique par an en partenariat avec l'Association de théologiens pour l'étude de la morale (ATEM).
Le développement très rapide de l'ostéopathie en France manifeste qu'elle répond à une attente des patients, aux côtés de la médecine. Cet engouement ne résout rien, et ne prouve rien, mais invite à travailler les questions que pose l'ostéopathie sur la médecine et le soin, et les questions que la tradition médicale pose à l'ostéopathie. En effet, le projet n'est pas ici de reprendre une polémique sur l'existence des preuves d'efficacité ou d'inefficacité thérapeutique mais de comprendre de manière renouvelée les raisons profondes des difficultés de relation entre médecins et ostéopathes. Une telle approche permet d'interroger aussi bien l'ostéopathie sur ses paradoxes internes et ses faiblesses que la médecine dans le regard qu'elle est capable de porter sur autre qu'elle-même. Proximités et différences profondes sont repérables dans cette comparaison entre tes deux pratiques. Sur une base anatomique commune, des manières de penser divergentes sont mobilisées, analytique dans la médecine, systémique en ostéopathie.
Résumé : On peut être saisi, dans la banalité de l'existence quotidienne, par la beauté d'un geste qui surprend par sa justesse, par ce qu'il exprime de la personne qui le pose. Ce livre propose, en quatre étapes, une méditation sur cette expérience. "Méditation sur un instant de vérité" : approche philosophique qui cherche à décrire ce qui constitue le geste et sa beauté. "L'exultation dans l'opacité" : approche qui tente de voir l'articulation entre le surgissement de la beauté dans le geste et l'existence du mal, de la souffrance et du manque, afin d'ouvrir la perspective d'une théologie du salut qui intègre le corps. "Le corps à la limite" : analyse éthique de la beauté, et donc de la beauté du geste, dans son rapport à l'expérience humaine fondamentale qui est celle de la limite. "Spiritualité de l'expérience corporelle" : méditation sur le mystère de la beauté du geste, qui fait signe vers le mystère de la grandeur de l'homme manifestée dans la beauté des gestes du Christ. Une lecture de l'évangile du lavement des pieds vient illustrer, pour terminer l'ouvrage, cette superbe médiation.
Ce livre présente pour la première fois la façon dont un texte majeur d'Eckhart a été accessible en français dès la fin du XVIe siècle et décrit la manière dont il a été lu par les auteurs spirituels du XVIIe. Il vient donc renouveler radicalement l'idée communément admise d'une suspension de la lecture et de l'influence d'Eckhart entre le XIVe et le milieu du XXe. Peu de temps après la mort d'Eckhart, ses Entretiens .spirituels sont utilisés par un disciple de Ruusbroeck qui le traduit en néerlandais et en intègre une grande partie dans son Traité des doute vertus. Il y mêle le texte eckhartien à des considérations de son cru, nettement marquées par le propos pénitentiel et ascétique de la devotio moderna. Ce traité connaîtra une certaine diffusion, en particulier parce qu'il est très vite considéré comme une oeuvre authentique de Ruusbroeck. Au début du XVIe siècle, il est lu dans un milieu spirituel qui associe des béguines du Brabant, et les chartreux de Cologne ; les uns et les autres l'intègrent à leur tour dans des ensembles plus vastes qui peu à peu vont former le texte des Institutions spirituelles. Celles-ci seront placées par Pierre Canisius dans son édition des oeuvres de Tauler en allemand, publiée en 1543, avant son entrée chez les jésuites. Cette première édition sera traduite en latin par son ami le chartreux Laurent Surius en 1548. A cette date, la mystique rhénane, dans des textes majeurs que sont les Entretiens d'Eckhart et les sermons de Tauler devient pour la première fois accessible à des lecteurs non germanophones. Très vite cette édition latine des Opera Tauleri sera connue dans toute l'Europe et donnera lieu à des traductions. C'est ainsi que les Institutions spirituelles sont lisibles en français dès 1587. Elles seront l'un des textes spirituels qui sera le plus souvent édité au XVIIe siècle, dans trois traductions différentes. C'est l'histoire mouvementée de ce texte, de ses lectures, de ses traductions et des interprétations diverses dont il a fait l'objet qui est racontée ici. La traduction française des Institutions par le P. Noël est reproduite en annexe, accompagné de notes qui permettent d'identifier l'origine de la plupart des textes qui constitue cette compilation de la mystique rhéno-flamande.
Still Andrew Taylor ; Gueullette Jean-Marie ; Tric
Andrew Taylor Still (1828-1917), le fondateur de l'ostéopathie, a vécu dans l'Ouest américain à l'époque héroïque des pionniers de la "frontière" et de la guerre de Sécession. Dans son Autobiographie, il évoque d'abord son enfance, son cheminement, les épreuves qui ont motivé sa recherche, les résistances de ses contemporains, et comment il en vint à découvrir les principes essentiels de l'ostéopathie, ceux qui régissent le fonctionnement de la vie, de l'état de santé et de maladie. Ce récit fascinant de la naissance de l'ostéopathie, replacée dans son cadre naturel, est complété par une série de conférences dans lesquelles Still présente ce qui était à ses yeux les fondements de l'ostéopathie, et sa différence radicale avec la médecine. Cet ouvrage majeur, où souffle l'esprit de l'ostéopathie, a été traduit en français par Pierre Tricot en 1998, inaugurant ainsi une série de traductions qui ont permis aux lecteurs francophones d'accéder aux ouvrages fondateurs de l'ostéopathie. Cette nouvelle édition critique établie par Jean-Marie Gueullette bénéficie des recherches historiques menées depuis lors et de l'expertise de l'Ecole de traduction et relations internationales de l'Université Catholique de Lyon. Elle comprend la traduction révisée, une nouvelle introduction et de nouvelles notes identifiant les variantes des premières éditions, donnant les références des citations ainsi que des informations biographiques et des citations de documents. Cet appareil critique, indispensable pour replacer l'oeuvre dans son contexte, en permet une meilleure appréciation reposant sur des bases solides. Cette nouvelle édition révisée de l'Autobiographie de A. T. Still reproduit les illustrations de l'édition originale.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
Pouderon Bernard ; Salamito Jean-Marie ; Zarini Vi
Premiers : les plus anciens de ces textes sont immédiatement postérieurs aux derniers écrits des apôtres (fin du I ?? siècle) ; les plus tardifs se situent à la frontière du II ? et du III ? siècle. Le corpus commence avec des hommes qui ont connu les apôtres : Clément de Rome fut proche de Pierre. Il prend fin avec les disciples de leurs disciples : Irénée de Lyon se réclame de Polycarpe de Smyrne, qui avait connu Jean. - Certains témoignages et quelques poèmes sont moins anciens. Ecrits : les auteurs, "Pères de l'Eglise" pour la plupart, ne cherchent pas encore à bâtir une oeuvre. Ils disent qui ils sont, comment ils vivent et meurent, ce qu'ils croient. Leurs textes adoptent les formes les plus variées : lettre, récit, traité, dialogue, discours judiciaire, poème... formes empruntées à la littérature de leur univers culturel, l'hellénisme, à moins qu'elles n'aient des parallèles dans la littérature juive, comme les actes de martyrs, dont l'Ancien Testament offre l'archétype. Pour exprimer les réalités nouvelles, les vieux mots changent de sens : baptizein, "immerger ", devient "baptiser" ; ekklesia, "assemblée ", signifie désormais "église". Chrétiens : la période est celle de l'autodéfinition du christianisme. Le terme apparaît autour de 117, chez Ignace d'Antioche. C'est le temps de la séparation, plus ou moins rapide et marquée selon les aires culturelles, d'avec le judaïsme. Se constituent peu à peu des usages liturgiques, des règles communautaires, un canon des Ecritures, des doctrines qui formeront le dogme de l'Eglise "catholique", c'est-à-dire universelle. Naissance d'une religion, d'une Eglise, d'une littérature. A la fin du Il ? siècle, sous l'oeil des "païens" et des juifs (dont on présente aussi, en ouverture, les témoignages), l'Eglise est en passe d'unifier ses usages et d'installer ses institutions. Le christianisme a trouvé sa place dans la société. Il a propagé ses idées dans le monde intellectuel. De cette aventure, car c'en est une, les Premiers écrits chrétiens retracent les divers aspects, d'une manière extraordinairement vivante.
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.