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Complexité, dialectique et émancipation
Guespin-Michel Janine
CROQUANT
10,00 €
Épuisé
EAN :9782365122054
Ce livre part d'une question : pourquoi les gauches ne parviennent-elles pas à faire émerger un projet crédible en dépit de l'urgence des besoins. Il repose sur une conviction : un des (nombreux) obstacles réside dans le fait que l'on reste trop souvent sur le terrain de l'adversaire en ne combattant pas explicitement la forme même de pensée sur laquelle s'appuie l'idéologie dominante et qui la conforte. A l'heure actuelle émerge, à partir des avancées scientifiques, une nouvelle forme de pensée, profondément dialectique : la pensée du complexe, qui peut fournir une aide considérable à l'action politique émancipatrice et nourrir un renouvellement du rationalisme. Il s'agit d'une forme de pensée globale, dynamique, qui recherche notamment les interactions qui causent des transformations, l'émergence, la multiplicité des causes et des possibles, les rétroactions, et qui prend en compte l'incertitude... Elle est complémentaire de la méthode dialectique qu'elle est susceptible d'enrichir comme d'en être enrichie, pour penser la complexité de la société actuelle.
Résumé : Depuis les années 1970, l'intervention croissante de l'Etat est au centre des débats sur la crise : certains dénoncent une entrave au libre fonctionnement du marché ; ils proposent de limiter le rôle de l'Etat à sa fonction primitive de gardien de la loi et de l'ordre que lui assignaient les libéraux des XVIIIème et XIXème siècles. L'étude attentive de l'histoire de l'Etat depuis l'Ancien Régime permet de resituer ce débat dans la longue durée et de mesurer l'écart entre le discours et la réalité. Car, et c'est la thèse de l'auteur, l'Etat en France a toujours été lourd et actif. Les milieux économiques influents, à la différence des penseurs, l'ont rarement refusé en bloc. Certes, il faut attendre véritablement la crise des années 1930 et l'après-Deuxième Guerre mondiale pour assiter à la naissance de ce que l'on appelle l'Etat-providence, un Etat qui cherche à protéger contre tous les risques. La crise actuelle et l'impuissance à l'enrayer ont certes remis en cause cet interventionnisme, mais est-ce bien l'Etat-providence qui fait question ou davantage les formes et les modalités de ses interventions ? Ce livre s'adresse aussi bien aux étudiants en Histoire et en Sciences économiques et sociales qu'aux élèves des Instituts d'études politiques et aux candidats aux concours administratifs ; d'une facon générale, à tous ceux qui souhaitent conduire une réflexion sur l'Etat.
Et si on cherchait à décrire les bactéries à partir de ce qui les produit: leurs interactions avec l'environnement? C'est cette question, porteuse d'un nouveau paradigme en microbiologie et plus largement en sciences de la vie, qu'explore cet essai. A partir des connaissances acquises et des découvertes les plus récentes sur les bactéries, l'auteur propose de porter notre regard sur les intéractions réciproques et dynamiques entre les bactéries et leur milieu, et sur la façon dont ce processus contribue à façonner notre monde.
Centré sur le XXe siècle, L'ouvrage croise à la fois les maux, c'est-à-dire les pathologies sociales de la précarité, et les mots servant à la désigner, le plus souvent de nature stigmatisante et aboutissant parfois à une exclusion, au sens d'une profonde altération des liens sociaux. Enfin, le livre interroge la question de l'intervention de l'État dans ces domaines, en comparaison avec l'Amérique du Nord.
Face à l'urgence actuelle de changer ce monde. comment lutter et avec qui ? Peut-on se battre comme femme sans trahir sa culture ? Comment s'organiser simultanément en tant que Noir e et prolétaire ? Doit-on vraiment dénoncer à la fois le racisme, le capitalisme et le patriarcat ? Et surtout, quelles solidarités, quelles alliances construire. autour de quels projets ? Imbrication décortique la complexité des identités, des loyautés et des intéréts de chacun-e dans les mouvements sociaux. L'ouvrage présente l'histoire de luttes guerrillères (Salvador), Indiennes-paysannes (mouvement zapatiste au Mexique) ou Noires (Brésil, République Dominicaine, USA). ainsi que les mouvements de femmes, féministes et lesbiennes du continent. Les femmes des Amériques et des Carabes nous tendent un miroir exceptionnel pour mieux comprendre "l'intersectionnalité" à un moment de foisonnement des luttes, parfois déroutant. Partant du quotidien des mouvements pour parvenir à une véritable "science des opprimées", ce livre s'adresse aussi bien au public curieux qu'aux activistes et au monde de la recherche. l
Les mouvements sociaux portés par la jeunesse qui ont émergé ces dix dernières années ont remis au goût du Jour une notion considérée comme dépassée : l'honneur. L'honneur évoque, selon les époques, un principe chevaleresque, une passion patriotique ou un terme propre aux populations du bassin méditerranéen. Il tend à s'imposer aujourd'hui comme un concept "brandi" par les individus pour dénoncer les conditions sociales qui les asservissent. Le sentiment d'indignation est d'autant plus fort qu'il répond au désenchantement des individus face au monde qui les entoure : marasme politique, mondialisation, monde de plus en plus rationalisé et tourné vers le profit, absence de perspectives d'avenir... Pour résister à la déchéance sociale et morale qui les guette, les individus vont alors mobiliser "la seule chose qui leur reste", à savoir leur honneur, pour dire "non" aux injonctions de la société marchande et mu corruptions afin de reprendre le contrôle de leur existence. L'honneur semble ainsi acquérir une nouvelle dimension : il cristallise les indignations et insuffle un élan libérateur. Ce sentiment de révolte face à un monde d'injustices gagne de nombreux pays. Dans cet ouvrage issu de sa thèse de sociologie, c'est à la lumière d'interviews avec des jeunes français et turcs que l'auteure s'efforce de cerner l'évolution sociale de la référence à l'honneur, face à des situations qui portent atteinte à la dignité humaine et dont ils souhaitent s'émanciper. Si l'honneur était jusqu'ici empreint de la culture dans laquelle il était invoqué, il semble s'universaliser pour devenir une notion qui fait écho aux souffrances des populations du monde entier.
Non l'hôpital public n'est pas mort! Car il soigne toujours, et plutôt bien. L'immense majorité d'entre nous lui voue un attachement fidèle, tous les sondages en témoignent! Un chantier de mise en pièces de l'hôpital, dont les meilleurs morceaux sont promis au privé, est aujourd'hui interdit au public: interdit au secteur public d'y prospérer pour le bien de tous, interdit au citoyen d'y inscrire ses désirs en vertu de la loi d'airain de concepts idéologiques surannés qui ont fait ailleurs la preuve de leur inanité. Dans ce livre, des sociologues, des politistes, des médecins, des économistes, des psychologues sont à son chevet, non pour adoucir sa fin en d'improbables soins palliatifs, mais bien pour réanimer l'énergie nécessaire à tous les acteurs de la santé dans ce pays. Ils vous livrent les clés pour reconstituer le puzzle de la politique aujourd'hui en oeuvre, qui plutôt que guérir l'hôpital d'une maladie dont il souffrirait, hâte sa disparition en lui inoculant le virus sournois et malfaisant du néolibéralisme qui infecte les services publics. Cet ouvrage est dédié à chacun d'entre nous, décidé à sauver ce qui a été, est, ou sera une étape de notre destin.
La catastrophe climatique a commencé. Ce désastre annoncé s'accompagne aujourd'hui d'un véritable effondrement politique de notre monde. Tout concourt à la course à l'abîme de l'Humanité : la folie aveugle des pouvoirs et de la finance, l'institutionnalisation de la corruption, l'explosion des inégalités et l'extrême brutalité des relations sociales, la désagrégation des Etats dans l'extension de la guerre et la destruction de la planète. La logique prédatrice d'un capitalisme financier et numérisé emporte les Etats eux-mêmes. Les espoirs révolutionnaires du siècle dernier ont fait naufrage. La démocratie représentative est à la dérive. Grande est alors la tentation du sauve-qui-peut généralisé, qu'il soit individuel ou collectif, du populisme et de l'apartheid climatique. Chacun sait qu'il y a urgence. Nous n'avons plus le temps. d'attendre des décisions qu'aucun gouvernement ne prendra, plus le temps de construire patiemment des stratégies électorales sur des échéances pluriannuelles. L'enjeu d'aujourd'hui n'est pas de sauver coûte que coûte la démocratie représentative mais de faire face ensemble, en commun, à l'apocalypse qui vient. Cette urgence vitale est le moteur des soulèvements contemporains : en 2019 en France avec les Gilets Jaunes, au Chili, en Irak, au Liban, à Hong Kong, en Algérie, en Iran, en Equateur, au Pérou.... Une autre fin du Monde est peut-être possible, celle d'une intervention directe des peuples dans les affaires du Monde et d'une démocratie radicale à la hauteur des défis de l'époque que nous vivons.