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Descartes selon l'ordre des raisons. Tome 2, L'âme et le corps
Guéroult Martial
AUBIER
21,70 €
Épuisé
EAN :9782700733082
La VIe Méditation achève le déroulement de la chaîne des raisons. Aussi offre t-elle le maximum de complexité, comme il est naturel à une dernière raison, qui est nécessairement de toutes la plus composée et la plus difficile. On doit considérer d'abord, et le titre l'indique, qu'elle vise à prouver l'existence des choses matérielles et à parfaire ainsi la tâche du cartésianisme relative aux trois sortes d'existences fondamentales qu'il se donne pour mission d'établir de façon nécessaire : existence de mon esprit dans la IIe Méditation, existence de Dieu dans la IIIe, existence des corps dans la VIe.(...). On doit considérer ensuite, - et le titre en fait foi également - qu'elle vise à prouver l'entière distinction réelle de l'âme et du corps.(...) On doit considérer enfin, - bien que le titre n'en fasse pas mention - qu'elle vise à établir l'union substantielle de l'âme et du corps... "
Spinoza a mis près de quinze ans (de 1661 à 1675) pour composer l'Ethique. Durant cette longue période, l'?uvre n'a cessé de se transformer, se présentant successivement comme un Traité en trois, en quatre, puis en cinq parties ; en même temps, la doctrine ne cessait d'accuser toujours plus vivement son originalité à l'égard de Maïmonide et de Descartes, tout en se constituant selon " l'ordre prolixe de la géométrie ". Cette prolixité géométrique, étant condition de la connaissance adéquate, ne fait qu'un avec le développement doctrinal, car elle opère une genèse intégrale des concepts grâce à quoi s'instaure, pour chaque chose considérée, la vision de toutes ses raisons à l'intérieur de sa seule idée. Ramassant toutes les raisons de la chose dans son idée pour aboutir à une intuition de ce qui la fonde intérieurement, cette déduction n'est rien d'autre que la réflexion par laquelle l'Ame prend une conscience explicite de l'idée adéquate suprême qui, comme raison de toute idée, réside éternellement en elle. L'aphorisme " tout est dans tout " prend ainsi la plus littérale et la plus précise des significations, la partie étant aperçue dans le tout qui l'explique en tant que ce tout est lui-même aperçu dans cette partie et renfermé intégralement en elle comme sa raison totale. On conçoit que la réalisation de cette gigantesque entreprise d'interaction universelle des concepts à l'intérieur d'une intuition unique ait pu absorber toute la vie du philosophe ".
L'âge d'or du duel en France. ce n'est pas l'époque des mignons de Henri III. mas le siècle du fer et de la vapeur: après la Révolution française, plus besoin d'être noble pour porter l'épée et provoquer un adversaire aussi bien né que vous. Tout le monde peut se battre, et tout le monde se bat, à l'épée, au sabre, au pistolet; à propos d'un pied écrasé par mégarde, d'un article de journal venimeux, ou d'un adultère trop voyant. A force de se battre, on commence à se tuer moins: le dernier duel meurtrier connu a lieu en 1903. Et puis, après la boucherie de la Grande Guerre, le duel s'étiole, même si quelques combats ont encore lieu jusque dans les années 50 - notamment celui qui opposa Defferre à Ribière, indigné d'avoir été traité d'"abruti". Fourmillant de récits de rencontres légendaires ou méconnues, ce beau livre raconte la saga du duel sous toutes ses formes, sociales, littéraires ou politiques.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
Van Orman Quine Willard ; Bonnay Denis ; Laugier S
L a logique, pour Quine comme pour les membres du Cercle de Vienne dont il a repris et critiqué l'héritage, est un outil qui permet d'éclairer les débats philosophiques ; elle est le langage de la science, le langage dans lequel la science peut être exprimée avec la clarté maximale et dans lequel les discussions concernant l'existence de tel ou tel type d'objet ou la meilleure explication de tel ou tel concept peuvent être tranchées. Mais, à la différence des philosophes du Cercle de Vienne, et en particulier de son maître Rudolf Carnap, Quine n'attribue pas pour autant à la logique un statut épistémologique d'exception. La logique est une partie du grand tout de la science, et, à ce titre, elle est sur un pied d'égalité avec les mathématiques, la physique et les autres sciences. C'est là la conséquence de la critique par Quine du mythe de l'analyticité, selon lequel il y aurait des vérités - celles de la logique et, par réduction, des mathématiques - qui ne dépendraient pas du monde mais seulement du langage. Philosophie de la logique est commandé par cette double perspective : d'un côté, il s'agit de proposer une reconstruction de la logique classique qui soit en harmonie avec le rôle d'arbitre accordé au " point de vue logique ", et d'un autre, Quine doit préciser le statut qu'il accorde à cette partie de la science, pour expliquer en quel sens les vérités logiques, tout en étant des vérités " comme les autres " s'imposent à nous par leur évidence. C'est ainsi qu'on retrouve dans ce livre les grands thèmes de la philosophie quinienne, qu'il s'agisse du rejet des concepts intensionnels ou de l'utilisation philosophique de la situation de traduction.