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Thu-Van Tran. Nous vivons dans l'éclat, Edition bilingue français-anglais
Guenin Hélène ; Meisel Hélène ; Mohebbi Sohrab ; E
DILECTA
32,00 €
Épuisé
EAN :9782373721799
Coédition Dilecta / MAMAC Née à Hô Chi Minh-Ville (Vietnam) en 1979, Thu Van Tran vit et travaille à Paris. Au début des années 2000, alors qu'elle étudie aux Beaux-Arts de Paris, elle découvre ce qu'elle appelle la "? part maudite ? " de la sculpture classique ? : l'opulence des bronzes monumentaux, la destruction systématique des moules et des matrices dont les formes ne persisteront, fantomatiques, qu'en négatif. Cette logique imprègne dès lors toute la pratique de l'artiste. Tout autant que ses moulages d'hévéa réalisés en caoutchouc, ses photogrammes, ses films et ses récits révèlent toujours la mémoire d'une empreinte ou d'une emprise évanouie. Celle notamment des occupations successives qui marquèrent le Vietnam, qu'elle quitte à l'âge de deux ans. Artiste à la pratique polymorphe, Thu Van Tran aborde ainsi les matériaux autant que les mots comme des espaces ouverts ? : de ses explorations et associations sémantiques naissent des formes plastiques qui lui permettent d'entremêler histoires personnelle et collective.
Bacqué Marie-Hélène ; Guérin-Pace France ; Authier
A l'ère de la mondialisation, la ville contemporaine se reconfigure. Les rapports que les citadins entretiennent à l'espace et au monde social se transforment: les mobilités urbaines s'accélèrent; les relations sociales se développent en réseaux déterritorialisés. Pour autant, les formes d'ancrage local et les pratiques de proximité ont-elles disparu? Le quartier existe-t-il encore aujourd'hui? Quelles recompositions observe-t-on dans les rapports au quartier - et à la ville - des citadins? La notion de quartier reste-t-elle utile à la compréhension des phénomènes sociaux et urbains? Telles sont les questions traitées dans cet ouvrage qui interroge la construction de la notion de quartier dans les sciences sociales, son utilisation dans les politiques urbaines et sa consistance dans les pratiques des habitants et les identités citadines. Réunissant des contributions théoriques et des études empiriques réalisées dans différents contextes urbains, en France et à l'étranger, cet ouvrage constitue à la fois un outil de réflexion et un bilan critique des travaux sur le quartier, et sur les "effets de quartier".
Au début des années 1960, l'art cinétique s'impose partout en Europe avec ses peintures à illusions d'optique, reliefs à lumière motorisés, et environnements vertige. Baptisé "Op Art" en 1964, cet art d'avant-garde, si populaire, rencontre un succès retentissant auprès du grand public. Art du mouvement et de la lumière, le cinéma est, quant à lui, à la fois un prédécesseur, apte à sublimer ses jeux visuels, et un suiveur, qui cherche à le vampiriser par désir de modernité. Le Diable au corps plonge ainsi le lecteur au sein d'une histoire passionnelle entre deux arts, ponctuée de persiflages et d'incompréhensions, de sublimations réciproques, d'enfantements pop ou baroques, de collaborations ou de plagiats.
Guenin Hélène ; Antoine Elodie ; Vautier Annie ; W
Figure artistique majeure de la seconde moitié du XXe siècle, Ben Vautier est connu pour ses actions et ses écritures. Son oeuvre, à la fois réflexion philosophique et impertinente sur l'art, intègre notre quotidien dans ce qu'il a de plus particulier. En 2019, la ville de Nice et le collectif d'artistes La Station, en étroite collaboration avec la galerie Eva Vautier, invitent Ben au 109, friche industrielle dédiée à la création contemporaine, pour une exposition ambitieuse et insolite intitulée : La vie est un film. Plus de cinq cents oeuvres de Ben, retraçant 50 ans de création, sont installées dans la grande halle du 109, qu'il a choisi de partager avec des invités, artistes, amis de longue date ou jeunes créateurs. Cet espace en perpétuel mouvement a accueilli production filmée, événements, performances et débats, si chers à l'artiste. La vie est un film plonge le lecteur dans une exposition généreuse, imprévisible, foisonnante d'idées, comme seul Ben sait le faire, entouré de tous ses amis artistes et ses coups de coeur.
Le catalogue retrace l'oeuvre de cette figure marquante de l'art contemporain français, qui a exploré alternativement toutes sortes de disciplines, de la peinture au son en passant par l'installation, la photographie, la performance ou la vidéo.
Raoul Hausmann (1886-1971) est l'un des fondateurs du mouvement Dada à Berlin qui, au cours de la première guerre mondiale, a profondément redéfini la forme et les buts de l'art. Il fut un pionnier du collage, du photomontage et de la poésie sonore. Au-delà de son iconoclasme affiché, l'expérience dada a remis en cause les cloisonnements artistiques et la frontière entre l'art et la vie, postulat qui n'a jamais quitté ni Hausmann ni l'art du XXe siècle. En 1933, l'artiste fuit l'Allemagne nazie et, après un périple européen, trouve refuge en Limousin où il demeure jusqu'à son décès. Avec 700 oeuvres et un ensemble d'archives considérable (poèmes, textes théoriques, correspondances, carnets ou encore négatifs photographiques), le fonds Hausmann du musée départemental d'Art contemporain de Rochechouart permet de rendre compte de l'oeuvre ambitieuse de Raoul Hausmann et de l'arrière-plan historique et intellectuel qui l'a nourrie.
Le bruit des bonbons - The Astounding Eyes of Syria aborde la force de langage de la confiserie et des objets quotidiens. L'oeuvre explore les condensations de l'histoire, la résistance de nos héritages passés. Si le bonbon est un transmetteur universel qui humanise les relations entre les individus, il est ici l'objet moteur qui a le pouvoir de rassembler, de transmettre comme de se souvenir. C'est à travers la confiserie syrienne, que l'installation évoque et partage des souvenirs qui survivent au temps et à l'horreur de la guerre. Elle tisse des temporalités à la fois vraisemblantes et réelles sur fond de traditions partagées. Beaucoup de Syriens se retrouvent aujourd'hui autour de leur héritage vivant dont les souvenirs collectifs et individuels engagent la survie d'un immatériel qu'on ne saurait faire plier, réduire et oublier. Le Louloupti est un véritable petit bonbon qui nous rappelle les Abaib Ghouwar, petits sabots syriens en sucre, le souk d'Al-Hamidiyah et la Booza qui sont aujourd'hui plus que jamais dans la mémoire des Syriens en Jordanie, en France, au Canada, en Italie... Ces confiseries, objets-images et de liens, réparent notre regard et réveillent notre capacité à voir et à mobiliser. Imaginées par Benjamin Loyauté, ces sucreries narratives sont des agents transmetteurs, des actants. Durant plusieurs siècles, les peuples arabes introduisent le sucre dans la pharmacopée. Au XVIe siècle, le sucre était vendu par les apothicaires. Le bonbon avait ses vertus que l'histoire ne lui a pas depuis, reprises. Découverte en Syrie par Max Mallowan en 1937, l'idole aux yeux est une sculpture qui intrigue toujours et dont la fonction n'a jamais été véritablement tranchée. Le Louloupti dessiné à partir de cette archéologie est aussi spéculatif que tangible. En meringue et à la rose de Damas, il aurait aussi la fonction de prolonger le temps et les souvenirs comme de préserver l'avenir... En collectant les mots, les histoires et les "mémoires sucrées" de ses amis syriens sur des cartes postales, l'artiste et designer participe à la protection d'une culture dont la trace forme une armure. L'installation est une expérience "fictio-fonctionnelle" , où les objets-mots ont une force perlocutoire. Benjamin Loyauté utilise pour la première fois le terme design sémantique en 2014. Il définit alors le design comme un langage et développe ses premières installations autour des actes de langage. Il engage depuis une réflexion sur la géopolitique du design, nos sociétés contemporaines et l'ensemble de ses actes conditionnés par la langue, la culture, le temps et l'espace. "Les objets sont comme des mots et mes installations comme des histoires, aussi factuelles que spéculatives elles révèlent nos comportements, affectent nos certitudes et notre perception des choses" . B. L.
Pour la première exposition à caractère rétrospectif d'Anne et Patrick Poirier en France, le Musée d'art moderne et contemporain de Saint-Etienne Métropole réunit une quarantaine d'oeuvres majeures de l'un des tout premiers et rares couples d'artistes. Danger Zones, titre choisi à dessein par Anne et Patrick Poirier, reprend celui donné à l'une de leurs pièces, emblématique et prémonitoire, de 2001. Il témoigne du caractère visionnaire de leurs intuitions, nourries par leur observation attentive et distanciée de l'histoire passée et du cours du monde actuel. Il réaffirme avec éclat la pertinence de leurs questionnements au centre de leur oeuvre polymorphe et poétique : la fragilité des civilisations et de la nature, le rôle primordial de la mémoire et de son fonctionnement, antidote à la tyrannie du temps, les désordres des guerres et les menaces pesant sur la connaissance".
Figure majeure de la scène artistique française, Xavier Veilhan (né en 1963) vit et travaille à Paris. Son oeuvre est le résultat d'une pratique plurielle, entre sculpture, peinture, environnement, spectacle, vidéo et photographie. Il a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles, en France au musée d'Art moderne de la ville de Paris (1994), au Centre Pompidou (2004) ou encore au château de Versailles (2009) ; mais aussi à l'international : Hong Kong, Séoul, Barcelone, New-York, Londres, Los Angeles, entre autres. En 2017, Xavier Veilhan représente la France à la Biennale de Venise avec un dispositif immersif dans lequel viennent travailler des musiciens du monde entier pendant sept mois. A travers un entretien avec l'artiste, des textes critiques mais aussi une sélection d'essais de différents acteurs du spectacle vivant, de philosophes ou de poètes, l'ouvrage aborde deux pendants de la production de Xavier Veilhan, le film et la performance : deux pratiques à la fois distinctes et complémentaires, qui interrogent à leur manière le lieu et le rapport à l'image. De son premier Film du Japon (2002) à Mutant Stage 8 réalisé en 2017 pour Lafayette Anticipations, Xavier Veilhan conçoit ses films comme une addition d'étapes, de gestes et de faits : un cinéma de situation, sans réelle narration linéaire. A l'instar de ses films, les performances de Xavier Veilhan se lisent en relation directe avec sa pratique formelle. Boucle et Ville nouvelle (2006), deux performances jouées à l'occasion de la cinquième édition de Nuit blanche (Paris), rappellent le lien étroit qui lie l'oeuvre et son contexte. Ailleurs, la performance vient souligner le propos d'une exposition (Performance aérienne, 2012) ou la compléter, comme à Los Angeles (2012), où la Case Study House n°21 sert de pilier à l'élaboration d'une dialectique entre architecture et sculpture. Dans l'ensemble de ses oeuvres filmiques et scéniques, un rôle central est accordé à la musique. Elle y est presque mise en scène, au point de devenir un personnage à part entière.