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Les derniers jours des rois
Gueniffey Patrice
POCKET
8,60 €
Épuisé
EAN :9782266253345
Qu'elles soient criminelles, accidentelles, longues ou spectaculaires, toutes les fins de règne sont à la fois tragiques et éminemment politiques. La mort du monarque est paradoxalement le moment clé de son existence car elle conditionne son passage à la postérité. Ce " savoir-mourir " est l'apanage des hommes d'État. Comment sont morts les principaux souverains qui ont fait la France de Charlemagne à Napoléon III ? Les meilleurs historiens actuels répondent à cette question grâce à leurs contributions qui conjuguent exigence scientifique et écriture enlevée. Riche en anecdotes et découvertes, cet ouvrage offre ainsi un regard nouveau sur le dramatique et la mystique du pouvoir à la française. " Un sujet bien macabre ? Détrompez-vous, c'est passionnant. " Bernard Lehut ? RTL
Les deux figures de proue de l'histoire de France au prisme du meilleur historien français actuel. Napoléon Bonaparte et Charles De Gaulle sont les deux personnalités historiques préférées des Français, les deux chefs d'Etat emblématiques de la France moderne. Conjuguant la finesse de l'analyste, la hauteur de l'historien et la force de l'écrivain, Patrice Gueniffey offre un essai sans précédent et qui fera date croisant l'itinéraire et la personnalité des deux géants autour d'une réflexion structurante sur la figure du sauveur à la française. Partageant une même formation militaire, chacun a mis à profit le chaos d'un régime moribond (Directoire, IVe République) pour s'emparer du pouvoir et créer de toutes pièces un régime fondé sur le primat de l'exécutif et la centralisation administrative. Leurs deux Consulats font aujourd'hui l'objet d'une admiration générale servie il est vrai par leur génie de la propagande (bulletins de la grande-Armée et proclamations de Bonaparte ; conférences de presse du général) mise au service d'un dessein rassembleur et d'une même quête de la grandeur. Ces deux grands politiques furent aussi d'authentiques écrivains (Le Mémorial de Sainte-Hélène et les Mémoires de guerre voisinent dans la bibliothèque de la Pléiade), entrés vivants dans la légende après un règne d'une durée similaire (1799-1815 ; 1944-46 puis 1958-69). La tragédie de leur chute et la solitude de leur fin ont conspiré à créer leur mythe, écrasant leurs successeurs tout en continuant d'éblouir. Mais ils furent aussi profondément différents, la démesure impériale contrastant par exemple avec le pragmatisme gaullien qui sut accomplir le deuil de l'Empire pour privilégier l'Europe que l'Aigle déchira. Sur tous ces points, et bien d'autres encore, l'auteur apporte du neuf, questionne, ouvre des perspectives, interroge notre présent à la lumière de ces deux astres qui éclairent toujours notre présent à condition de ne pas se laisser éblouir.
Résumé : On n'écrit plus guère sur la Terreur. Cet épisode central de la Révolution française, l'un des plus mystérieux et des plus controversés, n'a cessé de hanter notre histoire contemporaine. Il a prêté à des interprétations nombreuses, inconciliables, souvent polémiques, rarement impartiales. Aucune, à ce jour, n'a pu en épuiser le sens et la portée. Cet ouvrage veut éclairer l'histoire de la Terreur en interrogeant ses origines, ses ressorts, ses modalités et la rhétorique qui lui tenait lieu de légitimité. Il décrit ce que doit la violence révolutionnaire à l'héritage de l'Ancien Régime. Il tente d'élucider la relation complexe entre Terreur et violence, entre idéologie et Terreur. Il clôt le débat sur la part des circonstances dans la dérive terroriste de l'an II. Instrument de la politique révolutionnaire, la Terreur ne se laisse pas enfermer dans des bornes chronologiques, écrit Patrice Gueniffey. Elle fait irruption dans le discours comme dans les pratiques dès 1789 : elle apparaît avec la Révolution pour ne disparaître qu'avec elle. Pourtant, on ne peut confondre les deux histoires. C'est en montrant ce qui les sépare qu'on découvre leur secrète parenté. Livre d'histoire politique, attentif aux événements, aux idées, aux passions comme aux destins individuels, cet essai invite à relire l'histoire de la Terreur dans le langage serein de la vérité.
Thiers, Bainville, Lefebvre, Tulard. Napoléon ne manque pas de biographes. On s'en étonnerait à tort. Les hommes qui ont laissé une empreinte aussi profonde sur leur temps sont-ils si nombreux? L'histoire de Napoléon, son souvenir, son mythe ont littéralement obsédé le XIXe siècle et une partie du XXe. Aujourd'hui, la légende a pâli, le monde a changé. L'épopée guerrière de l'Empire ne fait plus guère rêver nos contemporains, pour qui la guerre apparaît l'incarnation du Mal. Mais Napoléon n'a pas été seulement un conquérant. Stratège hors pair, il est aussi le plus doué des élèves de Machiavel dans l'art de gouverner. Plus que le guerrier, c'est le Premier consul qui, pour avoir fini la Révolution et fondé les institutions dont elle avait eu l'idée, fascine encore. A la fois héros ancien et bourgeois moderne, il occupe une place unique dans l'histoire universelle. Ce premier volume, Bonaparte, retrace l'histoire du jeune Napoléon, de la Corse aux Tuileries, des années obscures de l'enfance jusqu'à la proclamation du Consulat à vie en 1802 où, sans encore porter le titre d'Empereur, il rétablit à son profit la monarchie héréditaire. S'il est dans la vie de chaque homme, comme dit Jorge Luis Borges, un moment où il sait "à jamais qui il est", ce livre s'attache à le déterminer pour comprendre comment Napoléon est devenu Napoléon.
Comment et pourquoi sont morts les grands souverains qui ont fait notre histoire? La mort des monarques fascine car elle croise la petite histoire et la grande, convoque son lot de mystères, de crimes, de souffrances et d?exils. Si chacune est particulière et souvent exceptionnelle, ne serait-ce que par la nature des personnages travaillés ? l?ensemble offre un regard inédit sur notre histoire de Charlemagne à Napoléon III. Pour les raconter, Perrin et Le Figaro Histoire se sont associés et ont demandé aux meilleurs historiens actuels de raconter, dans des textes substantiels mais incisifs, les derniers jours des rois (et empereurs) sur la vie et le règne desquels ils ont écrit des ouvrages qui font autorité. Au final, dix neuf chapitres qui se lisent d?une traite, ou se dégustent séparément, précédés d?une superbe préface de Patrice Gueniffey, qui a assumé la direction de cet ouvrage sans précédent, et le met en perspective.
A quelle époque et dans quelles conditions l'antisémitisme fait-il son apparition dans l'histoire ? Avec rigueur et passion, sans éluder aucun témoignage, Jules Isaac a mené son enquête, de l'Antiquité classique jusqu'à l'an mille. A la fois nettes et nuancées, ses conclusions réfutent la thèse d'un antisémitisme du monde antique transmis en héritage à la civilisation chrétienne, et montrent la virulence incomparablement plus grande de l'antisémitisme chrétien, avec ses deux traits essentiels et complémentaires : l'enseignement du mépris et le système d'avilissement. Cette histoire passionnante et pathétique fait aussi partie de notre présent.
Berlin, 1964. Depuis que les forces de l'Axe ont gagné la guerre en 1944, la paix nazie règne sur l'Europe. Seule, l'Amérique a refusé jusqu'ici le joug. Mais dans quelques jours, le président Kennedy viendra conclure une alliance avec le Reich. Ce sera la fin du monde libre. Deux meurtres étranges viennent perturber les préparatifs. Les victimes sont d'anciens S.S. de haut rang jouissant d'une paisible retraite. Chargé de l'affaire, l'inspecteur March s'interroge. S'agit-il d'un règlement de comptes entre dignitaires? Mais, s'il s'agit d'affaires criminelles pourquoi la Gestapo s'intéresse-t-elle à l'enquête? Quelle est cette vérité indicible qui tue tout ceux qui la détiennent et semble menacer les fondations mêmes du régime? Le mystère s'épaissit et, dans Berlin pavoisée, les bourreaux guettent prêts à tout pour étouffer dans la nuit et le brouillard les dernières lueurs de la liberté.
La pensée sauvage" et non "la pensée des sauvages". Car ce livre s'écarte de l'ethnologie traditionnelle en prenant pour thème un attribut universel de l'esprit humain : la pensée à l'état sauvage qui est présente dans tout homme - contemporain ou ancien, proche ou lointain - tant qu'elle n'a pas été cultivée et domestiquée à des fins de rendement. Lévi-Strauss aborde donc les mythes, les rites, les croyances et les autres faits de culture comme autant d'êtres "sauvages" comparables à tous ceux que la nature engendre sous d'innombrables formes, animales, végétales et minérales. Publiée au milieu des années cinquante, "La pensée sauvage" est aujourd'hui considérée comme l'un des classiques de l'ethnologie contemporaine dont l'influence fut décisive sur l'ensemble des disciplines qui forment le domaine des sciences sociales.
Début 44, deux hommes exceptionnels sont arrêtés par la Gestapo et emprisonnés dans une mystérieuse forteresse allemande. L'un est médecin et vénérable d'une loge maçonnique très ancienne. L'autre est un éminent moine bénédictin. Le Reich, qui poursuit son rêve hégémonique et totalitaire, entend soumettre à son idéologie toutes les croyances qui l'ont précédé. Sous les ordres de Himmler, un service secret traque les ordres religieux, les voyants, les astrologues et les sociétés secrètes afin de leur arracher leurs pouvoirs, leurs rites et leurs techniques et de vérifier leur efficacité. Comment le franc-maçon et le chrétien, aux convictions a priori inconciliables, vont-ils s'affronter, s'écouter et s'entendre face à des tortionnaires nazis déterminés à les asservir ? Peuvent-ils sortir du piège sadique dans lequel ils sont enfermés ?