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Un meurtre, une société. L'assassinat du duc d'Orléans, 23 novembre 1407
Guenée Bernard
GALLIMARD
26,30 €
Épuisé
EAN :9782070725779
L'assassinat de Louis, duc d'Orléans, frère unique du roi de France, par Jean sans Peur, duc de Bourgogne, cousin germain de l'un et de l'autre, est un événement d'importance. D'une part, ce fut une affaire de famille et une affaire d'État qui plongea les Français d'alors, pour deux générations, dans les malheurs d'une guerre civile où s'opposèrent les Armagnacs et les Bourguignons, puis de la guerre étrangère, contre les Anglais. D'autre part, rien ne peut mieux révéler ce que fut la société politique française à la fin du Moyen Âge. Les Français rêvaient alors d'une société bien ordonnée en une belle hiérarchie dominée par la majesté royale. En réalité, désordres et violences les faisaient vivre dans une structure fragile que la folie du roi Charles VI menaça plus encore. Elle posa des problèmes que ni les parents du roi ni les institutions (lu royaume ne purent résoudre. La haine et le froid calcul poussèrent le duc de Bourgogne au meurtre de son rival. Ce meurtre aurait pu être de peu de conséquence. Si le duc avait avoué son crime et s'était repenti, le roi aurait pu pardonner, et la paix aurait été rétablie. Au contraire, l'honneur du duc le conduisit à se justifier et à se glorifier. Le roi fut donc impuissant à contenir le désir de vengeance des parents et amis du duc d'Orléans. Le récit des tempêtes et des débats qui suivirent le meurtre de 1407 est ici prolongé jusqu'en 1419, où la mort du duc fut vengée par le meurtre de son meurtrier, à Montereau, sur ordre et en présence du dauphin Charles, le futur Charles VII.
Au tournant des XIVe et XVe siècles, courte période d'accalmie au sein de la guerre de Cent ans, la vie artistique rayonne d'un éclat tout particulier. Autour des princes du sang gravite une cour brillante qui rivalisant de luxe et de prodigalité, attire marchands et artisans d'art. Les cours fastueuses s'ornent d'une parure étincelante d'or et de pierres précieuses. Les inventaires royaux et princiers sont le reflet d'un art d'un grand raffinement et dont la somptuosité n'a d'égale que la beauté. En 1879 Jules Labarte publiait, dans la Collection des documents inédits de l'histoire de France, l'inventaire du " mobilier " de Charles V, que le souverain avait fait dresser à la veille de sa mort, en 1380. La comparaison de ce document avec les inventaires établis entre 1418 et 1422 - et qui révèlent, quant à eux, l'extrême pauvreté des collections royales à la fin du règne de Charles VI - invitent à s'interroger sur le sort de ces collections au cours du long règne du " roi fou ". L'inventaire de 1400, publié dans son intégralité, présente un tableau complet des collections royales et une description de l'ensemble des pièces. L'édition intégrale de cet inventaire est précédée d'une introduction retraçant l'histoire des collections royales pendant le règne de Charles VI. Confirmant la disparition d'un grand nombre d'objets depuis 1380, il recense cependant nombre de joyaux nouveaux, merveilleuses créations de l'orfèvrerie parisienne qui, à de très rares exceptions - dont le magnifique " Goldenes Rössl ", offert par Isabeau de Bavière à son royal mari et aujourd'hui conservé dans le trésor d'Altötting (Bavière) - ne nous sont connues que grâce aux descriptions qu'en font cet inventaire. Les indications fournies par ce document sur les lieux et les modes de conservation des objets qu'il décrit ajoute encore à son intérêt.
Guenée Bernard ; Moeglin Jean-Marie ; Theis Lauren
Résumé : En 1275, Primat, moine de Saint-Denis, achève la rédaction de la première grande histoire de France écrite en français, suscitée par Saint Louis et commandée par son abbé, l'illustre Mathieu de Vendôme. C'est le Roman des roys, appelé plus tard Grandes Chroniques de France, récit de la monarchie qui inscrit les rois contemporains dans la glorieuse lignée des rois francs, considérés dès l'origine comme " français ". Jusqu'à l'époque moderne, ce texte majeur est demeuré au fondement de notre tradition nationale. Primat n'a pas seulement procédé à une compilation, genre littéraire noble à l'époque, de versions latines antérieures. Parfaitement maître de son vocabulaire, le moine de Saint-Denis, heureux de vivre en son temps dans le beau royaume de France, a choisi les mots propres à représenter à ses contemporains l'histoire de leur pays, et délibérément projeté dans le passé le modèle qu'il lui paraissait souhaitable de suivre dans le présent. L'auteur montre ainsi de façon magistrale que Primat n'était pas un simple thuriféraire de la grandeur des rois de France, mais bien un véritable historien, conscient des enjeux de son métier. La mort a empêché Bernard Guenée de mettre la dernière main à son manuscrit. Jean-Marie Moeglin, professeur d'histoire du Moyen Age à l'Université Paris-Sorbonne et directeur d'études à l'Ecole pratique des hautes études, s'est chargé d'en établir la publication.
Résumé : 5 août 1392. Le jeune Charles VI règne depuis douze ans. Le royaume de France, alors en paix, est prospère. Ce jour-là, très chaud, le monarque chevauche en forêt du Mans. Un mendiant se jette sous les pieds de sa monture. Saisi brusquement d'une hallucination furieuse, le roi se rue sur son frère Louis, l'épée haute. Il faut le maîtriser. Voici le prince le plus magnifique d'Occident installé pour trente ans dans sa maladie. Jamais on n'avait vu, jamais on ne devait revoir situation si extraordinaire : que faire d'un roi fou ? Bernard Guenée décrit la maladie avec les yeux, les mots et les concepts des contemporains désemparés. Il décrit l'échec des sorciers, l'impuissance des médecins à guérir une maladie mystérieuse, dont on hésite à prononcer le nom. Et voici le plus surprenant : dangereux pour lui et son entourage, inapte à gouverner personnellement alors que le royaume est bientôt aux prises avec les plus graves difficultés, inutile, Charles VI n'est pourtant ni déposé ni écarté du pouvoir. Il grandit même dans l'amour que lui portent ses sujets. Tout se fait par lui, et sans lui. Jamais roi si faible n'a porté en sa personne une idée plus forte de la royauté sacrée. La folie de Charles VI est pour quelque chose dans la construction de l'Etat moderne.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.