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La folie de Charles VI. Roi Bien-Aimé
Guenée Bernard
CNRS EDITIONS
10,00 €
Épuisé
EAN :9782271089830
5 août 1392. Le jeune Charles VI règne depuis douze ans. Le royaume de France, alors en paix, est prospère. Ce jour-là, très chaud, le monarque chevauche en forêt du Mans. Un mendiant se jette sous les pieds de sa monture. Saisi brusquement d'une hallucination furieuse, le roi se rue sur son frère Louis, l'épée haute. Il faut le maîtriser. Voici le prince le plus magnifique d'Occident installé pour trente ans dans sa maladie. Jamais on n'avait vu, jamais on ne devait revoir situation si extraordinaire : que faire d'un roi fou ? Bernard Guenée décrit la maladie avec les yeux, les mots et les concepts des contemporains désemparés. Il décrit l'échec des sorciers, l'impuissance des médecins à guérir une maladie mystérieuse, dont on hésite à prononcer le nom. Et voici le plus surprenant : dangereux pour lui et son entourage, inapte à gouverner personnellement alors que le royaume est bientôt aux prises avec les plus graves difficultés, inutile, Charles VI n'est pourtant ni déposé ni écarté du pouvoir. Il grandit même dans l'amour que lui portent ses sujets. Tout se fait par lui, et sans lui. Jamais roi si faible n'a porté en sa personne une idée plus forte de la royauté sacrée. La folie de Charles VI est pour quelque chose dans la construction de l'Etat moderne.
Au tournant des XIVe et XVe siècles, courte période d'accalmie au sein de la guerre de Cent ans, la vie artistique rayonne d'un éclat tout particulier. Autour des princes du sang gravite une cour brillante qui rivalisant de luxe et de prodigalité, attire marchands et artisans d'art. Les cours fastueuses s'ornent d'une parure étincelante d'or et de pierres précieuses. Les inventaires royaux et princiers sont le reflet d'un art d'un grand raffinement et dont la somptuosité n'a d'égale que la beauté. En 1879 Jules Labarte publiait, dans la Collection des documents inédits de l'histoire de France, l'inventaire du " mobilier " de Charles V, que le souverain avait fait dresser à la veille de sa mort, en 1380. La comparaison de ce document avec les inventaires établis entre 1418 et 1422 - et qui révèlent, quant à eux, l'extrême pauvreté des collections royales à la fin du règne de Charles VI - invitent à s'interroger sur le sort de ces collections au cours du long règne du " roi fou ". L'inventaire de 1400, publié dans son intégralité, présente un tableau complet des collections royales et une description de l'ensemble des pièces. L'édition intégrale de cet inventaire est précédée d'une introduction retraçant l'histoire des collections royales pendant le règne de Charles VI. Confirmant la disparition d'un grand nombre d'objets depuis 1380, il recense cependant nombre de joyaux nouveaux, merveilleuses créations de l'orfèvrerie parisienne qui, à de très rares exceptions - dont le magnifique " Goldenes Rössl ", offert par Isabeau de Bavière à son royal mari et aujourd'hui conservé dans le trésor d'Altötting (Bavière) - ne nous sont connues que grâce aux descriptions qu'en font cet inventaire. Les indications fournies par ce document sur les lieux et les modes de conservation des objets qu'il décrit ajoute encore à son intérêt.
Résumé : Bernard Gui (1261-1331), déjà entrevu dans Le Nom de la Rose, homme d'autorité mais aussi de droit ; Gilles Le Muisit (1272-1353), qu'une perte de la vue convertit en historien-poète des conflits et de la peste au XIV ? siècle ; Pierre d'Ailly (1351-1420), audacieux gagneur qui finit très riche et légat du pape au concile de Constance ; Thomas Basin (1412-1490), conciliateur qui perdra son évêché et rédigera, en homme détrompé, ses histoires de Charles VII et de Louis XI. Quatre produits de l'E. N. A. médiévale que fut l'Université servent à montrer, dans une ère d'apparence immobile, les tensions, ambitions, mobilités, solidarités chez les serviteurs de l'Etat et de l'Eglise. Ici, une vie d'homme est prise comme unité de mesure de l'histoire.
Histoire et culture historique dans l'Occident médiéval. Cet ouvrage voudrait rendre justice aux historiens qui vécurent au Moyen Âge - et d'abord convaincre qu'il y en eut. Il n'y eut pas que des conteurs naifs, comme on le croit trop souvent, mais, tout comme aujourd'hui, des historiens acharnés à reconstruire leur passé, proche ou lointain. L'histoire n'avait pas, au Moyen Âge, la reconnaissance qu'elle a aujourd'hui. Modeste auxiliaire de la théologie, du droit et de la morale, elle n'était jamais enseignée pour elle-même; personne ne pouvait songer à se consacrer tout entier à cette activité secondaire. Pourtant, les achèvements des historiens furent loin d'être négligeables. Ils surent tirer parti de la tradition orale, mais se plongèrent aussi avec courage dans les bibliothèques et les archives. Passionnés de chronologie, ils reconstruisirent comme ils purent un passé daté: l'érudition moderne date de cette époque.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
Pour nos contemporains les pirates et les corsaires se résument aux aventures flamboyantes de marins dans la mer des Caraïbes ou aux attaques de farouches brigands au large de la Somalie. Moins réductrice, la réalité est à la fois multiple, passionnante et souvent plus riche que la fiction. L'Histoire des corsaires et des pirates propose un tableau de ces phénomènes maritimes sur la longue durée, jalonnée de figures mythiques comme Drake, Surcouf, Duguay-Trouin, Dragut, Barberousse, Koxinga. Elle est un voyage dans le temps, des raids maritimes vikings au Moyen Age à la piraterie pratiquée en Asie de Sud-Est de nos jours. Elle est aussi un voyage dans l'espace à travers les mers et les océans, de la Méditerranée aux Antilles, en passant par la mer de Chine et les rives de l'océan Indien, sans omettre le continent américain. Un intérêt est également accordé à l'ancrage de la piraterie dans nos mémoires, à l'élaboration de mythes et à leurs prolongements dans les mondes virtuels du cinéma, de la BD et des jeux électroniques.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.