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Médias situés et mobilités partagées
Guelton Bernard
HERMANN
27,15 €
Épuisé
EAN :9791037003508
La mobilité des personnes, des informations, des objets, des réseaux, et consécutivement la création artistique contemporaine, évoluent très rapidement. Les façons de concevoir, de vivre l'espace-temps et les rapports sociaux subissent en permanence de profondes modifications. Dans ce contexte, les mobilités partagées - définies comme différentes formes de déplacements combinés, physiques et/ou virtuels, entre plusieurs personnes dans un espace continu ou discontinu - sont particulièrement significatives. Ce livre se propose d'aborder ces mobilités partagées à partir d'un deuxième développement de nos nouveaux rapports à l'espace et à la communauté que sont les médias situés, qui sont au coeur du développement des mobilités partagées. Dans le cadre des médias situés, les participants sont successivement, ou simultanément, récepteurs et émetteurs d'une information qui acquiert sa signification en fonction du lieu où elle est produite. Les contributions ici réunies analysent ainsi les changements fondamentaux induits par les techniques de géolocalisation, la portabilité des appareils, la cartographie, la diversité des supports et des médias, tant du point de vue social que culturel, technologique et artistique.
Résumé : Le débarquement de Provence, le 15 août 1944, fut l'opération amphibie la mieux organisée et la plus réussie de toute la guerre. Encore faut-il rappeler que les deux opérations, Overlord en Normandie et Drageon en Provence, avaient été pensées par les Américains comme les deux moments d'une manoeuvre unique destinée à chasser les Allemands du sol français. Ils avaient mémo envisagé que le débarquement de Provence ait lieu avant celui de Normandie voire que les deux aient lieu simultanément. Le succès magistral de l'Opération Dragoon fut paradoxalement à l'origine de la "marginalisation mémorielle" , dans laquelle il a été depuis, relégué. Comme si une victoire éclatante avec relativement peu de morts était moins glorieuse qu'une victoire accompagnée d'une hécatombe ! Ce débarquement fut également celui de la renaissance d'une armée française victorieuse qui réunit, sous l'autorité politique du général de Gaulle et militaire du général de Lattre de Tassigny, tous les éléments d'une France combattante, éparpillés parla défaite de 1940, avec les Français Libres, l'Armée d'Afrique, les résistants, des évadés du STO, des volontaires, etc. Une armée qui, débarquée sur des plages devenues aussi célèbres que celles de Cavalaire ou de Saint-Tropez, libéra dans une liesse indescriptible Toulon puis Marseille avant de remonter avec son homologue américaine la vallée du Rhône à une vitesse telle qu'elle bouleversa tous les plans.
Résumé : La plus longue des batailles de la Seconde Guerre mondiale La bataille de l'Atlantique fut, de septembre 1939 à mai 1945, la plus longue des batailles de toute la Seconde Guerre mondiale. Elle fut et demeure aussi la moins connue. Pas de ruines lors des bombardements, pas de tombes sommaires pour les marins, pas de destructions apparentes, pas de stigmates. Seulement l'océan. Un océan Atlantique qui fut l'un des enjeux majeurs de la guerre, pour les deux adversaires. Sa domination était, pour l'Axe comme pour les Alliés, une condition nécessaire à la victoire. Ils en étaient conscients. Dès 1939, Churchill mit tout en oeuvre pour maintenir ouvertes toutes les routes maritimes qui permettaient au Royaume-Uni de demeurer dans la guerre et à la population britannique de survivre en étant ravitaillée et simplement nourrie. Et, pendant plus de deux ans, la marine britannique, de guerre comme de commerce, souffrit. Les sous-marins allemands, les fameux U-Boote, mais aussi leurs navires-corsaires coulèrent les navires britanniques et alliés par centaines. Mais, à la différence des Britanniques, la majorité des dirigeants allemands, Hitler en tête, rechignaient à accorder la priorité à la guerre navale. Lorsqu'ils comprirent leur erreur, il était trop tard. Les sous-mariniers allemands, aussi hardis fussent-ils, avaient été dépassés par la puissance des chantiers navals américains et britanniques, par les progrès rapides de leur technologie et la hardiesse, comparable à la leur, des marins alliés. Au milieu de l'année 1943, la pente de la victoire sur mer commença à pencher en faveur des Alliés, grâce aux Liberty ship qui apportaient sur le sol britannique les hommes, les armes et le matériel sans lesquels les débarquements en Afrique du Nord puis en Normandie auraient été impossibles. C'est ainsi que, sur l'un des plus grands champs de bataille de la guerre, l'océan Atlantique, depuis les rives de l'Islande jusqu'aux îles Falklands, fut livrée, pendant presque six ans, l'une des plus grandes batailles de la Deuxième guerre mondiale.
Résumé : Parmi la diversité des approches théoriques de la fiction, les particularités des fictions artistiques sont régulièrement évoquées, mais rarement étudiées. Le plus souvent, le domaine littéraire est le seul horizon d'études envisagé et la compréhension des oeuvres artistiques demeure marginale dans l'explicitation des enjeux cognitifs des différentes conceptions philosophiques. Cette publication se concentre sur la question de la fictionnalité des oeuvres d'art à travers leurs moyens d'expression ou de représentation. En effet, il apparaît que les particularités de certains médias et leurs interactions forment un territoire privilégié pour mieux cerner les fictions artistiques. Il s'agit alors d'étudier les spécificités et les relations des différents supports sémiotiques au sein d'une même oeuvre, et leurs modes de réalisation. Sous cet intitulé largement ouvert mais recadré par son sous-titre, la notion de média est à considérer non pas au sens de "mass médias" mais de supports sémiotiques pour les oeuvres artistiques. Si l'usage du terme anglo-saxon doit donc être écarté, une autre acception trouverait ici parfaitement sa place pour qualifier certaines oeuvres, celle de "mixed média". Les oeuvres constituées de médias mixtes renvoient à la question de l'intermédialité, c'est-à-dire celle du rapport entre plusieurs médias au sein d'une même oeuvre.
Désormais omniprésente, la notion de dispositif dans l'art contemporain définit des relations ouvertes, mobiles, reconfigurables selon les contextes et les situations. Originairement constitutif de l'exposition, le dispositif en art contemporain est maintenant susceptible de s'en affranchir totalement. Il intègre les notions d'opérativité et de performativité. L'opérativité ou "caractère d'une action ou série d'actions organisées en vue d'atteindre un but donné" se concentre sur l'utilisateur. Celui-ci, à travers ses actions, sa participation, son implication "perform", exécute, accomplit, joue le dispositif. En ce sens, un principe de performativité régit également de façon conséquente un grand nombre de dispositifs dans les pratiques contemporaines. Cette nouvelle configuration est en étroite corrélation avec une compréhension dynamique de l'espace qui articule la position relative du corps propre avec celle des objets, trajectoires et actions orientées du sujet. Ces principes d'opérativité, de performativité et d'interactions situées forment autant de questions qui redéfinissent une partie importante de la notion de dispositif en art contemporain. Les territoires de l'exposition, des réalités alternées, celui du jeu, se trouvent naturellement convoqués. Comment ces notions sont-elles mises en oeuvre concrètement dans les oeuvres contemporaines ? Quels en sont les constituants, les configurations, les enjeux forment les questions essentielles développées dans cet ouvrage.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.