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Economie de l'innovation. 3e édition
Guellec Dominique
LA DECOUVERTE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782707197566
L'innovation est omniprésente dans nos sociétés, dont elle affecte en profondeur les économies. Elle est au coeur de la stratégie des firmes, de la croissance des nations, des changements dans le marché du travail et la répartition du revenu, de la globalisation et des crises. Elle se manifeste aujourd'hui notamment par la digitalisation de l'ensemble des activités sociales et économiques. Les Etats en ont fait une priorité politique. La théorie économique a beaucoup progressé dans la compréhension de l'innovation, ses déterminants et ses effets : depuis les travaux pionniers de Schumpeter jusqu'aux théories nouvelles de la concurrence, du marché du travail, de la croissance, du commerce international et de l'économie de l'information. Cet ouvrage offre un panorama de ses différents apports, en illustrant les exposés théoriques d'exemples marquants et de statistiques internationales.
Cette anthologie éditée à l'occasion du bicentenaire de la naissance de Tocqueville (1805-1859), nous invite à redécouvrir le cheminement de cet intellectuel visionnaire, fils de l'aristocratie européenne qui va saisir, dès ses débuts, les enjeux de la démocratie. Comment apprendre aux hommes à se gouverner eux-mêmes ? Si la démocratie ouvre résolument l'ère du doute, Tocqueville ne cesse de s'interroger sur des thèmes essentiels : accès à l'éducation, religion, décentralisation, exercice des responsabilités locales, colonisation... Lorsqu'il décrypte ce monde naissant à la démocratie, l'écrivain semble parfois parler du nôtre. Philosophe politique épris de liberté, sociologue de l'égalisation des conditions par la démocratie, pionnier de la comparaison méthodique entre pays, auteur et penseur engagé, c'est un Tocqueville pluriel qui apparaît au fil des diverses interprétations et des commentaires. Tocqueville et l'esprit de la démocratie rassemble une sélection des meilleures contributions parues dans The Tocqueville Review/La Revue Tocqueville. Depuis 25 ans, cette revue franco-américaine publie réflexions et analyses marquantes autour de l'?uvre de Tocqueville. Cet ouvrage bilingue réunit aussi bien les plus grands spécialistes français et internationaux que les jeunes chercheurs et intellectuels qui assurent aujourd'hui la relève.
Le développement des nouvelles technologies de l'information et des biotechnologies, l'émergence attendue d'une "nouvelle économie" suscitent nombre d'interrogations chez les économistes. Quel est le poids des activités innovantes dans les différentes économies ? Quels sont les facteurs favorables à leur développement ? Quel est l'impact du progrès technique sur la croissance, l'emploi ou les inégalités de revenus ? Quel rôle l'État peut-il jouer pour en favoriser l'émergence et la diffusion ? Guellec synthétise les nombreuses recherches théoriques qui se sont développées ces dernières années, approfondissant les travaux pionniers de Schumpeter. Il les illustre systématiquement par des références empiriques, données statistiques, études de cas ou tests économétriques. Ce guide complet et approfondi montre la fécondité mais aussi les limites des théories contemporaines de l'innovation. --Gery Dumoulin
Penseur libre et iconoclaste, Tocqueville (1805-1859) fut un ardent défenseur de la démocratie. Séduit par le modèle politique américain, il interrogea son temps sur l'avènement de la démocratie en France et en analysa les fondements. Il mit au devant de la scène le nouveau rôle, politique du citoyen. Car si en théorie, "tous les hommes naissent libres et égaux en droits", la citoyenneté et l'esprit égalitaire s'acquièrent, en réalité, au prix de combats inlassables. Bousculant les idées reçues sur la démocratie et la Révolution, Tocqueville montre que le passage de l'individu soumis à un régime féodal et absolutiste au citoyen responsable, libre et acteur de la vie démocratique, ne se fit pas par une rupture nette, franche. Pour n'être pas tout à fait en phase avec son époque, Tocqueville n'en était pas moins en avance sur son temps. Sa pensée, dans ce qu'elle conserve et inquiétude sur l'avenir des démocraties, demeure donc plus que jamais d'actualité.
Laurence GUELLEC est maître de conférences en littérature française à l'Université Paris Descartes, membre junior de l'Institut universitaire de France et chercheur dans l'équipe « Écritures de la modernité, littérature et sciences humaines ». http://www.ecritures-modernite.eu/?p=1482 Françoise HACHE-BISSETTE est maître de conférences habilitée en sciences de l'information et de la communication à l'Université Paris Descartes et chercheur au Centre d'histoire culturelle des sociétés contemporaines. h t tp://www. ch c s c. u v s q. f r/mme-hache- b i s s e t tefrancoise- 103827.kjsp?RH=1295347254226
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Composée de plus de 1,3 milliard d'habitants, la société chinoise fascine ou effraie. Depuis 1949, elle a connu l'arrivée des communistes au pouvoir, le maoïsme, les réformes à partir de Deng Xiaoping et la reprise en main du pays dès 2013 par Xi Jinping. De manière inédite dans l'histoire du capitalisme, elle concilie un libéralisme économique d'Etat et un régime officiellement de " dictature démocratique du peuple ". Concrètement, comment la Chine en est-elle arrivée à cette modernité contrastée et quels sont les effets d'un régime autoritaire sur les différentes strates de la société chinoise ? La trame chronologique suivie dans ce livre permet d'analyser la société chinoise sous de multiples angles : éducation, travail, santé, appartenance ethnique, migrations, rapports hommes-femmes, jeunesse, religion, inégalités sociales, mouvements de contestation, questions sociales et environnementales. Les nombreux encadrés apportent des éclairages précis et des données récentes sur des aspects souvent méconnus de la société et de ses acteurs, au-delà des clichés sur la modernisation chinoise en ce début de XXIe siècle.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Pourquoi la question migratoire est-elle aujourd'hui réduite, en Europe, à cette notion de crise ? Dans un contexte de tensions politiques, de débats médiatiques véhiculant souvent des catégories d'analyse impropres ou erronées, l'ouvrage se propose de faire le point sur les enseignements que ladite crise a révélé en termes de nouvelles pratiques, et de logiques latentes. Les événements survenus en Méditerranée au cours de l'année 2015, communément qualifiés de " crise des migrants ", ont bien constitué le révélateur d'une crise profonde en Europe. Mais de quelle " crise " parlons-nous ? Pourquoi le fait migratoire est-il aujourd'hui le plus souvent réduit, en Europe, à cette notion ? Pour les auteur. e. s de cet ouvrage, l'utilisation de ce terme reflète avant tout le refus des Etats européens d'intégrer les dimensions contemporaine et internationale d'un phénomène qu'il est illusoire de prétendre enrayer et qui ne peut au demeurant être qualifié ni de nouveau ni d'imprévisible. Cette attitude de déni se traduit par une gestion meurtrière des frontières et le renoncement au principe de solidarité entre Etats membres qui est supposé fonder l'Union européenne. Elle met en évidence la véritable crise, celle de l'accueil. Grâce à un éclairage pluridisciplinaire, cet ouvrage se propose de faire le point sur ce que la " crise " nous apprend, en termes de nouvelles pratiques et de logiques latentes.