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Les ruses éducatives. 100 Stratégies pour mobiliser les élèves
Guégan Yves
ESF
23,35 €
Épuisé
EAN :9782710119647
Malgré ses dénégations, l'éducateur ne peut guère se passer de la ruse... Il sait, en effet, qu'il doit mobiliser ses élèves sur des objectifs qui ne relèvent pas de leurs intérêts immédiats, qu'il doit susciter chez eux un désir d'apprendre parfois absent et les amener souvent à engager des efforts dont ils aimeraient se dispenser. Pour tout cela, l'autoritarisme n'est guère efficace: il peut permettre d'obtenir une soumission de façade, mais sans vraiment d'implication authentique sur le long terme. La ruse, en revanche, dès lors qu'elle est conçue sous le signe de la bienveillance et pratiquée avec humour, peut déjouer en souplesse les résistances à apprendre et faciliter ainsi la coopération éducative au sein de la classe. Loin de toute manipulation, elle offre aux élèves des "prises" variées pour entrer dans les savoirs. Elle multiplie les chances pour qu'ils se sentent concernés. Elle leur donne des occasions de sortir des stéréotypes et de renouer avec des dynamiques constructives. On trouvera ainsi dans ce livre un ensemble de suggestions pédagogiques utilisables dans tous les contextes scolaires et éducatifs. Son auteur a travaillé avec de très nombreux enseignants, en particulier avec celles et ceux qui savent la difficulté quotidienne d'impliquer dans l'école des élèves qui rêvent d'être ailleurs. Il nous offre une analyse très fine des réalités de la classe, une foule d'exemples concrets et de suggestions... Un livre qui se lit, à chaque page, avec le plaisir de la découverte et la perspective de pratiques pédagogiques renouvelées. Pour être, en même temps, un professeur plus heureux et plus efficace.
Résumé : " Marat est un homme de secrets. La Résistance exigeait qu'on s'avançât masqué, il s'y montra à son avantage. Ainsi il n'avait jamais avoué à quiconque dans son groupe qu'il avait été l'ami de Brasillach en khâgne à Louis-le-Grand et qu'il lui avait, à la fin du mois d'août 44, proposé de le planquer en Normandie. De même, il s'était gardé de dire à Héloïse ce qu'il est en train de rappeler à Maréchal : "Drieu doit mourir, c'est écrit d'avance, mais pas fusillé, pas exécuté, pas comme un collaborateur ordinaire... Nous ne l'avons enlevé que pour lui permettre de s'appliquer à lui-même la leçon de l'Antiquité. Toute défaite, et plus encore toute défaite de l'intelligence, et de l'honneur, doit être sanctionnée par le sacrifice volontaire de la vie. Nous sommes donc là pour lui indiquer la voie, pour l'y accompagner au besoin. " " Après la Libération, alors qu'il déambule dans Paris en sortant d'un bar, Pierre Drieu la Rochelle se fait enlever par un groupe de communistes (dont le " chef ", Marat, n'est autre que Roger Vailland, écrivain et figure de la Résistance). Dans une salle désaffectée qui ressemble à une scène de théâtre, Drieu subit un procès symbolique où sont mises en avant ses compromissions avec le régime de Vichy, ses trahisons, ses contradictions, et surtout ses faiblesses. Son itinéraire est retracé, entre grandeur littéraire et petitesse humaine. Lui qui a côtoyé Dada et le surréalisme, qui fait encore preuve au début des années 1930 d'idées républicaines et tourne volontiers en dérision les théories racistes, se laisse peu à peu séduire par l'esthétique nazie et dirigera la Nouvelle Revue Française durant l'Occupation... Au terme de cette nuit d'introspection forcée, Drieu est relâché. Nous savons qu'il va se suicider... Dans une écriture extrêmement épurée, ce roman sous-titré " fable " revisite sur le mode du " et si... " non seulement les engagements d'un homme, mais également les hasards, les errances et les erreurs qui peuvent forger nos destinées bousculées par l'Histoire...
Véritable guide pratique, cet ouvrage vise à donner aux enseignants, notamment les plus jeunes, les clés pour faciliter la coopération éducative et déjouer en souplesse les résistances. La ruse n'est donc pas " artifice pour tromper ", mais une " démarche indirecte pour obtenir un résultat ", ce qui en fait une stratégie pédagogique aussi efficace que vertueuse. L'ouvrage croise une approche psycho-sociologique et une approche pédagogique. Il témoigne de l'action quotidienne des enseignants aux prises avec les difficultés du métier, au travers de nombreux exemples de terrain collectés au cours d'entretiens ou de réunions de groupes d'échange des pratiques.
Edouard Manet (1832-1883) sera ce peintre de la vie moderne que Baudelaire, dans son Salon de 1845, appelle de tous ses voeux. Pour le poète-critique d'art, comme pour l'artiste, la couleur, la subjectivité et les passions ne suffisent plus: les peintres futurs devront arracher leurs sujets à la société actuelle, habillée de noir et affligée d'une désespérante monotonie. Car c'est là, au coeur du trivial, du spleen, de l'horreur, comme de sa magie amère et de son tempo vif, que gît la modernité. Elle va trouver en Manet son baromètre. Ce Hors série retrace, en 8 modules, les principales étapes de ce face à face de Manet avec la vie moderne: Les leçons de Couture, dans l'atelier où il se forme six ans durant, a rencontre avec Baudelaire, décisive, l'Espagne au coeur, entre flamenco et toreros, la partie carrée, ou le scandale du Déjeuner sur l'herbe, en 1863, ce quatuor formé de deux étudiants en costume sombre et de deux naïades modernes, d'un chat noir l'autre, ceux que célèbre Baudelaire et celui qui pose aux pieds d'Olympia, de Zola à Mallarmé, le soutien des écrivains et leur influencesur le peintre, toujours en quête de nouveaux sujets, 1879, un tournant: les personnages et les loisirs parisiens, à la façon de Degas et du naturalisme, l'histoire au présent: après le choc de la Commune, une nouvelle peinture d'histoire pour des héros de son temps, tel Henri Rochefort s'évadant du bagne de Nouvelle Calédonie.
Résumé : "Hemingway, qui paraissait fatigué, accablé, désorienté lorsqu'il s'est enfermé avec son autre lui-même, respire désormais la sérénité. Et l'assurance. Il ira voir Hammett, et ils feront la paix, quitte à ce qu'elle soit courte et qu'elle se termine dans le sang. En tout état de cause, ils ne peuvent qu'essayer de se réconcilier. Ils y sont condamnés par leur ennemi commun. Ne partagent-ils pas en effet le privilège, car c'en est un, d'avoir été classés FBI Targets par Hoover lui-même ?".
Véritable guide pratique, cet ouvrage vise à donner aux enseignants, notamment les plus jeunes, les clés pour faciliter la coopération éducative et déjouer en souplesse les résistances. La ruse n'est donc pas " artifice pour tromper ", mais une " démarche indirecte pour obtenir un résultat ", ce qui en fait une stratégie pédagogique aussi efficace que vertueuse. L'ouvrage croise une approche psycho-sociologique et une approche pédagogique. Il témoigne de l'action quotidienne des enseignants aux prises avec les difficultés du métier, au travers de nombreux exemples de terrain collectés au cours d'entretiens ou de réunions de groupes d'échange des pratiques.
Tout enseignant, tout éducateur se doit d'exercer une autorité. Aucun d'entre eux, d'ailleurs, ne souhaite délibérément abdiquer son autorité ! Pour autant, les injonctions à la "restauration" de l'autorité traditionnelle paraissent bien dérisoires dès lors qu'elles ne s'accompagnent ni d'une réflexion sur la nature de cette autorité, ni d'un travail sur les moyens de l'exercer à bon escient. L'ouvrage de Bruno Robbes rompt tout autant avec les lamentations passéistes sur un âge d'or de l'autorité qu'avec les préconisations simplistes sur "la tenue de classe". L'auteur s'efforce, en revanche, de comprendre comment une autorité peut être véritablement éducative. Il souligne la nécessité de dépasser l'opposition entre contrainte et liberté afin de construire des situations où l'élève consent à s'impliquer dans ce qui lui est proposé pour accéder aux savoirs qui lui permettront de s'émanciper. Il montre aussi que cette autorité requiert une éthique professionnelle qui la rend, tout à la fois, légitime et praticable. Mais l'originalité de ce livre tient aussi dans la manière dont il s'appuie sur des situations concrètes qui, de la maternelle au lycée, permettent de comprendre où se situent les problèmes d'autorité, comment les analyser et les surmonter. Grâce à ces situations, où l'on reconnaîtra le quotidien de notre école, le lecteur pourra non seulement identifier les enjeux de l'autorité éducative aujourd'hui, mais aussi voir comment on peut concrètement s'y prendre pour y faire face. Sans dramatiser ni s'épuiser. Et même en trouvant du plaisir à enseigner ! Philippe Meirieu.
Les enseignants considèrent légitimement que l'essentiel de leur activité réside dans le face-à-face singulier qu'ils entretiennent avec leurs élèves. Néanmoins, ils disent également souffrir de la solitude et ont ainsi, à l'égard du travail en équipe, un sentiment particulièrement ambivalent. Pourtant, depuis plusieurs années, les recommandations officielles, mais aussi les travaux sur le fonctionnement des établissements, mettent en avant le caractère positif pour les élèves d'une collaboration entre les professeurs : facteur de cohérence éducative, cela contribuerait à l'émergence d'une nouvelle professionnalité, plus lucide et efficace, plus équilibrée aussi et soutenant l'engagement pédagogique tout au long de la carrière. Mais l'injonction, dans ce domaine, se heurte souvent à des difficultés concrètes : pourquoi et comment collaborer ? Comment faire de cette collaboration du temps gagné et non du temps perdu ? Quels domaines investir et quelles règles de travail se fixer ? Jean-Claude Meyer reprend ici toutes ces questions, avec de nombreux exemples très concrets. Il montre quelles sont les configurations efficaces du travail collaboratif et comment elles peuvent s'attacher à des enjeux stratégiques dans de véritables dynamiques de projet. Il insiste sur la possibilité de mettre en place de véritables "plans de formation" dans les collèges et les lycées. Bref, il montre que les enseignants peuvent et doivent faire le pari de l'intelligence collective.
La pédagogie Montessori considère l'enfant avec toutes ses potentialités, faisant le pari que chacun peut se développer et apprendre si on lui offre un environnement et les outils adéquats. Ni élitiste, ni contraignante, encore moins individualiste, cette pédagogie promeut, au contraire, la personnalisation des apprentissages. Enseignante en maternelle depuis plusieurs années, Marguerite Morin partage, dans ce livre, son expérience et montre qu'il est tout à fait possible de mettre en place la pédagogie Montessori à l'école publique. Elle offre des pistes à tous ceux qui voudraient se lancer dans la même aventure. Elle répond aux questions concrètes que les enseignants se posent : emploi du temps, budget, relations avec les collègues, nombre d'élèves... Mais surtout, elle fait le lien entre la pédagogie Montessori et les récents programmes officiels, afin de répondre aux exigences de l'Education nationale. Des fiches pratiques présentent pas à pas plus de 60 activités Montessori, toutes illustrées de photos d'élèves en situation. Véritable guide pratique, cet ouvrage accompagnera l'enseignant qui souhaite changer de posture et mettre en place la pédagogie Montessori dans sa classe. Des outils téléchargeables en ligne sont un complément indispensable pour bien démarrer : plans de séquences thématiques détaillés séance par séance, fiches de suivi, document d'évaluation, vidéos de vie de classe...