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Manet. L'héroïsme de la vie moderne
Guégan Stéphane
GALLIMARD
8,55 €
Épuisé
EAN :9782070132270
Edouard Manet (1832-1883) sera ce peintre de la vie moderne que Baudelaire, dans son Salon de 1845, appelle de tous ses voeux. Pour le poète-critique d'art, comme pour l'artiste, la couleur, la subjectivité et les passions ne suffisent plus: les peintres futurs devront arracher leurs sujets à la société actuelle, habillée de noir et affligée d'une désespérante monotonie. Car c'est là, au coeur du trivial, du spleen, de l'horreur, comme de sa magie amère et de son tempo vif, que gît la modernité. Elle va trouver en Manet son baromètre. Ce Hors série retrace, en 8 modules, les principales étapes de ce face à face de Manet avec la vie moderne: Les leçons de Couture, dans l'atelier où il se forme six ans durant, a rencontre avec Baudelaire, décisive, l'Espagne au coeur, entre flamenco et toreros, la partie carrée, ou le scandale du Déjeuner sur l'herbe, en 1863, ce quatuor formé de deux étudiants en costume sombre et de deux naïades modernes, d'un chat noir l'autre, ceux que célèbre Baudelaire et celui qui pose aux pieds d'Olympia, de Zola à Mallarmé, le soutien des écrivains et leur influencesur le peintre, toujours en quête de nouveaux sujets, 1879, un tournant: les personnages et les loisirs parisiens, à la façon de Degas et du naturalisme, l'histoire au présent: après le choc de la Commune, une nouvelle peinture d'histoire pour des héros de son temps, tel Henri Rochefort s'évadant du bagne de Nouvelle Calédonie.
Le romantisme n'enjolive pas le monde, il le dévoile ou le réincarne à travers ses fictions, ses voyages et ses passions. Il dit le réel en saisissant l'imagination. Delacroix (1798-1863) fut la flamme de ce romantisme-là, embrassant et embrasant les grands thèmes qui le définissent. La politique, l'Orient, l'Eros, le sacré, Dante ou Shakespeare agissent, chez lui, d'une façon neuve, poétique, duelle, contagieuse. Ce peintre qu'on dit coupé du présent et des femmes, en retrait de l'actualité et de ses désirs, fixe son époque comme nul autre. La chute de l'Empire et les révolutions du siècle ont laissé des traces profondes sur ses caricatures, souvent tues, et sur sa peinture, arrimée au combat démocratique. Le règne du "beau idéal" s'effondre... Mais Delacroix est aussi l'homme d'un héritage assumé : David et son énergie virile, Guérin et ses noirceurs ont nourri sa jeunesse ; Géricault l'a durablement électrisé, et Gros l'a précipité dans la guerre moderne, de la Grèce au Maroc. Jamais très loin, Raphaël, Titien, Michel-Ange, Rubens et Rembrandt entraînent aussi l'oeuvre au-delà d'elle-même. Accompagné de 150 illustrations, le texte de Stéphane Guégan rend compte d'une vie et d'une carrière. Il explore surtout le fonctionnement d'une triple mémoire, affective, culturelle et républicaine, au coeur d'une aventure picturale qui glisse vers Manet, Cézanne, Gauguin et Picasso. Vers nous, en somme.
Ingres, disait Baudelaire, est le peintre des «volupté[s] profonde[s]». Mais l'histoire de l'art ne l'entend pas ainsi et s'évertue encore à blanchir le grand homme de ses écarts comme de ses excès. Jusqu'au Bain turc, sa carrière est pourtant saturée d'images scabreuses. Ce livre se penche sur certaines d'entre elles, peu ou jamais reproduites. À partir de leur témoignage, c'est donc une vision nouvelle, libre, du peintre des Odalisques qui nous est offerte. Ingres ou l'érotisme à l'oeuvre.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Le paysage parisien n'est certes pas né avec la ville haussmannienne, les illustrateurs ayant toujours exploré ce thème. Mais Paris, telle qu'elle se développe au XIXe siècle, fournit aux artistes de nouveaux motifs, traduits à l'aide de moyens picturaux inédits. La ville est saisie comme une entité mouvante et les artistes négligent l'étude des monuments ou de l'anecdote pour lui préférer la recherche de ce "merveilleux moderne", de cette poésie urbaine dont Baudelaire se fait le héraut. Paris s'impose, lisible, ample, monumentale, dans les compositions de Manet, Caillebotte ou Monet. Les impressionnistes s'identifient à la vie urbaine dynamique, toujours changeante selon les variations de la lumière, et la montrent sous un jour neuf. Les transformations de Paris engendrent de grands bouleversements dans le mode de vie de ses habitants: cafés et cafés-concerts, brasseries, bals, cirques, opéras et théâtres, parcs et jardins publics, courses, se multiplient, fournissant autant de thèmes aux artistes à la recherche de cette "beauté mystérieuse".
Lefebvre Géraldine ; Jumeau-Lafond Jean-David ; Le
Résumé : Célèbre pour son oeuvre de décorateur, Jean Francis Auburtin (1866-1930) se révèle être aussi un peintre de chevalet qui excelle dans l'emploi de l'huile, de la gouache et du fusain. Pour composer le cadre idéal de ses tableaux, le peintre parcourt le littoral français : les rivages escarpés de Bretagne, de Normandie et de la côte méditerranéenne. Grand admirateur de Claude Monet, Auburtin a fait le choix de se confronter aux mêmes paysages que son aîné. Mais s'il pratique le travail en série, Auburtin s'attache moins à rendre les modulations atmosphériques et lumineuses chères à Monet, et préfère une construction solide, l'étagement des roches et le théâtre imposant de la nature. Cet ouvrage présente ces deux regards différents portés sur les mêmes paysages.