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Bistrot !
Guégan Stéphane
GALLIMARD
12,00 €
Épuisé
EAN :9782072708060
Cafés, bistrots et cabarets, plus que tout autre espace urbain, constituent le coeur de notre civilisation : une certaine façon d'être au monde s'y concentre. De tout temps, les artistes et les écrivains en ont colonisé le lieu et observé la faune. Cet effet de miroir culmine entre Baudelaire et Aragon, Manet et Picasso, Forain et Otto Dix, Masson et le jeune Rothko, mais il surgit avant et se prolonge jusqu'à nous. L'exposition de la Cité du Vin, qui navigue entre l'Europe et les Etats-Unis, confronte la peinture à la photographie, au cinéma, à la littérature, et se détourne résolument des récits courants de la modernité. Forte d'une centaine d'oeuvres, elle voudrait établir le rôle essentiel de ces espaces de rencontre, en tous sens, dans la création et la société occidentales. Périphérique au temps des Saint Aubin, plus présent chez Daumier, le thème explose à partir des années 1860-1870, tant il colle aux attentes de la génération qui a lu Baudelaire. Le cubisme et le surréalisme, au XXe siècle, ne sont pas les seuls à s'emparer du sujet et à lui faire avouer sa part de rêve. Explorant le large éventail des situations que le café abrite et stimule, du buveur solitaire à la scène de drague, du retrait mélancolique à l'affirmation identitaire, de l'exclusivité masculine à la revendication féminine, l'exposition questionne enfin ce que les artistes ont cherché à dire d'eux. Le visiteur, à son tour, s'y laisse entraîner vers lui-même.
Edouard Manet (1832-1883) sera ce peintre de la vie moderne que Baudelaire, dans son Salon de 1845, appelle de tous ses voeux. Pour le poète-critique d'art, comme pour l'artiste, la couleur, la subjectivité et les passions ne suffisent plus: les peintres futurs devront arracher leurs sujets à la société actuelle, habillée de noir et affligée d'une désespérante monotonie. Car c'est là, au coeur du trivial, du spleen, de l'horreur, comme de sa magie amère et de son tempo vif, que gît la modernité. Elle va trouver en Manet son baromètre. Ce Hors série retrace, en 8 modules, les principales étapes de ce face à face de Manet avec la vie moderne: Les leçons de Couture, dans l'atelier où il se forme six ans durant, a rencontre avec Baudelaire, décisive, l'Espagne au coeur, entre flamenco et toreros, la partie carrée, ou le scandale du Déjeuner sur l'herbe, en 1863, ce quatuor formé de deux étudiants en costume sombre et de deux naïades modernes, d'un chat noir l'autre, ceux que célèbre Baudelaire et celui qui pose aux pieds d'Olympia, de Zola à Mallarmé, le soutien des écrivains et leur influencesur le peintre, toujours en quête de nouveaux sujets, 1879, un tournant: les personnages et les loisirs parisiens, à la façon de Degas et du naturalisme, l'histoire au présent: après le choc de la Commune, une nouvelle peinture d'histoire pour des héros de son temps, tel Henri Rochefort s'évadant du bagne de Nouvelle Calédonie.
Ingres, disait Baudelaire, est le peintre des «volupté[s] profonde[s]». Mais l'histoire de l'art ne l'entend pas ainsi et s'évertue encore à blanchir le grand homme de ses écarts comme de ses excès. Jusqu'au Bain turc, sa carrière est pourtant saturée d'images scabreuses. Ce livre se penche sur certaines d'entre elles, peu ou jamais reproduites. À partir de leur témoignage, c'est donc une vision nouvelle, libre, du peintre des Odalisques qui nous est offerte. Ingres ou l'érotisme à l'oeuvre.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Résumé : Cet hommage rendu à Jean-Michel Basquiat en présence de certains de ses pères spirituels - Matisse, Picasso, Twombly- le place avec jubilation au coeur d'une généalogie des grands noms de l'histoire de l'art du XXe siècle qu'il affectionne particulièrement, et questionne en profondeur les gestes à l'oeuvre dans ce travail aussi révolutionnaire qu'héroïque et majestueux. L'exposition retourne aux sources de l'énergie brute d'une peinture aussi viscérale et instinctive que consciente d'elle-même, et qui symbolique à elle seule de nouvelles manières d'envisager l'art dans les années 1980.
Le monde est perméable à la rêverie la plus indéterminée. C'est alors que la rêverie a vraiment de la profondeur. Le ciel bleu se creuse sous le rêve. Le rêve échappe à l'image plane. Bientôt, d'une manière paradoxale, le rêve aérien n'a plus que la dimension profonde [...] D'abord il n'y a rien, ensuite il y a un rien profond, puis une profondeur bleue" Gaston Bachelard, L'Air et les songes. Essai sur l'imagination du mouvement, Paris, Librairie José Corti,1943
Incroyable parcours que celui de ce peintre flamand qui se fait diplomate, s'élève dans la société et intercède auprès des princes ! Très jeune, Pierre Paul Rubens sillonne de cour en cour une Europe belliqueuse où les alliances entre familles dominantes se font et se défont. Recommandé auprès des uns en Italie, mandaté par les autres en Espagne, adoubé aussi bien par la maison d'Angleterre que par la famille de Habsbourg, Rubens se nourrit un peu plus à chaque séjour des modèles qu'il découvre dans les collections des grands monarques de son temps. Mais Rubens n'est pas seulement peintre virtuose au service du pouvoir car l'art de la couleur rejoint, chez lui, l'art de la politique. Réunir ses portraits, c'est aussi prendre le parti de mettre en avant cet aspect si particulier de sa carrière. Le Musée du Luxembourg, à travers cette exposition sur les portraits princiers de Rubens, met à l'honneur un sujet qui résonne avec l'histoire du lieu comme avec celle de Marie de Médicis.
Résumé : La Petite Galerie du Louvre, espace dédié à l'éducation artistique et culturelle, célèbre pour sa cinquième saison la "Figure d'artiste", en écho au cycle d'expositions annuel que le Musée consacre aux génies de la Renaissance : Léonard de Vinci, Donatello, Michel-Ange ou Altdorfer. C'est en effet à la Renaissance que l'artiste affirme son indépendance et cherche à quitter le statut d'artisan pour revendiquer une place particulière dans la cité. Toutefois, cette invention de la "figure d'artiste" a une histoire plus ancienne et plus complexe qui débute dès l'Antiquité et dont l'ampleur des collections du Louvre permet de prendre la mesure. La signature, l'autoportrait ou la biographie servent son dessein : mettre les mots en images et accéder à la renommée accordée aux poètes inspirés par les Muses. C'est ce dialogue entrepris de longue date entre les arts visuels et les textes que l'ouvrage poursuit au fil des pages, les mots donnant vie aux oeuvres et les oeuvres donnant chair aux mots.