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Cent tableaux qui font débat
Guégan Stéphane ; Storelli Delphine
HAZAN
43,75 €
Épuisé
EAN :9782754107044
Dès qu?elle s?est prétendue libre, la peinture a fait parler d?elle. L?ère des scandales ne débute pas avec Le Déjeuner sur l?herbe de Manet, comme une histoire de l?art paresseuse nous en rebat les oreilles. Ce livre commence par le rappeler, il y a toujours eu des « refusés » pour protester contre l?ostracisme qui les frappait. Ce que nous apprend aussi l?étude du passé, c?est que ces mêmes refusés ne l?ont jamais été complètement. Il faut se défaire d?une légende tenace qui fait du novateur le martyre d?une cause perdue d?avance, et donc d?une reconnaissance posthume. Force donc était d?ouvrir l?enquête par une vingtaine d??uvres parmi les plus discutées de notre musée imaginaire. La plupart d?entre elles nourrissent encore une vision héroïque de la création picturale. Sans nier leur impact et l?incompréhension qu?elles suscitèrent, il est aujourd?hui possible de montrer comment, dès la Renaissance, la provocation est devenue une stratégie, et le rejet un gage d?authenticité. À mesure que l?espace public a absorbé le monde de l?art, faisant naître l?exposition et la critique d?art telles que nous les connaissons, faire scandale a tourné au savoir-faire. Au-delà de la stratégie d?ensemble, il y a les raisons du désaccord. C?est, au fond, le c?ur du présent ouvrage, qui ramasse en cinq perspectives ce qui de tout temps a fait débat. Sait-on que le primitivisme ne date pas d?Ingres ou de Picasso? Que la politique croise la peinture bien avant les supposés dissidents chinois? Que l?érotisme le plus dur n?a pas attendu Balthus et Bacon pour jouer les contrebandiers? Que le réalisme de Courbet a connu quelques avant-courriers notoires? Les codes sont faits pour être transgressés, dira-t-on. Il était bon de reconstituer ces filiations oubliées qui lient le bel aujourd?hui aux premiers frondeurs de notre histoire. À cet égard, le lecteur attentif verra se lever, au fil des pages, des connections inattendues entre des artistes que l?usage est de séparer et même d?opposer. C?est qu?il est une autre histoire de l?art que celle des manuels avec leurs séquences obligées, leur périodisation linéaire, leurs clivages nationaux, leurs généalogies stylistiques périmées. Ici la peinture se constitue en mémoire de sa pratique et de ses audaces, elle engendre un espace propre et jette ses ramifications bien au-delà de son moment d?apparition. Du reste, comment expliquerait-on ces cas qui continuent à diviser les experts? On ne cesse de gloser les mystères de Piero della Francesca, Holbein, Girodet, Van Gogh ou Anselm Kiefer. Parallèlement chaque époque se saisit des images à la lumière de ses préoccupations et obsessions. Les images sont faites pour ça, dira-t-on. La lecture sexuée de la peinture est à la mode, l?altérité et le communautaire aussi. Faut-il réduire Artemisia Gentileschi et Paula Becker à la grille des féministes? Basquiat à ses origines haïtiennes? Arméniennes dans le cas de Gorky? Peut-on enfin exclure de notre histoire de la modernité tous ceux qui rompirent avec ses dogmes et retrouvèrent cette part de liberté dont ce livre se veut, avant tout, une chronique possible?
Résumé : Deux siècles après sa naissance, Baudelaire jouit d'une position souveraine. En poésie : c'est la révolution des Fleurs du mal, celle d'une langue plus physique et réceptive au présent. En art : c'est l'impératif de la modernité, qui exige qu'on peigne la vie moderne dans son mouvement et sa vérité profonde. Personne n'a mieux saisi Delacroix, Ingres et Daumier, électrisé Courbet et Manet, dissocié bonne et mauvaise photographies, promu l'égale légitimité des cultures ou le divorce entre morale de l'art et morale commune. Ce livre, sans séparer le poète du journaliste, réexamine la déflagration Baudelaire et pourquoi elle agit encore.
Edouard Manet (1832-1883) sera ce peintre de la vie moderne que Baudelaire, dans son Salon de 1845, appelle de tous ses voeux. Pour le poète-critique d'art, comme pour l'artiste, la couleur, la subjectivité et les passions ne suffisent plus: les peintres futurs devront arracher leurs sujets à la société actuelle, habillée de noir et affligée d'une désespérante monotonie. Car c'est là, au coeur du trivial, du spleen, de l'horreur, comme de sa magie amère et de son tempo vif, que gît la modernité. Elle va trouver en Manet son baromètre. Ce Hors série retrace, en 8 modules, les principales étapes de ce face à face de Manet avec la vie moderne: Les leçons de Couture, dans l'atelier où il se forme six ans durant, a rencontre avec Baudelaire, décisive, l'Espagne au coeur, entre flamenco et toreros, la partie carrée, ou le scandale du Déjeuner sur l'herbe, en 1863, ce quatuor formé de deux étudiants en costume sombre et de deux naïades modernes, d'un chat noir l'autre, ceux que célèbre Baudelaire et celui qui pose aux pieds d'Olympia, de Zola à Mallarmé, le soutien des écrivains et leur influencesur le peintre, toujours en quête de nouveaux sujets, 1879, un tournant: les personnages et les loisirs parisiens, à la façon de Degas et du naturalisme, l'histoire au présent: après le choc de la Commune, une nouvelle peinture d'histoire pour des héros de son temps, tel Henri Rochefort s'évadant du bagne de Nouvelle Calédonie.
L'exposition Napoléon. La Maison de l'Empereur et le catalogue qui l'accompagne proposent au public de ressusciter l'esprit et les ambiances de la cour impériale, organisée autour de la personnalité de Napoléon 1er afin d'assurer la propagande de son régime. La "Maison de l'Empereur" fut une institution essentielle au régime napoléonien, responsable de la vie quotidienne de la famille impériale et de l'ancien général Bonaparte devenu l'empereur Napoléon. Cet ouvrage propose de faire revivre l'ambiance et de comprendre l'esprit de la cour de France au temps du Premier Empire. Une sélection d'oeuvres et d'objets d'art révèle le rôle de la Maison dans le façonnage d'une identité monarchique pour le nouvel empereur, sa famille et son entourage. La Maison de l'Empereur se composait de six départements, avec à leur tête un grand officier, haut dignitaire de l'Empire : grand aumônier, grand maître des cérémonies, grand maréchal du Palais, grand veneur, grand chambellan et grand écuyer étaient chacun associés à l'organisation de chaque moment du spectacle de la Cour. Plus de 250 oeuvres des beaux-arts et d'arts décoratifs dialoguent au service de l'idéologie et de la propagande officielle. L'exposition est organisée et mise en tournée par le Musée des beaux-arts de Montréal 3 février au 6 mai 2018 avec la participation du château de Fontainebleau et le soutien exceptionnel du Mobilier national, Paris. Après Montréal, elle sera présentée au Virginia Museum of Fine Arts de Richmond, au Nelson-Atkins Museum of Art de Kansas City, et terminera sa tournée au Musée national du château de Fontainebleau du 13 avril au 15 juillet 2019. Exposition 2018-2019 : organisée et mise en tournée par le Musée des beaux-arts de Montréal, Montréal, Canada (commissariat : Sylvain Cordier, conservateur des arts décoratifs anciens).
Objet et sujet de tous les regards, le visage humain est omniprésent et toujours difficile à saisir : jamais nous ne pouvons être tout à fait certains qu'il se livre entièrement à nous. En partie en raison de cette ambivalence, il est devenu un objet d'étude au croisement de disciplines fort diverses, de la neurophysiologie à la philosophie du corps, de l'anthropologie culturelle à l'histoire des arts visuels. Il est ainsi analysé aussi bien comme enveloppe, surface, matériau, médium, théâtre des opérations, objet culturel, social, et politique, mais peut-être avant tout comme une prérogative de l'espèce humaine. Or toutes les interrogations qu'il suscite convergent vers une question à la fois très simple dans sa formulation et infiniment complexe dans les multiples réponses que l'on peut y apporter : qu'est-ce qu'un visage ? En choisissant une approche encyclopédique dans un ouvrage richement illustré, l'auteur favorise plusieurs types de lectures : une lecture méthodique, mais aussi des consultations ponctuelles et des découvertes aléatoires, afin de restituer un peu de ce que les recherches menées lors de cette enquête doivent au hasard des rencontres, des profils perdus et des singuliers face-à-face.
Nouvelle version reliée avec couverture en simili soie et rubans, pages intérieures en "papier de riz".Le Pont Nihonbashi, le Mont Fuji, et la nature toujours présente, les jeux de lumière et de transparence à travers les sudare, le théâtre Kabuki, les courtisanes des maisons vertes, les visages et le miroir? autant de thèmes qui sont source d?inspiration permanente pour les artistes de l?Ukiyo-e, à travers les siècles.Suivant une trame historique de la fin du xviie siècle jusqu?à nos jours, Nelly Delay explique la permanence de ces thèmes dans l?art de l?estampe. Elle décrit le contexte historique, culturel et social dans lequel cet art a vu le jour et évolué au cours des siècles et montre combien il est profondément ancré dans la civilisation japonaise.Elle explique les origines de l?estampe et la voie que des audacieux comme Moronobu et Kiyonobu ont suivie en réalisant les premiers bois pour des tirages exécutés en noir et blanc. Elle montre comment les artistes du xviiie siècle et leurs estampes de brocart - et parmi eux Harunobu, qui eut le premier l?idée d?utiliser toutes les possibilités de la couleur - permirent à l?Ukiyo-e d?accéder par la suite à un véritable âge d?or : Utamaro, éternellement inspiré par les femmes, Sharaku et les visages d?acteurs, Hokusai, le « fou du dessin », Hiroshige et la nature, Kuniyoshi et ses thèmes fantastiques, Toyharu, Shiba Kokan et bien d?autres?Si le livre suit un plan chronologique qui s?impose sur pareil sujet, l?auteur établit toutefois des comparaisons entre artistes d?époques très différentes afin de faire percevoir l?art de l?estampe hors du temps, au-delà des euvres et des écoles. L?originalité et l?abondance de l?iconographie, la richesse des informations rassemblées au fil des chapitres et la diversité des thèmes abordés font de ce livre, très illustré et vivant, un précieux guide du Japon traditionnel. Le style adopté le rend accessible à un large public alors que l?importance des annexes - où sont présentés notamment les étapes de fabrication, les cachets de censeurs et d?éditeurs, les signatures des artistes, les formats, les techniques et les couleurs - en fait un outil scientifique appréciable par les spécialistes, les collectionneurs et les amateurs avertis. Notes Biographiques : Historienne d?art, Nelly Delay est spécialiste d?art japonais ancien. Elle a organisé de nombreuses expositions pour lesquelles elle a publiée des catalogues raisonnés sur des sujets peu explorés, notamment « Le Dessin Japonais », « Peintres de la cour du Prince Genji », « Japon-Occident ». En 2002 elle a été nommée Officier des Arts et Lettres après avoir réalisé la donation de la « collection d?Art Japonais Norbert Lagane » au musée Guimet. Outre ses conférences données au CNRS, à l?OCDE et dans différents organismes culturels, elle est l?auteur, entre autres, de « l?Estampe Japonaise » (Editions Hazan 1993) ; « Le Japon Eternel » (Découverte Gallimard 1998), « Le Monde de l?Estampe Japonaise » (Hors série Découverte Gallimard), « Le Jeu de l?Eternel et de l?Ephémère » (Editions Philippe Picquier 2004), « Soleil rouge, chefs d?euvre de la peinture japonaise » (Editions Phebus 2007).
Résumé : La Grèce antique nous a laissé un immense patrimoine littéraire, architectural et iconographique. Ce guide s'intéresse plus particulièrement à la polis, la cité entendue comme la forme la plus typique et la plus originale d'organisation politico-étatique du monde grec. La période considérée débute donc au VIIIe siècle avant l'ère chrétienne et s'achève au moment du passage à l'hellénisme, représenté par la date symbolique de l'avènement d'Alexandre le Grand. Sur le plan géographique, le choix de se borner à la Grèce proprement dite, en excluant les réalités "coloniales", et notamment la Grande-Grèce, a été dicté par l'existence de spécificités artistiques et culturelles nécessitant un traitement particulier. Dans ces limites temporelles et ces bornes spatiales ainsi définies, l'exposé s'articule en sept chapitres présentant les personnages clefs, l'organisation sociale, les divinités et la religion, la vie quotidienne, le monde des morts et la ville. Le dernier chapitre répertorie un grand nombre de centres urbains et de monuments. Une carte, une liste des musées, une chronologie, un index et une bibliographie complètent ce volume.