Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
GIORGIO DE CHIRICO (1888-1978). La peinture métaphysique
Guédron Martial
KIME
7,70 €
Épuisé
EAN :9782841741427
Fils d'un ingénieur sicilien venu s'installer en Grèce, De Chirico (1888-1978) étudie au Polytekhnikon d'Athènes puis à l'Académie des Beaux-Arts de Munich. Dans la capitale de la Bavière, il découvre les peintres romantiques et symbolistes allemands et s'enthousiasme pour la philosophie de Schopenhauer, Nietzsche et Weininger, dont les théories vont avoir une influence déterminante sur la conception de sa peinture métaphysique. Au début des années 1910, alors qu'il vit à Paris, le peintre trouve son style, il emprunte leur architecture Renaissance aux différentes cités italiennes où il a séjourné et y fait surgir les signes de la modernité dans de " fausses " perspectives dénonçant l'incongruité de toute réalité appréhendée par la raison logique. Après 1920, ce critique de la modernité, en lutte contre les avant-gardes dominantes de son époque, modifie irrévocablement sa manière et prône un retour aux thèmes et à la technique de la peinture classique.
Quand on examine l'évolution artistique en Europe au cours de la deuxième moitié du XVIIIe siècle, on s'aperçoit que le nouveau classicisme austère et didactique, expression du rationalisme critique des Lumières, a placé le problème des représentations du corps et plus spécifiquement de la figure nue au cœur de débats théoriques fondamentaux. Chez tous les auteurs pour lesquels le goût, dépravé dans les arts consistait à préférer le précieux et. l'affecté au beau simple et naturel, le nu héroïque a largement participé au rejet de l'illusionnisme, de l'artifice, de l'ornement et de l'insouciance hédoniste. Centré sur la formation des artistes au sein dé l'institution académique, cet ouvrage ne se contente pas de rappeler que l'étude d'après nature y était considérée comme le fondement de la représentation figurée, il situe la question de l'imitation et de l'expression, du modèle vivant: dans une perspective anthropologique et culturelle renouvelée. Traités scientifiques et para-scientifiques, méthodes de dessin, discours et écrits d'une histoire de l'art et d'une critique :alors naissantes éclairent la manière dont le nu a pu tout à la fois être théorisé dans la pratique et l'enseignement, incarné dans l'iconographie et sublimé par l'idéal.
LE LIVRE Souvent reléguée du côté du grotesque, de la farce et du libertinage, voire d'une sorte de dérèglement de l'imagination, la caricature a longtemps été minorée, tout en étant suspectée d'être dangereuse pour les moeurs et de procéder à une désacralisation des personnages ou des institutions qu'elle vise. Or son influence réelle ou supposée est indissociable de l'importance de sa diffusion, largement favorisée par les techniques de gravure mises au point à la Renaissance, puis, à compter du XIXe siècle, par de nouveaux moyens de reproduction qui ont favorisé la démocratisation des images. Dès lors, elle a été enrichie par les marionnettes, avec une médiatisation sans cesse accrue. La caricature a semblé, dès ses origines, déroger aux règles du grand art et du bon goût, mais aussi aux normes morales, sociales et utiltaires. Parcequ'elle remet en cause les principes de la représentation traditionnelle, elle a intéressé les artistes parmi les plus novateurs, comme Goya, Delacroix, Grosz ou Picasso. Elle a aussi été le creuset de la bande dessinée et du dessin animé, deux formes emblématiques de la culture visuelle et populaire.
Objet et sujet de tous les regards, le visage humain est omniprésent et toujours difficile à saisir : jamais nous ne pouvons être tout à fait certains qu'il se livre entièrement à nous. En partie en raison de cette ambivalence, il est devenu un objet d'étude au croisement de disciplines fort diverses, de la neurophysiologie à la philosophie du corps, de l'anthropologie culturelle à l'histoire des arts visuels. Il est ainsi analysé aussi bien comme enveloppe, surface, matériau, médium, théâtre des opérations, objet culturel, social, et politique, mais peut-être avant tout comme une prérogative de l'espèce humaine. Or toutes les interrogations qu'il suscite convergent vers une question à la fois très simple dans sa formulation et infiniment complexe dans les multiples réponses que l'on peut y apporter : qu'est-ce qu'un visage ? En choisissant une approche encyclopédique dans un ouvrage richement illustré, l'auteur favorise plusieurs types de lectures : une lecture méthodique, mais aussi des consultations ponctuelles et des découvertes aléatoires, afin de restituer un peu de ce que les recherches menées lors de cette enquête doivent au hasard des rencontres, des profils perdus et des singuliers face-à-face.
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?
Le libéralisme n'est pas seulement une orientation de la pensée économique qui domine actuellement le paysage politique et intellectuel des pays anglo-saxons et d'Europe occidentale. C'est aussi, à l'origine, une revendication de liberté pour la personne, d'émancipation par rapport à un cadre moral hérité de temps anciens. Ces deux dimensions se croisent notamment dans l'oeuvre de John Stuart Mill dont LI Hongtu, professeur d'histoire à l'université Fudan (Shanghai) étudie l'oeuvre majeure, le traité De la liberté (1859). Correspondant d'Auguste Comte et disciple de Jeremy Bentham, John Stuart Mill est entré en dialogue avec les grands courants philosophiques de son temps, de l'utilitarisme au positivisme. Fervent défenseur de la liberté de l'individu confronté à la multiplicité des contraintes sociales, il a défié les préjugés de son temps en partageant la vie d'Harriet Taylor, militante du droit des femmes. La même logique l'a poussé à s'engager pour la liberté des lois du marché. Mais il était aussi employé de la Compagnie des Indes orientales, et même si on ne relève pas chez lui de traces de racisme, il s'accommodait très bien du colonialisme et du fait que des continents entiers, de l'Inde à la Chine, soient exclus des bienfaits du libéralisme dont il se faisait l'apôtre. Il était urgent que l'émergence du libéralisme soit aussi abordée dans la perspective d'une historiographie extra-européenne.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.