Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Vers la terre d'Israël
Grynberg Anne
GALLIMARD
16,20 €
Épuisé
EAN :9782070533695
Israël est toujours demeuré pour les Juifs un référent essentiel, mais c'est à la fin du XIXe siècle que s'exprime le projet d'un retour organisé des Juifs sur leur terre: les Amants de Sion fondent les premiers villages juifs de la Palestine moderne, puis Theodor Herzl structure l'idéologie sioniste en un mouvement politique. Les vagues migratoires (alyot) vont alors se succéder: sionistes socialistes - fondateurs des premiers kibboutzim -, artisans yéménites, petits commerçants venus de Pologne, réfugiés d'Allemagne fuyant l'hitlérisme, immigrants clandestins de l'alyah bèt, rescapés de la Shoah; puis, après la création de l'État d'Israël en 1948 - il y a soixante ans -, communautés d'Afrique du Nord, d'Égypte, de Libye...; plus récemment, Juifs de l'ex-Union soviétique et d'Éthiopie. Le "rassemblement des exilés" est devenu réalité, au-delà de la diversité des options religieuses et politiques, et malgré les conflits récurrents avec les États arabes. En historienne, sans passion partisane, Anne Grynberg relate cette histoire. Avec l'espoir d'une concrétisation du dialogue et de l'avènement de la paix.
Ecrit avec le concours d'Anne Grynberg, de Catherine Nicault, de Ralph Schor et d'Annette Wieviorka, l'ouvrage d'André Kaspi est devenu une référence. Il décrit les péripéties de la libération du territoire national, les étapes de l'épuration, les projets des résistants et rappelle les métamorphoses dont nous sommes les héritiers (vote des femmes, lois sur la presse, nationalisations, Sécurité sociale). Il dresse l'état d'une France qui a cessé d'être occupée par les Allemands, a retrouvé un "rang" dans les affaires internationales, mais n'est plus une grande puissance. La meilleure synthèse sur le sujet. Biographie: André Kaspi, professeur à la Sorbonne, a publié chez Perrin (1990) une très remarquable Chronologie commentée de la Deuxième Guerre mondiale.
Résumé : Beaucoup de Français ignorent encore aujourd'hui que leur pays fut sous le régime de Vichy une " terre des camps " : en 1940, la zone sud ne comptait pas moins de quatre-vingt treize " lieux d'internement " où furent détenus dans des conditions effroyables des dizaines de milliers d'étrangers, juifs pour la plupart. C'est ce pan occulté de notre histoire nationale que révèle ce livre, devenu un ouvrage de référence incontournable depuis sa première édition en 1991. Fruit d'un travail de plusieurs années, nourri de dizaines de témoignages originaux et de l'exploitation de fonds d'archives jamais ouverts jusqu'alors, cet ouvrage propose une double approche. Celle d'abord de la froide logique administrative de Vichy, qui a mis le système des camps au service d'un antisémitisme d'Etat prônant l'exclusion des " éléments indésirables ", avant de les déporter vers les camps de la mort nazis. Et celle des victimes, dont l'auteur restitue, avec pudeur et émotion, le calvaire.
Israël est toujours demeuré pour les Juifs un référent essentiel, mais c'est à la fin du XIXe siècle que s'exprime le projet d'un retour organisé des Juifs sur leur terre: les Amants de Sion fondent les premiers villages juifs de la Palestine moderne, puis Theodor Herzl structure l'idéologie sioniste en un mouvement politique. Les vagues migratoires (alyot) vont alors se succéder: sionistes socialistes - fondateurs des premiers kibboutzim -, artisans yéménites, petits commerçants venus de Pologne, réfugiés d'Allemagne fuyant l'hitlérisme, immigrants clandestins de l'alyah bèt, rescapés de la Shoah; puis, après la création de l'État d'Israël en 1948 - il y a soixante ans -, communautés d'Afrique du Nord, d'Égypte, de Libye...; plus récemment, Juifs de l'ex-Union soviétique et d'Éthiopie. Le "rassemblement des exilés" est devenu réalité, au-delà de la diversité des options religieuses et politiques, et malgré les conflits récurrents avec les États arabes. En historienne, sans passion partisane, Anne Grynberg relate cette histoire. Avec l'espoir d'une concrétisation du dialogue et de l'avènement de la paix.
La Guerre des Juifs et Victoire ou plutôt anti-guerre et anti-victoire, car le parti pris choisi par Henryk Grynberg est celui de la provocation. II n'est pas plus question de combat dans ce récit que de joie célébrant la victoire. C'est une guerre sans armes, une guerre des désarmés, dont les soldats sont les femmes et les enfants. La victoire, elle, se célèbre dans des maisons vidées, pillées, occupées par de nouveaux habitants. Et les chants qu'on y entonne sont des oraisons funèbres pour pleurer les morts que l'on commence tout juste à dénombrer. Le récit, situé pendant la seconde guerre mondiale, est conduit par un enfant et ce regard étonné, sans perspective historique, qui enregistre la réalité comme une pellicule photographique, constitue toute l'originalité de ce texte. C'est le drame d'un enfant qui apprend la vie, qui apprend à être dans des circonstances où tout le force justement à ne pas être. Biographie de l'auteur Henryk Grynberg, poète, romancier, né en Pologne en 1937, vit aux Etats-Unis depuis 1967. Les éditions Folies d'encre ont publié en 2007 son roman California Kaddish.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.