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La démocratie à l'épreuve. Une nouvelle approche de l'opinion des Français
Grunberg Gérard ; Mayer Nonna ; Sniderman Paul-M
SCIENCES PO
27,50 €
Épuisé
EAN :9782724608755
Abstentions record, monte des partis anti-système, mouvements sociaux répétition, rejet des lites, les indices de mécontentement se multiplient en France. Annoncent-ils pour autant la faillite du politique, voire une crise de la démocratie ? Pour le savoir, cette enquête innove, en ajoutant aux questions classiques de sondage, des petites histoires, qui mettent en scène les valeurs démocratiques (liberté, justice, tolérance, etc). Autant d'expériences qui permettent de mieux comprendre ce que signifie la démocratie pour les personnes interrogées, tout en testant la solidité et la cohérence de leurs convictions. Elles mettent, au sens plein du terme, la démocratie l'preuve. Les résultats vont l'encontre des ides reçues. Ils montrent que, sur la démocratie, les citoyens ordinaires ont des opinions, stables et cohérentes, même s'ils n'ont pas fait d'études. Si la défiance l'égard des dirigeants est réelle et profonde, si l'action collective protestataire (manifester, descendre dans la rue) paraît de plus en plus légitime, s'il y a une revendication de démocratie directe, ce rejet l'égard de la politique politicienne ne remet pas en cause l'attachement aux valeurs démocratiques. Bref, les Français demandent plus de démocratie, ils la veulent plus sociale, plus forte, plus participative. Le problème est du coût de l'offre politique, de la capacité des partis et des lites s'ouvrir et se transformer.
Les partis socialistes constituent aujourd'hui la plus importante famille politique européenne. Existe-t-il pour autant un socialisme européen ? Les réponses sont sur ce point contradictoires. D'une part, en effet, les différents socialismes ont connu des évolutions convergentes vers une acceptation du libéralisme politique, puis de l'économie de marché, ainsi que la disparition progressive du parti ouvrier. Tous ont finalement rejeté le bolchevisme et assumé leur vocation gouvernementale. Mais, d'autre part, le grave échec de l'Internationale en 1914 a contribué au développement des expériences nationales. Aujourd'hui cependant, une européanisation du socialisme européen semble s'effectuer plus nettement. Construction européenne, économies sociales de marché, remises en cause du keynesianisme, rejet de la xénophobie et embourgeoisement des partis caractérisent cette homogénéisation. Mais le socialisme n'en parvient pas moins difficilement à penser l'Europe en dehors du schéma des Etats-nations. La faiblesse de sa pensée institutionnelle et sa peur de voir les classes populaires sanctionner une politique européenne ambitieuse en sont en partie la cause. Un débat de l'auteur avec Jean-Pierre Delalande et Pascal Perrineau termine cet essai sur les enjeux du socialisme européen. Gérard Grunberg est directeur de recherche au Cevipof (CNRS-FNSP) et professeur à l'IEP de Paris. II a publié récemment, en collaboration avec Alain Bergounioux, Le Long Remords du pouvoir. Le Parti socialiste français, 1905-1992 (Fayard, 1992) et L'Utopie à l'épreuve. Le socialisme européen au vingtième siècle (De Fallois, 1996).
Résumé : Le débat que mènent et mèneront les socialistes pour les années qui viennent est le plus important de leur histoire depuis les congrès de Tours en 1920 et d'Epinay en 1971. Ce livre montre que, depuis sa création en 1905 et l'élaboration de la " synthèse " jaurésienne qui lui a donné ses caractères originels, l'évolution du socialisme français vers le réformisme est évidente. Mais, elle s'est faite de manière chaotique. Faute d'avoir établi une cohérence politique partagée, malgré les occasions offertes en 1946, en 1983 ou après 1989, avec l'échec patent du communisme, les socialistes ont mal vécu leur rapport au pouvoir et mal mesuré les évolutions intervenues durant la dernière décennie dans la société. Pour cette édition, une longue postface inédite analyse les deux années écoulées depuis 2005 et tire les enseignements des élections de 2007. Les auteurs y dessinent les pistes d'un renouveau, qui, au-delà du Parti socialiste, commande largement l'avenir de la politique française.
Biographie de l'auteur Gérard Grunberg est directeur de recherches au CNRS (Cevipof) et directeur scientifique de Sciences Po. Il a coécrit avec Alain Bergounioux, L'Ambition et le remords, Le Parti socialiste français et le pouvoir, 1905-2005 (Fayard, 2005) et, avec Nonna Mayer et Paul Sniderman, La Démocratie à l'épreuve. Une nouvelle approche de l'opinion des Français (Presses de Sciences Po, 2002). Zaki Laïdi est chercheur au CERI et professeur à Sciences Po. Il est notamment l'auteur de La Grande Perturbation (Flammarion, 2004) et La Norme sans la force. L'Énigme de la puissance européenne (Presses de Sciences Po, 2005).
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.