Groux Dominique ; Helmchen Jürgen ; Flitner Elisab
L'HARMATTAN
42,00 €
Épuisé
EAN :9782296019454
L'ouvrage pose le problème de l'efficacité des enquêtes internationales. Ces études, conduites avec des instruments communs réalisés à grands frais, sont-elles suffisamment exploitées et peuvent-elles fournir des moyens nouveaux pour améliorer les performances des systèmes éducatifs ? Le colloque organisé à l'université de Potsdam en 2005 étudie les cultures de l'évaluation et les objets évalués : compétences des élèves, établissements scolaires, dispositifs de formation... Il pose le problème des logiques fonctionnelles de différents systèmes éducatifs : organisation, sélection, reproduction, gestion des inégalités sociales. Quels sont les enjeux et l'impact de l'évaluation internationale sur les systèmes de formation ? Quelles sont les conditions de validité des enquêtes internationales ? Quelle est leur efficacité ? Les enfants de pays plurilingues peuvent-ils répondre de façon satisfaisante à l'enquête PISA de l'OCDE (Programme International pour le Suivi des Acquis des élèves : batterie de tests normalisés, proposés, tous les trois ans, à des élèves de quinze ans, dans les pays de l'OCDE) ? Comment interpréter les progrès des élèves polonais en 2000 et 2003 ? Par la création du collège, l'instauration de la carte scolaire ou bien par l'entraînement des élèves aux tests de PISA ? Telles sont les questions auxquelles les contributions rassemblées dans cet ouvrage tentent d'apporter des réponses.
La réflexion sur l'éducation à l'altérité s'impose aujourd'hui avec force. Si nous avons, au siècle dernier, atteint l'horreur suprême avec la négation de l'autre et sa destruction systématique, décidée, organisée et assumée par un Etat, la conscience collective de l'humanité devrait aujourd'hui réagir immédiatement devant toute manifestation de haine et d'intolérance à l'égard de l'autre, qu'il s'agisse de l'autre ethnique, culturel, sexuel, générationnel, social, politique... La différence est rarement perçue comme source d'enrichissement. Au contraire, elle est souvent à l'origine de relégation et de violence. Des signes inquiétants d'intolérance, de racisme, de haine sont perçus quotidiennement dans nos sociétés dites démocratiques et respectueuses des différences. Les droits de l'homme y sont régulièrement bafoués. Les textes qui sont présentés dans cet ouvrage proposent une réflexion sur la façon dont l'école pourrait assumer l'éducation des enfants au respect de l'autre dans ses différences. De nombreuses questions relatives à la philosophie de l'altérité, mais aussi à la pédagogie de l'altérité, sont posées : Qui éduque à l'altérité ? L'école éduque-t-elle à l'altérité ? Y enseigne-t-on la prise en compte de l'autre, l'ouverture sur l'autre, le respect de l'autre ? Et si oui, comment ? Existe-t-il des curricula et des activités spécifiques pour permettre cet enseignement ? Ne devrait-on pas mettre en place cette éducation à l'altérité dès la maternelle ? Quelles sont les valeurs transmises à l'école et par l'école ? Quelle formation des enseignants et des acteurs éducatifs peut-on proposer ? Des relations sont établies entre l'éducation à l'altérité et l'éducation à la paix. Car c'est bien, en effet, là que se situe le véritable enjeu de l'éducation à l'altérité. Une éducation à l'altérité étudiée avec lucidité et honnêteté. Existe-t-il des différences inacceptables ? Pouvons-nous nous mettre d'accord sur une plate-forme de valeurs communes à tous ? Celles de la démocratie ? Celles qui figurent dans la Déclaration universelle des Droits de l'Homme ? On le voit, l'enjeu de cette entreprise est fort. La réflexion sur la philosophie et sur les principes d'une véritable éducation à l'altérité est absolument nécessaire. Cette éducation à l'altérité devra être mise en place dans nos écoles par des éducateurs responsables et compétents. Elle constitue un préalable important à la paix sociale et à la paix dans le monde.
Depuis le XIXe siècle l'histoire scolaire construit la cohésion nationale dans la plupart des Etats. Ces principes président au choix des contenus dans les programmes officiels et à l'écriture des manuels. A partir des années 1960, les choses se compliquèrent dans les démocraties du fait de la dénonciation du nationalisme ou de l'ethnocentrisme. Des pratiques nouvelles peuvent soit habiller un contenu plus traditionnellement orienté, soit au contraire initier à une histoire plus critique et plus problématisée.
Ce numéro est consacré aux pédagogies et / ou écoles différentes dans le monde, c'est-à-dire aux classes et aux écoles qui, à tous les niveaux scolaires, sont repérées dans le paysage éducatif comme alternatives, expérimentales et / ou se réclamant du courant des pédagogies nouvelles. L'ensemble des articles vise à donner un premier aperçu de l'état des écoles différentes aujourd'hui (dans le monde, en Europe, hors de l'Europe).
L'engagement dans un parcours doctoral suppose une certaine dose d'inconscience car ce long parcours de recherche qui va déboucher sur l'écriture de la thèse est foncièrement déstabilisant, mais rares sont les doctorants qui regrettent leur investissement dans cette longue et fascinante aventure, belle école d'humilité. Pour aider le chercheur à se repérer dans le débat relatif aux différentes méthodes, Louis Porcher étudie la nécessité de la quantification mais il en présente également les limites. Gabriel Langouët présente l'intérêt de recourir aux statistiques lorsque l'on veut mesurer. Carole Daverne-Bailly donne quelques repères pour construire un outil de recueil de données quantitatives, à savoir le questionnaire. François Baluteau étudie en quoi l'entretien permet de comprendre le fait éducatif et d'articuler subjectivité et objectivité. Hélène Bézille aborde le récit de vie et en étudie les usages dans la recherche en éducation et formation. Nicole Tutiaux-Guillon approche les méthodologies de recherche sur les apprentissages en histoire et aborde les questions épistémologiques relatives à la recherche historique. Des illustrations concrètes de recherche sont proposées pour que le chercheur en éducation puisse se repérer dans les différentes approches. Nous espérons que cet ouvrage aidera les futurs chercheurs en éducation et leur permettra d'entrer plus facilement dans la recherche.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !