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Le social et le politique
Groux Guy ; Robert Richard ; Foucault Martial
CNRS EDITIONS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782271131171
Qui doit produire les normes sociales en France ? L'Etat, les partenaires sociaux ? Ces questions, les mouvements sociaux contre la réforme du Code du travail en 2016 et 2017 puis ceux sur les retraites en ont montré l'actualité. Depuis quelques années, on voit évoluer, parfois radicalement, des situations dont certaines sont issues de lointains héritages historiques comme celui de la Révolution ou le programme du Conseil national de la Résistance. Longtemps, en France, le politique et les partenaires sociaux ont relevé d'un rapport de subordination : le politique croyait en sa "toute-puissance" et l'Etat décidait, intervenant systématiquement dans le domaine social et dans les relations professionnelles. Longtemps aussi, une défiance mutuelle a régné entre syndicats et représentants du patronat. Aujourd'hui, l'autonomie et l'initiative gagnent les partenaires sociaux, et souvent la confrontation ou l'opposition laissent place à d'autres formes de relations, voire à des compromis autrefois considérés comme des compromissions. Cet ouvrage propose une mise en perspective des rapports entre la démocratie sociale et le politique tels qu'ils se développent du XIXe ? siècle à nos jours, dans les débats d'idées, les échanges théoriques. Il précise le rôle de ses acteurs, les syndicats bien sûr mais aussi celui de certaines institutions sociales ou de certaines forces politiques. Il aborde aussi l'environnement international de la France, afin de mieux situer son expérience singulière, la place de l'entreprise et son émergence comme "enjeu sociétal". Il considère enfin les tendances plurielles qui se définissent aujourd'hui pour former la "démocratie sociale à la française" de demain.
Dans de nombreux pays européens, la question de la durée du travail s'est posée parfois avec insistance ; c'est le cas notamment de l'Allemagne, de l'Italie et de certains pays d'Europe du Nord. Pourtant, c'est en France que la durée du travail a fait l'objet d'une prise en charge légale et contractuelle aussi massive. Persistance de "l'exception française" ou simple effet d'une conjoncture politique liée au retour de la gauche au pouvoir en 1997 ? De telles questions impliquent tout d'abord l'approche de divers domaines, que ceux-ci concernent la France ou d'autres pays voisins. Il en est ainsi de la place du thème de la durée du travail dans l'histoire des mouvements sociaux ; de sa présence dans le débat politique; de sa traduction dans l'opinion. Par-delà l'analyse de ces divers contextes, d'autres approches s'imposent, qui relèvent des enjeux contractuels, institutionnels et juridiques liés aux "35 heures". Ce qui est en cause ici, ce sont bien de nouvelles modalités de l'action publique. La durée du travail ne constitue pas une revendication ordinaire. Dans le domaine contractuel, elle implique un rapport inédit entre la loi, l'action publique et la négociation. Cette dernière n'agit plus seulement afin de matérialiser l'initiative publique, comme c'était souvent le cas dans le passé. Elle ne se situe plus seulement en fonction de décisions politiques ou juridiques prises "hors d'elle". Elle a aussi pour rôle de refaçonner l'initiative du législateur voire de réviser certains des postulats sociaux ou économiques liés aux "intentions initiales" du pouvoir politique. La négociation collective joue ainsi un rôle plus patent dans les processus de l'action publique qui s'appliquent à l'entreprise, au marché du travail, à la définition des normes et des règles, aux temps sociaux, à l'action collective, etc... Au total, autant de domaines qui par leur diversité même exigent une approche fondée sur des disciplines distinctes : l'économie, la sociologie, l'histoire, la science politique ou le droit.
Sous l'effet de la mondialisation, des mutations du capitalisme et du recul de l'Etat-providence, les relations professionnelles se sont profondément modi?ées en trois décennies. Elles ne relèvent plus uniquement du con?it régulé par l'Etat. Dotée d'une autonomie contractuelle accrue, l'entreprise est devenue l'acteur clé d'un dialogue social structuré autour de thématiques nationales, voire internationales, telles que l'emploi et la performance économique. Ce dialogue, qui s'est fortement institutionnalisé, en vient à supplanter la négociation collective. Toutes ces évolutions dessinent un nouveau compromis historique entre partenaires sociaux et Etat, porté par une aspiration à la démocratie sociale et encouragé par divers textes juridiques sur la gouvernance des entreprises.
Goux Christian ; Dimberton François ; Lehideux Guy
Résumé : Des neiges du Tibet au désert égyptien, en pirogue, à dos de chameau, ou en ballon, qu'il s'agisse de s'enfoncer dans la jungle, de plonger au fond des mers, ou découvrir une terre inconnue, les explorateurs sont ainsi allés à la découverte du monde. Dés leur jeunesse, la plupart avait soif de connaissance et de grands espaces. Certains étaient déjà de petits génies des sciences, des langues, de la navigation... Quel destin fascinant que celui de Marco Polo, jeune homme à la cour de l'empereur Mongol, ou de Champollion, jeune prodige des langues anciennes traduisant les hiéroglyphes ! Quel héroïsme que celui de l'aviateur Guillaumet dans la neige des Andes ! Quel aplomb que celui de la 1ère femme occidentale rencontrant le dalaï-lama ! Les vies de ces personnages brillants qui ont marqué l'Histoire du XIIIe au XXe siècle se succèdent en quelques pages chacunes. Nous suivons les destins exceptionnels des Vikings, de Marco Polo, Champollion, Savorgnan de Brazza, Alexandra David-Néel, Guillaumet, et Auguste Picard, ces aventuriers intrépides aux incroyables périples. Voilà un album rempli de découvertes et de rebondissements pourtant tous véridiques ! Une BD enthousiasmante, pour nourrir la curiosité et l'imagination des enfants, loin des tempêtes et du danger.
Résumé : Une histoire des châteaux forts racontée de façon claire, rigoureuse et ludique ! Les seigneurs du Moyen Age ont érigé des forteresses pour se protéger, eux et les habitants de leurs villages, des ennemis de toutes sortes. Cette BD est un véritable outil pédagogique sur cette longue période liée à la chevalerie... du Xe au XVe siècle.
Charles Darwin, Lord William Kelvin, Linus Pauling, Fred Hoyle, Albert Einstein : cinq scientifiques hors du commun qui ont accompli des découvertes scientifiques considérables. Mais également cinq hommes qui se sont aussi, souvent en même temps, parfois lourdement, fourvoyés sur certains sujets. Charles Darwin n'a pas bien évalué les effets de " dilution " dans la transmission des caractères génétiques ; Lord Kelvin a largement sous-évalué l'âge de la Terre ; Linus Pauling s'est fait " coiffer au poteau " dans la découverte de la structure de l'ADN par Jim Watson et Francis Crick ; Fred Hoyle fut un partisan irréductible de la théorie de l'Univers stationnaire ; enfin, Einstein créa une constante cosmologique pour une mauvaise raison. Il ne s'agit pas d'énumérer les erreurs de ces grands hommes, mais bien plutôt de constater et d'analyser les conséquences bénéfiques de ces errements : la théorie de l'évolution de Darwin fonde la génétique moderne ; Kelvin enseigne à ses successeurs comment utiliser la thermodynamique en astronomie et en géologie ; Linus Pauling introduit superbement les considérations chimiques en biologie ; Fred Hoyle démontre les bienfaits et les limites des approches scientifiques qui se démarquent des théories " à la mode " et, curieusement, au lieu d'être une erreur, l'introduction de la constante cosmologique par Einstein s'avère extraordinairement bénéfique. C'est à une véritable enquête policière, qui dévoile de nombreux aspects jusque-là ignorés de l'histoire des sciences, que s'est consacré l'astrophysicien Mario Livio, qui expose ici de façon originale et vivante les chemins parfois tortueux empruntés par la recherche scientifique.
Quelles sont les différences entre la Bible juive et la Bible chrétienne ? Entre les Bibles orthodoxe, catholique, protestante ? Qui les a fixées ? Comment ont-elles été diffusées ? Aucun livre n'aura été plus copié, imprimé, traduit, commenté, débattu, loué et honni, aucun livre surtout n'aura eu autant d'influence sur nos croyances mais aussi sur nos modèles de pensée, sur notre langage et notre culture que la Bible. De la traduction de saint Jérôme à l'étude des rouleaux de la mer Morte, c'est la véritable histoire du livre que raconte ici, avec une science et un brio inégalés, Jaroslav Pelikan. Un ouvrage indispensable pour découvrir ou redécouvrir la Bible avec intelligence.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.