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Le crime et la mémoire
Grosser Alfred
FLAMMARION
7,20 €
Épuisé
EAN :9782080812452
Un peu partout dans le monde retentissent des appels à la mémoire. " Souvenons-nous des crimes dont les nôtres ont été victimes ! " - " souvenez-vous des crimes que les vôtres ont commis ! ". Voici longtemps ou hier encore. En Vendée, en Afrique, en Ukraine, en Arménie, au Cambodge. Et à Auschwitz. Auschwitz qu'il faut comparer à d'autres crimes parce que la singularité ne se décrète pas. En Allemagne, la mémoire est multiple. Les dirigeants n'ont cessé de commémorer l'horreur. Mais des refus et des hypocrisies ont toujours été présents. De toute façon, il ne saurait y avoir culpabilité collective. Seulement un sens de la responsabilité à assumer pour un passé collectif. En France, nous préférons souvent ne pas savoir. Les non-lieux de la mémoire abondent. Et les amnisties. L'essentiel, c'est que la mémoire conduise à lutter contre les crimes en train de se commettre. A partir de la compréhension pour la souffrance de groupes humains auxquels on n'appartient pas.
Résumé : Le point sur plus de quarante années d'engagements de la France dans le monde, économiques, politiques et militaires, d'octobre 1944 au printemps 1989. Les Affaires extérieures ? C'est aussi bien la décolonisation que la construction de l'Europe, les relations avec l'allié américain et l'Union soviétique, ou le rôle de la France dans le Tiers-Monde. Elles ont provoqué les divisions les plus durables et les plus profondes dans cette " puissance moyenne particulière ". La Quatrième République en est morte. Les Présidents depuis 1958 les considèrent comme leur domaine de prestige. Et pourtant, malgré les alternances, les apparences, les volte-face, les succès et les échecs, on retrouve une grande continuité dans la politique extérieure de la France, souvent plus ambitieuse qu'efficace.
Les Occidentaux, ce sont les gouvernements - ceux de la France, de la Grande-Bretagne, de l'Allemagne fédérale, de l'Italie - en harmonie ou en conflit avec les dirigeants américains. Ce sont aussi les entreprises et les partis communistes, les syndicats et les Eglises. De Gaulle et Roosevelt, la défense de Berlin, la guerre américaine succédant en Indochine à la guerre française, l'Europe organisée comme alliée et comme rivale, le dollar secourable et le dollar égoïste ; les accords et les désaccords face à l'Union soviétique ou au Tiers Monde, mais aussi la contestation étudiante à Berkeley, à Berlin et à Nanterre : les Etats-Unis sont présents, comme acteurs ou comme image, dans la plupart des évolutions que vivent les Européens. Montrer les permanences et les changements ; tenir compte des situations nationales sans négliger les données politiques, stratégiques, économiques, psychologiques communes ; ne pas négliger l'accidentel, mais dégager les composantes de base de relations multiformes - le lecteur dira si l'auteur y est parvenu. Comme il en a l'habitude, il a voulu aller à contre-courant, c'est-à-dire présenter au lecteur des éléments de réalité qui ne lui sont pas familiers et lui faire remettre en cause sa vision des choses. Comme le livre paraît simultanément en allemand à Munich, avant de paraître en américain à New York, il fallait en même temps montrer au lecteur français que son anti-américanisme néglige des éléments essentiels de la réalité, au lecteur américain que l'anti-américanisme français n'a certes pas seulement des fondements psychologiques, et au lecteur allemand que la situation particulière de son pays a réduit considérablement son esprit critique à l'égard des Etats-Unis. Cette exigence contradictoire a constitué pour l'auteur un défi stimulant. Alfred Grosser est à la fois professeur d'université, journaliste et, selon la formule du jury du prix de la Paix qui lui a été remis à Francfort en 1975, " médiateur entre Français et Allemands, entre incroyants et croyants, entre Européens et hommes d'autres continents ".
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)