Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'architecture romaine du début du IIIe siècle avant J-C à la fin du Haut-Empire. Tome 2, Maisons, p
Gros Pierre
PICARD
105,50 €
Épuisé
EAN :9782708407770
Le premier tome de cette synthèse sur l'architecture romaine, paru en 1996, étaitconsacré aux monuments publics et traitait des principales composantes du paysage urbain aux trois derniers siècles de la République et aux deux premiers siècles de l'Empire. Ce second tome aborde, pour les mêmes périodes, l'analyse de ce qu'il est convenu d'appeler la "sphère du privé", dont l'extension s'avère, dans le monde méditerranéen antique, à la fois plus large et plus restreinte que celle que nous lui reconnaissons dans nos sociétés contemporaines. S'il est un domaine ou les connaissances ont progressé au cours de ces dernières années, c'est bien celui de l'habitat. qui occupe le centre du présent volume: une sensibilité plus vive au cadre concret de l'existence, l'attention portée par les archéologues et les historiens aux structures les plus humbles et à tout ce qui constitua dans le passé la trame des jours ordinaires ont non seulement accru la documentation disponible mais aussi élargi les modes d'interrogation des vestiges. Dans le même temps l'approche sociologique des composantes de la demeuredes classes aisées permettait de mieux déchiffrer les signes de la réussite ou de l'ostentation économique dans des architectures dont le rôle fonctionnel pouvait s'estomper au profit de fonctions représentatives très élaborées. Pour les villas, les harmoniques dominatrices de la construction s'affirment avec encore plus de clarté, car il s'agit d'établir la primauté d'une famille sur un domaine qui peut être énorme; la dialectique entre les aménagements liés à la production et ceux qui expriment la fortune ou la culture du maître des lieux est révélatrice de l'esprit d'émulation qui règne entre les propriétaires d'un même territoire. La section consacrée aux monuments funéraires implique la mise en ?uvre de méthodes différentes; les tombeaux semblent en effet, dans l'esprit des théoriciens comme des bâtisseurs romains, hors du champ de l'architecture proprement dite. Malgré la multiplicité presque infinie des choix formels et décoratifs dont ils relèvent, ils n'en expriment pas moins, plus fidèlement que bien d'autres constructions, les prétentions, les espérances, la richesse ou la misère de ceux qui les ont fait élever; leurs alignements le long des routes ont animé pendant des siècles le paysage suburbain et proposé une sorte d'image anticipée de la ville dont ils annonçaient la proximité. En guise de conclusion, deux chapitres regroupent et ordonnent les données répandues à travers ces deux volumes, concernant d'une part l'évolution de l'ordre corinthien, qui est l'ordre romain par excellence et dont l'influence sur l'architecture européenne allait être immense; et d'autre part la formation, le statut social et les modes d'action des architectes, qu'ils soient engagés dans des programmes publics ou dans des opérations privées.
Résumé : Le livre IV est le second, dans l'ouvrage de Vitruve, à concerner le Temple, mais alors que le précédent s'appliquait à définir l'édifice religieux idéal, celui-ci prétend à la fois retracer les origines des ordres et intégrer au discours normatif tous les types monumentaux qui, en raison de leur hétérogénéité, n'avaient pu trouver place dans le livre précédent : on passe donc à une sorte "d'archéologie historique". Le propos est audacieux et entraîne Vitruve à des considérations évolutives, qu'il aura ensuite bien de la peine à accorder avec les principes immuables de l'architecture modulaire. La présente édition est fondée sur la collation intégrale des 15 manuscrits retenus de Vitruve. Elle fournit en outre un très abondant commentaire où tous les problèmes sont abordés à la lumière des plus récentes découvertes archéologiques (par exemple la découverte du plan antique, gravé sur marbre du Temple de Castor in Circo, qui justement sert de modèle à Vitruve, etc.).
Résumé : " Cette thèse rédigée en un style limpide, malgré la grande rigueur de l'exposé et l'extrême difficulté de la matière, apporte beaucoup à la théorie générale du droit, par exemple lorsque l'auteur, analysant la distinction traditionnelle entre " règles impersonnelles " et " décisions personnelles ", montre ses insuffisantes, ce qui le conduit à faire apparaître deux sous-catégories : celle des " règles personnelles " et celle des " décisions hypothétiques ". Mais, au sein de la théorie générale du droit, c'est. bien évidemment; la théorie de l'application des lois dans le temps qui bénéficie des apports majeurs de la thèse. (...) " L.B. " M. Pierre Fleury appartient à ce qu'il faudrait appeler l'Ecole de Caen, qui s'est épanouie sous l'impulsion du Doyen Jacques Héron. C'est d'ailleurs sous la direction de celui-ci, trop tôt disparu, qu'il avait commencé la rédaction de sa thèse de doctorat. {... } Par Jacques Héron, Pierre Fleury se relie à la pensée d'Henri Motulsky. On sait quel profit le Doyen de la Faculté de droit de Caen avait tiré de l'analyse structuraliste des normes juridiques, que Motulsky avait introduite en France. {... } A partir de l'étude du conflit de lois dans le temps M. Fleury a réalisé en fait une ?uvre de théorie générale du droit. " P.M. " (...) L'incontestable importance de ce travail tient, en effet, à ce qu'il apporte de nouveau à l'étude des confits de lois dans le temps. {...} l'auteur estime que certains cas, généralement rangés dans l'application non immédiate ou générale de la règle nouvelle, constituent, en réalité, une rétroactivité partielle de celle-ci. Il considère également que l'application non immédiate ou générale de la loi ne se réduit pas à la survie de la règle ancienne mais comprend d'autres possibilités. Au contraire, il récuse le concept de " rétrospectivité ". Il ne sera plus possible de traiter des conflits de lois dans le temps sans avoir lu son livre, qui marque une étape dans le développement du droit transitoire et doit être rangé parmi les ouvrages fondamentaux de cette discipline ". J.P.
Résumé : L'époque augustéenne fut sans aucun doute le moment décisif où Rome se constitua un langage architectural propre, promis à la plus large diffusion, dans le temps comme dans l'espace. Ce livre replace dans son cadre historique et idéologique l'action d'Auguste en matière de (re)construction de la parure religieuse de la ville, dont il dresse un bilan impressionnant quoique probablement incomplet dans son testament politique, les Res Gestae. Il fallait ensuite dégager les principales caractéristiques de cette architecture religieuse, qu'elles fussent typologiques ou stylistiques, et montrer en particulier sous quelle forme et comment l'ordre corinthien allait rapidement s'imposer. Dans le même temps, une relecture du traité de Vitruve, témoin sinon acteur de la première partie de la réalisation du programme augustéen, permettait de prendre la mesure de l'originalité des solutions adoptées par rapport à la tradition hellénistique qui s'était imposée dans l'Urbs dès le début du IIe s. av. J.-C.
Résumé : L'ouvrage offre l'occasion d'actualiser et d'approfondir les connaissances sur François-Joseph Bélanger (1744-1818), l'un des architectes les plus talentueux de son temps. Il excella tout particulièrement dans la conception de l'habitat et des jardins, livrant alors quelques-unes des demeures les plus remarquées de l'Ancien Régime. Mais Bélanger ne fut pas seulement le chef d'orchestre des plaisirs d'un monde finissant : au cours de sa carrière, il traita aussi les programmes les plus divers tels que lotissement, halle, abattoir, bains publics ou encore salle de spectacle. Parallèlement, il mit ses talents au service de la sphère domestique en créant les décors intérieurs les plus originaux du temps.
Le siècle carolingien a été court. L'ordre politique et social se disloqua et sombra après 880. Ce naufrage ne peut abolir le projet de société que les clercs avaient élaboré. Dans ce schéma, la religion cimentait toute la construction sociale. Par le baptême reçu dans les premiers mois de la vie, l'enfant devient simultanément fils de l'Église et sujet de l'Empire. Tous apprennent le Notre Père et le Credo, symboles d'adhésion à la foi officielle. Les uns ont reçu la tonsure monastique ou cléricale et renoncé au mariage et au monde. Les laïcs se marient, mais désormais ils doivent choisir leur femme en dehors de leur parenté et la garder quoi qu'il arrive. Les nobles, qui ont reçu une éducation militaire et religieuse plus soignée, comme l'a décrite la princesse Dhuoda, conduisent les affaires du monde et font la guerre. Ces grands échappent à l'autorité de leur curé, qui s'exerce sans partage sur les paysans de sa paroisse. Pour eux, la dîme; messe et repos obligatoires, le dimanche; communion aux grandes fêtes après des jours de jeûne et de pénitence. L'évêque, le comte et les missi surveillent la pratique. Les récalcitrants sont soumis à la pénitence publique ou excommuniés. Cet aspect totalitaire et coercitif s'avère le plus déplaisant de la chrétienté carolingienne. Mais les germes d'évolution apparaissent. Le développement du culte des saints et des reliques, des pèlerinages, les premières étapes de la piété mariale, constituent autant d'amorces qui s'épanouiront plus tard. Encore fragiles, mais riches de promesses, les balbutiements d'une spiritualité du mariage, les progrès de la confession, la pratique de la communion plus fréquente, autant de germes d'une piété laïque plus personnelle et plus autonome. La chrétienté carolingienne est bien la mère encore rude de la chrétienté médiévale, qui deviendra plus humaine et plus raffinée. Charlemagne apparaît dans la mémoire des hommes l'idéal du prince catholique et son empire, le modèle de la société chrétienne. Il faut attendre saint Louis, pour que les hommes conçoivent un roi plus chrétien et une société plus évangélique.