Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Pierrot la lune
Gripari Pierre ; Déon Michel
TABLE RONDE
8,70 €
Épuisé
EAN :9782710329619
Je suis un petit garçon. Je m'appelle Pierrot. Mais seulement quand je suis bien sage. Car lorsque maman est fâchée, elle m'appelle Pierre, et cela me fait pleurer... Du plus loin que je me souvienne, jamais une femme ne m'a inspiré le moindre désir sauf peut-être Augustine, et encore c'était bien fugitif. Et j'ai toujours aimé des hommes. Je commence à comprendre ce qu'est le péché originel. Je suis d'une race maudite... Une des raisons qui m'empêcheraient d'en finir: la crainte que mon père ne vienne pleurnicher sur mon corps. J'ai beau ne pas croire en la survie, cette idée me rend fou..." Autour de ces trois aveux, dix-huit années d'une vie d'homme. L'amour pour une mère, la haine du père et l'apprentissage de la vie en marge après la découverte de son homosexualité. En plus de son talent de grand écrivain, consacré par le succès des Contes de la rue Broca, Pierre Gripari fait ici la démonstration d'une totale franchise sans céder au discours apologétique. Pierrot la lune, récit autobiographique déconcertant, triste et railleur, sonne aussi juste et aussi beau que le Journal de Jules Renard. L'imagination en sus.
Il était une fois la ville de Paris. Il était une fois une rue Broca. Il était une fois un café kabyle. Il était une fois un Monsieur Pierre. Il était une fois un petit garçon qui s'appelait Bachir. Il était une fois une petite fille. Et c'est ainsi que, dans ce livre, vous allez faire la connaissance d'une sorcière, d'un géant, d'une paire de chaussures, de Scoubidou, la poupée voyageuse, d'une fée, et que vous saurez enfin la véritable histoire de Lustucru et de la mère Michel.
Revue de presse Sur un ton malicieux, avec une saveur, une couleur et un piquant inimitables, Pierre Gripari nous raconte deux de ses merveilleuses histoires. Durée d'écoute : 50 mn.
Résumé : Dans seize mille années d'ici, un écrivain de la race des Surhommes écrira le roman des origines de son espèce. Etant donné que le premier Surhomme est né en France, en 1919, cet écrivain puisera sa documentation dans le cerveau d'un de nos auteurs contemporains, M Pierre Gripari, pour ne pas le nommer. Malheureusement, M Pierre Gripari lui communiquera, non seulement son savoir, non seulement ses idées, mais aussi ses passions, ses désirs, ses phobies et ses rêves. Le résultat, c'est un roman devenu fou, c'est une chronique délirante, où l'on trouvera la Grande Régression russe d'Octobre, un Juif nommé Hitler, le procès de Khroutchtchov, l'enlèvement de la belle Caroline, des histoires de vampires, et surtout la pitié, la grand'pitié de l'Europe au XXe siècle de notre ère.
«C'est étrange, il me semble que les touristes qui regagnent leurs véhicules m'observent comme si, soudain, une veste recouvrait mes épaules, comme si mes galoches écrasaient encore les cailloux du chemin. Car si nous ne savons pas comment s'établit en nous le contact entre passé et présent, il n'en est pas moins vrai qu'un fluide imperceptible et puissant nous traverse parfois et que la proximité de cette atmosphère inhabituelle, insolite, fait tressaillir les autres comme une barque sur une vague soudaine. Il est peut-être resté sur moi quelque chose des jours d'autrefois.» Quarante ans après sa déportation dans le camp de concentration de Struthof, un Slovène, mêlé à la foule anonyme des touristes, revient sur les lieux de son martyre. Ce récit convoque, avec pudeur et humanité, des souvenirs douloureux. Au-delà du témoignage, ce livre est aussi un hymne à l'espérance.
Ohl Michel ; Dussert Eric ; Ohl Jean-Pierre ; Nogu
C'est par pur altruisme que Michel Ohl a rejoint le groupe des écrivains imaginatifs débordants, et s'est laissé classer dans ce club informel des gens d'esprit avec ses pairs Maurice Roche, Jean-Pierre Verheggen, Alphonse Allais, Raymond Queneau, Boris Vian, Alfred Jarry et quelques moralistes carabinés du genre de Félix Fénéon. Ajoutez à cela son goût personnel pour les collages à usage épistolaire, vous avez le portrait de l'original bravant les conventions d'un monde codifié qui n'apprécie rien tant que le sérieux et la morgue. Dans ces pages où se percutent les notes de zinc, les détournements, les anagrammes, les calembours, les anecdotes, les récits de rêves fous et ses méditations de lecteur frénétique, ces pages où résonne le "mastaraglu", la langue des morts de son invention, on retrouve toute la jubilation et toute la déflagration de la littérature en marche.
Ce volume réunit trois grands reportages que Manuel Chaves Nogales a réalisés en Andalousie pour son journal Ahora, à diverses étapes de la Seconde République. "Avec les paysans andalous" date de novembre 1931, "Semaine sainte à Séville" d'avril 1935, et le récit qui donne son titre au recueil, "L'Andalousie rouge et "la Blanche Colombe"" , de juin 1936. Ce sont d'amples pièces où se mêlent les thématiques andalouse, ethnographique, religieuse, socio-économique et politique. Le journaliste met en lumière l'évolution d'un climat hautement politique, qui va de l'atmosphère pré-révolutionnaire - lors de ses journées avec les paysans -, à une atmosphère annonçant clairement le conflit - lors de son pèlerinage d'El Rocío -, en passant par des pages magistrales dédiées à une Semaine sainte bouleversée par cet élan républicain. Dans chacun des trois récits, le contexte historique et actuel impose sa loi et met à mal tout présage, parfois même d'authentiques réalités d'avant guerre. Mais seule une plume avertie comme celle de Chaves Nogales a su faire de son travail de journaliste une oeuvre intemporelle dont la lecture, aujourd'hui, est un exercice que personne ne devrait négliger.
Nouvelle édition en 20164e de couverture : «L'Antigone de Sophocle, lue et relue et que je connaissais par c?ur depuis toujours, a été un choc soudain pour moi pendant la guerre, le jour des petites affiches rouges. Je l'ai réécrite à ma façon, avec la résonance de la tragédie que nous étions alors en train de vivre.» Jean Anouilh.Notes Biographiques : Grand dramaturge, Jean Anouilh est né à Bordeaux en 1910 et mort à Lausanne en 1987. Issu d'un milieu très modeste, fils d'un tailleur et d'une violoniste, il se passionne très tôt pour le théâtre. Un soir de 1928, émerveillé par la représentation de "Siegfried" de Jean Giraudoux, il décide de se consacrer à l'écriture théâtrale. Il devient le secrétaire de Louis Jouvet qui dirige la Comédie des Champs-Elysées et interrrompt ses études de droit. Son ?uvre est très abondante (quarante-cinq pièces dont une trentaine ont été montées et interprétées par les plus grands comédiens), passant du romantisme à un réalisme inquiétant ou mythique, du pessimisme à la fantaisie. Citons "Le voyageur sans bagage", "Leocadia", "L'Hermine", "Antigone", "Colombe", "L'alouette", "Ornifle", "L'invitation au château", "Le bal des voleurs".