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SIX ETUDES SUR LA VOLONTE ET LA LIBERTE CHEZ DESCARTES
GRIMALDI
VRIN
18,00 €
Épuisé
EAN :9782711609673
Lorsque Descartes parvient à la fameuse certitude que " je pense, donc je suis ", quel est ce je qui découvre l'évidence de son être, dans l'instant même où il n'y a plus aucun être qu'il n'ait rendu douteux ? Fallait-il vraiment, comme l'en raille Gassendi, la mise en oeuvre d'un aussi grand appareil pour n'en arriver qu'à une aussi banale découverte ? Si, portant sur l'infinité des créatures, le doute manifeste par le fait l'exercice d'une volonté infinie, d'où vient que Descartes n'ait pourtant explicitement affirmé cette infinité dans aucune de ses oeuvres, mais seulement une fois dans une lettre de 1639 ? Pourquoi le Discours de la méthode constitue-t-il une sorte de césure dans le développement de l'entreprise cartésienne ? Pourquoi l'exposé d'une morale provisoire, qui ne sera d'ailleurs repris dans aucun autre ouvrage ultérieur, y vient-il interrompre celui de sa doctrine et le récit de ses découvertes ? Pourquoi Descartes ne donne-t-il plus ensuite qu'à la métaphysique un temps qu'il s'y était promis de consacrer tout à sa physique ? Comment est-il possible que l'homme lui paraisse capable de jouir " dès cette vie " de " la parfaite félicité ", et de ne devoir qu'à l'exercice de sa liberté une " béatitude naturelle "? Serait-ce que la générosité consiste dans l'expérience métaphysique de l'infinité même de notre liberté? C'est à ces questions que tentent de répondre les études ici réunies, qui toutes cherchent à élucider le statut de la liberté dans la métaphysique artésienne.
Résumé : Chère mamie, J'espère que tu vas bien, et surtout que tu es assise. Il y a plus d'un an, j'ai commencé à t'écrire des petites cartes sur les réseaux sociaux. Des chroniques du quotidien décalées, rédigées en gloussant. Je ne m'attendais pas à ce que mes aventures deviennent un vrai rendez-vous... Alors une idée a germé : et si ces rires partagés devenaient utiles ? J'ai immédiatement pensé à l'association CéKeDuBonheur, dont j'aime la philosophie et l'engagement. Dans ce livre, tu trouveras plein d'inédits. Des photos pour illustrer. Des grands bonheurs, des petits malheurs, de la vie. Tu m'as donné l'amour des mots, j'ai hâte que tu découvres ceux qui te sont destinés. Gros bisous à toi et à papy, Ginie L'association CéKeDuBonheur aide les services pédiatriques à améliorer les conditions de vie des enfants séjournant à l'hôpital à travers de multiples actions. www. cekedubonheur. fr
Résumé : Auteur de livres singuliers et subtils, Nicolas Grimaldi, s'est toujours tenu éloigné de toute mode philosophique. Dans ces entretiens, il revient sur le fameux étonnement devant le spectacle du monde qui est le propre de la démarche philosophique. A ce premier sentiment s'ajoute l'expérience de la frustration et du désir, ce hiatus en l'homme entre ce qu'il souhaite et ce que la vie lui offre. Contrairement à la perception qui est limitée, l'imagination permet d'ouvrir l'expérience philosophique à l'indéfini. D'où l'importance de l'art qui suscite dans l'imagination une conversion par laquelle nous découvrons " qu'il existe un autre monde, mais qu'il est ici ". En reprenant les principaux thèmes de son itinéraire philosophique, cet ouvrage est une magnifique introduction à un philosophe capital. Egalement chez Pocket : Bref traité de désenchantement, L'Art ou la feinte passion et Les Songes de la raison.
Nous a-t-elle assez fait rêver, la philosophie ! Pourtant, combien d'exemples nous rappellent que la raison est impuissante par elle seule à répondre aux attentes de la philosophie. Aussi n'y a-t-il rien de plus surprenant que de remarquer avec quelle étrange facilité elle s'en remet à l'imaginaire de répondre aux questions qu'elle se pose. Après tant d'efforts de la raison pour ordonner et parcourir la série de toutes les médiations, comment n'éprouverait-elle pas la tentation de nous faire accéder à l'absolu et de nous en faire pressentir l'immédiation ? C'est en quoi consistent précisément ces songes de la raison. En décrivant et en analysant quelques-uns d'entre eux, c'est la face obscure de la raison que Nicolas Grimaldi s'efforce d'élucider. Egalement chez Pocket : Bref traité de désenchantement, L'Art ou la feinte passion et A la lisière du réel.
Résumé : Si l'esprit est ce qui ne cesse de s'opposer à la nature au point d'éprouver spontanément son originaire et paradoxale affinité avec le surnaturel, d'où vient qu'il y ait de l'esprit dans la nature ? Par ailleurs, comment l'esprit peut-il être trascendant à la nature, alors que la nature est de part en part immanente à l'esprit ? Bref, quel est le statut de la négativité? Pour tenter de répondre à ces questions, ce livre développe une phénoménologie du désir et une ontologie du temps. En analysant cette fonction hypostasiante qui fait du platonisme une attitude spontanée de toute conscience, la présente étude en caractérise l'origine dans le langage, dont l'effet le plus remarquable lui paraît consister dans l'aptitude bien moins à désigner ce qui est qu'à faire être ce qu'il dit.
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.