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LE CHRIST DANS LA TRADITION CHRETIENNE. Tome 2, L'Eglise d'Alexandrie, la Nubie et l'Ethiopie après
Grillmeier Aloys ; Hainthaler Theresia
CERF
100,10 €
Épuisé
EAN :9782204052276
Le développement de la foi au Christ après le concile de Chalcédoine (451) et jusqu'à l'avènement de l'islam dans les pays avoisinant l'Egypte prend ici l'allure d'une "expédition le long du Nil" en partant du delta d'Alexandrie. Les patriarches de cette métropole fameuse ont influencé durablement la foi de leur Eglise, les conciles œcuméniques et la théologie postérieure. En dehors du siège patriarcal proprement dit, la christologie trouve aussi d'autres formes d'expression théologique chez des poètes, des exégètes, des philosophes et même un marchand, grand voyageur, Cosmas Indicopleustès. En amont du Nil, dans la province copte, on rencontre au Ve siècle la grande figure du père des moines, Chenouté, dont on peut mieux comprendre l'importance aujourd'hui. Il a profondément influencé la littérature copte. Le Soudan est également évoqué avec son rôle missionnaire et les particularités de la liturgie et de l'art nubiens. Le "voyage" conduit enfin en amont du Nil, en Ethiopie, où nous trouvons un exemple extraordinaire de la synthèse du judaïsme et du christianisme. Ici l'étude s'intéresse aux années 451 à 600 en se prolongeant au Moyen Age et, en partie, jusqu'à l'époque moderne. Chaque région de l'Orbis Christianus préislamique autour de la Méditerranée ainsi présentée se retrouve étroitement liée à l'évolution de l'ancienne pentarchie : Constantinople, Antioche, Jérusalem, Alexandrie et Rome. Ces métropoles sont partout présentes, en complément et en concurrence, chacune avec sa particularité et son expansion missionnaire. Ce vaste parcours est une contribution de premier plan à l'histoire de la Méditerranée et de ses pourtours. Ce mouvement qui s'amplifie autour du Mare internum va étendre son influence en Afrique et en Asie. Mais déjà s'annonce la préhistoire du "Prophète" qui prétend dépasser Jésus de Nazareth. Un nouveau défi s'annonce alors et chacun sait qu'il est toujours d'actualité.
L'histoire de la christologie est faite de discussions et de formulations toujours plus détaillées et approfondies sur la manière de comprendre la personne de Jésus-Christ, homme et Dieu. Pour bien comprendre les différentes formulations de la foi au Christ et leur importance, dans l'histoire, une étude minutieuse des sources est nécessaire. Le cardinal Aloys Grillmeier (1910-1998) parcourt et expose cette vaste histoire dans l'intention d'aider ses lecteurs à approfondir cette foi dont ils sont les héritiers et de resserrer les liens entre les Eglises sœurs d'Orient et d'Occident. Ce parcours argumenté commence par l'annonce du Christ dans le Nouveau Testament et se poursuit par les groupes missionnaires, la catéchèse baptismale, la prédication et la liturgie. A chaque fois, les voies spirituelles liées à ces différentes expressions de la foi sont indiquées. La première partie traite du développement jusqu'à Origène, la deuxième partie présente l'époque allant d'Origène jusqu'à Ephèse, et la troisième partie va d'Ephèse à Chalcédoine. Il s'agit donc des étapes décisives de la christologie chrétienne avec les grandes formulations dogmatiques qui en ont fait le cœur de la théologie chrétienne. Paru en français une première fois en 1973, ce premier tome a été fortement remanié et enrichi grâce à trente-cinq années de nouveaux travaux et de recherches. La mise à jour de la dernière édition allemande a été révisée par Theresia Hainthaler qui a accompagné et poursuivi l'œuvre du cardinal Grillmeier.
Résumé : Le Moyen Age vous interpelle-t-il avec son cortège de mystères ? N'hésitez pas, immergez-vous dans cette époque révolue à la remorque de Galtier, fils d'un forgeron et heaumier bourguignon ! Car au printemps 1215, cet artisan du vil métal, passé maître dans l'art de forger les heaumes, s'en revient chez les siens après avoir effectué quelques sombres pérégrinations en Languedoc chez les hérétiques cathares. Le valeureux Galtier part ensuite sur les sentiers de Bourgogne à la recherche de nouveaux procédés de fonte de l'acier, et, chemin faisant, le bonhomme entame une véritable quête spirituelle, parsemée néanmoins d'actes érotiques.Or voilà qu'à Noël de l'année 1226, Eudes, neveu dudit Galtier, s'en retourne à Dijon, après avoir effectué, en compagnie d'amis trouvères et troubadours, moult pérégrinations dans le but de trouver l'ineffable trésor de la fameuse reine Guilhalmier. Finalement, le jeune poète va s'apercevoir que ce fabuleux trésor est lié à la vertu de l'inaccessible dame, vertu qui a disparu en volutes de fumée.Puis en l'an 1391, Gui Lhelmier, parlementaire à la Cour de Dole, entreprend un périple sur la route du sel, entre duché et comté de Bourgogne ; il poursuit son itinéraire jusqu'en Suisse romande et dans le comté de Montbéliard. Ce faisant, il découvrira la diablerie qui se cache dans les couvents et les manipulations d'argent.Enfin, au 15 août de l'an de grâce 1496, Johannes Guillemier vient d'être fait bachelier de l'Université de Paris. C'est alors qu'il prend part à d'étonnants ébats amoureux avec 3 ribaudes du Quartier Latin. Du coup, il s'en retourne à pied vers son chapitre d'Autun où on l'appelle pour prendre rang parmi les chanoines des Eduens.En guise d'épilogue, Edme Guillemier, Garde de la Manche de Louis XV dans la Compagnie écossaise des Gardes du Corps du Roi, relate ses campagnes, tandis que la Révolution s'annonce.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Dans notre société laïque, la chrétienté constitue-t-elle encore un sujet pertinent pour l'histoire ? Plus que jamais, répond Françoise Hildesheimer. En explorant celle de l'Eglise sur le temps long, l'historienne retrace les origines et les développements du conflit d'influence entre religion et Etat qui a enfiévré l'Occident des siècles durant. Or c'est en France qu'il a connu son paroxysme. Doctrine politique originale, le gallicanisme a prôné dès le XIIIe siècle l'indépendance temporelle de l'Eglise de France vis-à-vis du pape ; une spécificité qui, via la rupture de la Séparation, a durablement marqué notre histoire. La France, fille aînée de l'Eglise ? De Clovis à Aristide Briand en passant par Charlemagne, Charles VII et Jeanne d'Arc, Louis XIV et Bossuet ou Napoléon, ce parcours passionnant entrecroise théologie, politique, récit historique et débats d'idées pour proposer une vision inédite de l'histoire de l'Eglise catholique en France.
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.