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Le goût du fantastique
Gribinski Elsa
MERCURE DE FRAN
8,50 €
Épuisé
EAN :9782715243668
Le dictionnaire définit le fantastique comme une création de l'imaginaire. Ce pourrait être, au fond, la définition de l'oeuvre d'art en général, de l'oeuvre littéraire en particulier, puisant au réel pour le représenter. Une définition de la poésie aussi. Dans ce Goût du fantastique, il sera donc question du connu et de l'inconnu, de l'ici et de l'ailleurs — dans l'espace, dans le temps —, de l'humain et de l'inhumain, du moi et de l'autre... Un goût de l'imaginaire et de l'irréel. Voyage au coeur de mondes "différents", aux frontières mouvantes, peuplés de créatures issues d'un étonnant bestiaire — monstres, chimères, vampires, fantômes —, jusque vers des contrées situées de l'autre côté du miroir, aux confins du rêve ou de la folie —, en compagnie de Hésiode, Homère, Ovide, Flaubert, Jean Ray, Jules Verne, Lewis Carroll, Franz Kafka, H. G. Wells, Ray Bradbury, Edgar Poe, H. P. Lovecraft, Mikhaïl Boulgakov, Gérard de Nerval, Prosper Mérimée, Adolfo Bioy Casares et bien d'autres...
Résumé : L'intime est à la une ! Les "affaires" le montrent : l'intime est un dérangement spectaculaire - et du spectacle entre dans sa structure. N'aurait-il pas de consistance propre ? Et si l'on peut en faire un objet de communication, l'intime existe-t-il ? Pourtant le cabinet de l'analyste, l'atelier du peintre, le récit de l'écrivain accueillent une pure intimité, une scène secrète de la pensée et du coeur. Le transfert, le rêve sont chose privée. Le texte bien connu de Winnicott sur la capacité d'être seul - ce pourrait être le tableau d'une scène d'intérieur, puisqu'il s'agit d'être seul en présence de la mère - n'a-t-il pas pour enjeu la frontière de l'intimité ? Et si nos tableaux familiers, si paisibles, étaient aussi des scènes de genre intranquilles ? Et si l'intime était le spectacle qui en cache un autre, inquiétant ?
Deux analystes se demandent avec quelle technique identifier les objets de toutes sortes, les mélanges de pièces antiques et de fragments du présent qu'ils rencontrent en avançant sur le terrain de la cure. On se divise, on se perd soi-même et le monde analytique se désagrège peu à peu autour de cette question, d'autant que l'" archéologie " analytique admet tout ce qui vient : la religion comme la psychologie, l'anodin comme le trop significatif. L'un des auteurs, Josef Ludin, étudie les strates temporelles et structurelles de la pensée freudienne et post-freudienne ; presque à l'autre bout, Michel Gribinski interroge ce qui se présente et se présentifie dans la cure. Le point de vue des deux auteurs est ainsi divers, comme l'est la technique de la psychanalyse. Peut-on alors supposer qu'il y a autant de techniques que de techniciens, et de sujets en analyse ? Pourquoi ne pas laisser chacun s'aventurer dans les choix qui lui conviennent ? Et si, loin d'avoir inventé une technique, le psychanalyste était inventé par elle, séance après séance ? Avec d'autres, ces interrogations font l'objet de ce livre.
Résumé : L'ersatz et la construction sont des mots et des expériences ordinaires. L'ersatz a eu son heure de gloire sinistre pendant la dernière guerre, et depuis, il a repris sa place au c?ur de l'événement habituel de la vie. Est-ce vraiment cela ? Est-ce bien elle ? Y suis-je enfin ?, sont des expressions d'une quête de la réalité, que soulignent les adverbes. Elles disent que la vie et la pensée de tous les jours connaissent des leurres, qu'on invente l'être cher, que nous pouvons nous contenter d'une illusion et que même la joie de l'illusion, ou les armes, l'émotion vive, les "affects " sont trompeurs. Et le fait même de penser est, dit Freud, un ersatz. Que remplace "le penser " ? Va-t-on entrevoir l'Objet même ? Hélas, le porteur de lumière est absent. En prenant sa place sur un théâtre d'ombres, l'appareil à penser fabrique l'objet véritable. Mais penser remplace une hallucination, une activité hallucinatoire des rêves et de l'infans. Or, là-dessus aussi, l'infans se tait, tandis que son complice le rêve soliloque, un peu trop prolixe en indiscutables secrets : on ne saura pas par eux si on a gagné ou perdu au change. A moins qu'une construction... La construction aussi est une expérience de chacun. Les récits de nous-mêmes, notre histoire et son passé, l'usage que nous faisons du monde et l'image que nous voulons donner, ce que nous racontons et ce que nous croyons en silence sont des constructions. La simple écoute de qui nous parle construit ce que nous pensons entendre. La construction établit des connexions entre nos objets de substitutions, elle bâtit leur histoire avec nos dissonances. Elle accueille le grand trouble indicible de la vie, le trouble de la réalité.
Résumé : Il y a peu, on a découvert avec un malaise certain que la " beauté " pouvait être le fait trivial d?un corps étranger : d?une prothèse de sein siliconée, en l?occurrence. L?introduction d?un " corps étranger " dans l?organe familier a introduit du même coup une série de questions et de doutes dans nos représentations : Quels sont les gestes psychiques ? perceptions, évaluations ? par lesquels on décrète qu'il y a un corps étranger et que c?est un intrus? Et si nos corps étaient eux-mêmes des étrangers ? Dans le cas de la mère enceinte d?un enfant, qui, des deux, est alors l?étranger de l?autre ? Cela suppose une (re)définition préalable d?un moi-corps, individuel et social, ainsi qu?un éclairage sur nos modèles de pensée.
Johnston Reginald F. ; Thimonier Christian ; Peyre
C'est en 1919 que Johnston devint le tuteur de P'u-Yi, le dernier Empereur de la dynastie Ch'ing qui, sans aucun pouvoir politique, vivait encore dans la Cité interdite avec une cour, des serviteurs et toutes les préséances qui étaient dues à son rang. Johnston bénéficiait d'un traitement de faveur particulier auprès de l'Empereur : lorsqu'il entrait dans une pièce où se trouvait l'Empereur, ce dernier devait se lever et attendre qu'il se fût assis. Ce professeur anglais raconte ses journées d'enseignement avec P'u-Yi, certains de ses traits de caractère, son intelligence et son intérêt pour la politique de la toute nouvelle République. Johnston décrit également le mariage de l'Empereur, et d'autres scènes privées auxquelles il lui fut donné d'assister ou de participer. Il nous donne une vision très intéressante de la vie de cour à l'intérieur de la Cité interdite, toujours avec un souci d'historien de la pensée philosophique ou politique chinoise. C'est de la Cité interdite - où arrivaient jounaux et messagers de toute la Chine - que Johnston voyait se mettre en place les rivalités entre partis, factions, et personnalités diverses, jusqu'à la chute de l'Empereur.
4e de couverture : Avec l'ère Meiji (1868), après deux siècles de clôture, le Japon s'ouvre au monde. En octobre 1867, à l'âge de 22 ans, Maurice Dubard s'engage dans la Marine française. La mission militaire à laquelle il participe a pour but de contribuer à doter le Japon d'une armée moderne. Avec l'un de ses collègues, Marcel, le jeune homme sillonne donc les principales villes de l'archipel. Mais son projet d'écriture est loin des armes et des uniformes, loin des bureaux administratifs et des fabriques. À l'instar du célèbre Japoneries d'automne de Pierre Loti, Maurice Dubard s'emploie à peindre en une série de tableaux et de saynètes ce Japon des années 1870. Sa passion se porte aussi bien sur la culture matérielle ancestrale de l'Empire que sur l'énergie débordante de la jeunesse nippone. Conteur formidable, Dubard ne cesse d'osciller entre ce passé et le présent. Son récit de voyage est absolument contemporain du rapprochement entre l'Europe et le Japon.
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
La littérature doit beaucoup aux arbres : sans eux, point de livres... Il est donc tout naturel de les trouver nombreux, et par forêts entières parfois, au détour des pages. Pour tous les goûts, pour tous les âges : chêne de la fable de La Fontaine, forêts angoissantes des contes de Grimm, arbres des légendes africaines ou amérindiennes, Saule-Cogneur du cycle Harry Potter... Les arbres accompagnent les lecteurs et les écrivains toute leur vie durant. Ils sont liés à un moment de notre histoire personnelle. Aujourd'hui, alors que la déforestation fait rage et que les arbres disparaissent, on ne compte plus les livres qui traitent de la mémoire des arbres ou de leur vie secrète... Balade en compagnie de Guillaume Apollinaire, Victor Hugo, Théophile Gautier, Jules Renard, José-Maria de Heredia, Federico García Lorca, Paul Claudel, Jacques Prévert, Michel Tournier, Jean Giono, Marcel Pagnol, Jorge Semprun, JMG Le Clézio, Miguel de Cervantès, Jean-Marie Rouart et bien d'autres...