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Le moulin frappier. Les secrets d'une famille au coeur de la campagne française
Gréville Henry
CULTUREA
22,00 €
Épuisé
EAN :9791041932337
Les deux cloches de l'église de Haville jetaient dans l'air ensoleillé de midi leurs derniers tintements inégaux, lorsque la Quesnelle, comme on l'appelait dans le pays, Victoire Beauquesne, de son véritable nom, mit la clef dans la serrure de la porte, au moulin Frappier. Son homme venait à quelques pas derrière elle, traînant un peu la jambe par habitude de paysan accoutumé aux sabots, et qui n'aime guère les souliers de cuir. Elle entra résolument, de l'air de quelqu'un qui connaît son affaire, et sans prendre le temps de s'asseoir, ou seulement de respirer, elle alla à l'armoire, pour y reprendre sa coiffe et son tablier de tous les jours. Beauquesne, moins pressé de quitter ses habits du dimanche, se dirigea vers le fauteuil de paille à coussin de duvet qui trônait au coin de la cheminée, et s'y laissa tomber d'un air dolent. Il n'aimait point les marches précipitées qu'on fait le long des grands chemins, au soleil, les bras ballants, pendant que les cloches sonnent l'évangile, ou quand la faim vous pousse à grands pas vers le logis, pour le coup de midi. Ce qu'il aimait, c'étaient les courtes promenades dans les sentiers ombreux et humides, quand on s'en va défouir des pommes de terre, à raison d'un boisseau par cinq heures de travail, ou bien examiner la luzerne, plus haute d'un bon doigt que la veille.
- ... C'était le bon temps ! soupira le vieux fraudeur en vidant son verre de cidre, qu'il reposa bruyamment sur la table. En avons- nous fait des tours ! - On dirait que vous êtes contrarié de ne plus pouvoir en faire ? demanda le sous-brigadier des douanes, en riant sous cape. Il savait bien qu'une fois sur le chapitre de ses anciennes fredaines, Beslin en avait pour longtemps, et dès lors il pouvait espérer une invitation à souper pour entendre la suite des longues histoires de fraude. A vrai dire, ce n'était pas l'invitation à souper que recherchait le douanier, c'était l'apparition toujours rare et bienvenue de mademoiselle Bonne-Marie Beslin ; celle-ci ne se montrait qu'aux heures des repas. - Oui, certes, je le regrette ! dit avec colère le pécheur endurci, en tapant la table du poing. C'était une vie, cela ! Il y avait de tout dans cette vie-là ! Le danger de la mer, le danger de vos fusils, toujours prêts à partir sur nous ; le danger de se rompre le cou dans les falaises, avec cinquante kilos de tabac fraudé sur le dos... Il y a de quoi s'amuser, au moins ! Tandis qu'à présent je suis là, comme un vieux canot hors de service, à regarder le temps qu'il fait par la fenêtre...
Cette oeuvre (édition relié) fait partie de la série TREDITION CLASSICS. La maison d'édition tredition, basée à Hambourg, a publié dans la série TREDITION CLASSICS des ouvrages anciens de plus de deux millénaires. Ils étaient pour la plupart épuisés ou uniquement disponible chez les bouquinistes. La série est destinée à préserver la littérature et à promouvoir la culture. Avec sa série TREDITION CLASSICS, tredition à comme but de mettre à disposition des milliers de classiques de la littérature mondiale dans différentes langues et de les diffuser dans le monde entier.
Les deux cloches de l'église de Haville jetaient dans l'air ensoleillé de midi leurs derniers tintements inégaux, lorsque la Quesnelle, comme on l'appelait dans le pays, Victoire Beauquesne, de son véritable nom, mit la clef dans la serrure de la porte, au moulin Frappier. Son homme venait à quelques pas derrière elle, traînant un peu la jambe par habitude de paysan accoutumé aux sabots, et qui n'aime guère les souliers de cuir. Elle entra résolument, de l'air de quelqu'un qui connaît son affaire, et sans prendre le temps de s'asseoir, ou seulement de respirer, elle alla à l'armoire, pour y reprendre sa coiffe et son tablier de tous les jours. Beauquesne, moins pressé de quitter ses habits du dimanche, se dirigea vers le fauteuil de paille à coussin de duvet qui trônait au coin de la cheminée, et s'y laissa tomber d'un air dolent. Il n'aimait point les marches précipitées qu'on fait le long des grands chemins, au soleil, les bras ballants, pendant que les cloches sonnent l'évangile, ou quand la faim vous pousse à grands pas vers le logis, pour le coup de midi. Ce qu'il aimait, c'étaient les courtes promenades dans les sentiers ombreux et humides, quand on s'en va défouir des pommes de terre, à raison d'un boisseau par cinq heures de travail, ou bien examiner la luzerne, plus haute d'un bon doigt que la veille.
Henry Gréville, pseudonyme de Alice Marie Céleste Durand née Fleury (1842-1902), a publié de nombreux romans, des nouvelles, des pièces, de la poésie ; elle a été à son époque un écrivain à succès. Extrait : Un léger frisson, froid ou crainte, passa sur les trois indépendantes, car elles se rapprochèrent instinctivement et se prirent par la main. La clarté diminuée des grandes lampes suspendues éclairait tristement les énormes promenoirs, le tapis de lisière extrêmement épais éteignait le bruit des pas ; cependant un léger frôlement, comme un grignotement de souris, les fit s'arrêter plus d'une fois pendant qu'elles se dirigeaient vers le grand escalier. Il fallait descendre un étage, parcourir en sens inverse un autre promenoir et entrer dans le réfectoire situé à l'extrémité du vaste bâtiment. Tout cela fut accompli avec une précision et une assurance qui dénotaient une certaine habitude de cette promenade.
Résumé : Travels with a Donkey in the Cevennes revealed Robert Louis Stevenson's romantic temperament and his interest in picturesque history, people, and places during his 12-day, 200-kilometre (120 mi) solo hiking journey through the sparsely populated and impoverished areas of the Cévennes mountains in south-central France.
La mort, la vie et son mensonge auquel qu'au dernier moment on s'accroche comme une vieille dame. Cette très courte nouvelle raconte trois morts. A travers ces morts, Tolstoï reprend des thèmes qui lui sont chers : le mensonge face à la mort, l'hypocrisie de la vie et des vivants, ainsi que leur dureté.
Epuis une vingtaine d'années déjà, sur la tombe de tel ou tel mort illustre, très fréquemment un orateur prononce cette phrase : "Il appartenait à la forte, à la vaillante génération de 1830. ". . Cette phrase est comme stéréotypée dans la plupart des oraisons funèbres. Aussi certains moqueurs la traitent-ils de "cliché" , d'observation banale, ou d'exagération de parti. Par le temps actuel, lorsqu'on se rit volontiers des convictions et des principes, ils s'égayent en la reproduisant. Nombre de gensfont chorus, sans savoir pourquoi, mais en suivant le courant des idées du jour. Il n'y a rien à redire à cela. Toute génération possède, incontestablement, le droit de juger, d'imiter ou de renier les actes de la génération qui la précède. A une condition, pourtant, selon la loi du progrès : c'est de faire mieux que sa devancière, c'est de la dépasser.
On ne trouve nulle part d'étude complète sur la fraternité mystérieuse de la Rose-Croix. Ceux qui en parlaient jadis le faisaient dans un style trop allégorique pour être compréhensible ; on méconnaissait ces adeptes en abusant du prestige de leur légende ; plus tard, des érudits ou des occultistes n'ont su ou voulu présenter qu'un côté de la question. Bien que professant une doctrine interprétative du christianisme beaucoup plus pure et plus haute que celle des prêtres, les Rose-Croix, à l'existence desquels le moyen âge et la Renaissance crurent généralement, étaient tenus par tout le monde comme magiciens et sorciers d'une grande puissance. Un halo d'une poétique splendeur, auréole l'ordre des Rose-Croix ; la lumière fascinante du fantastique joue autour de leurs rêves gracieux, tandis que le mystère dans lequel ils s'enveloppent prête un nouvel attrait à leur histoire. Mais leur splendeur fut celle d'un météore. Cette esquisse, dessinée de main de maître, montre un des aspects du type initiatique de la Rose-Croix. L'initiation antique, la magie faisait de ces hommes semblables au maître Janus d'Axël ; son symbole est la fleur de beauté, la Rose. La véritable initiation évangélique, si peu connue après dix-neuf siècles, cette doctrine d'immolation constante, dont le fidèle marche comme ivre d'amour parmi les malades, les pauvres, les désespérés, a pour hiéroglyphe la croix froide et nue. La réunion des deux symboles est la rose crucifère.