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Mort précoce
Greppi Cesare ; Géraud Marie-Pierre
DIFFERENCE
10,15 €
Épuisé
EAN :9782729116705
Cesare Greppi est un des auteurs italiens les plus secrets. A côté d'une ?uvre de poète, il cherche à travers de brefs romans à faire revivre des sentiments très anciens qui paraissent révolus. Dans un séminaire, en Italie, un jeune homme, Niccolo, se réveille un matin avec un charbon sur le visage. On décèle une maladie horrible et contagieuse. Mis en quarantaine, il voit depuis son lit des démons s'agiter autour de lui. Il demande à se confesser. S'ensuit une longue lutte entre ses visions du diable et les paroles apaisantes du prêtre et de ses camarades jusqu'à la mort du jeune homme. Comme Greppi le dit lui-même dans la note qui clôt le livre : " Cette mort, cette manière de mourir, est d'ailleurs si lointaine qu'elle invite à être présentée sans peur, archéologie nue, à qui vit aujourd'hui... "
L'amélioration de notre qualité de vie, à tout âge, implique le travail de deuil. C'est un voyage à travers nos souvenirs qui va au-delà de la douleur de la perte, nous offrant une plénitude qui peut sembler infinie. En faisant exister nos ancêtres, nous brisons le schéma du " tout ou rien " et établissons un lien profond entre les vivants et les défunts, même ceux que nous n'avons pas connus.
Résumé : "Je dois à Lorenzo d'être en vie aujourd'hui" : ces mots de Primo Levi, dans Si c'est un homme, sont longtemps restés mystérieux. Qui était ce Lorenzo ? L'historien Carlo Greppi est parti à sa recherche, sans sacrifier la rigueur à l'émotion. Pour la première fois apparaît le visage de ce Juste parmi les Nations, qui protégea Primo Levi à Auschwitz, sans demande de retour. Emerge aussi un lien qui défia la grande Histoire, entre un analphabète et un lettré, un maçon et un intellectuel, tous deux piémontais, et unis à jamais par cette expérience d'humanité au sein d'un camp d'extermination. Au point que Primo Levi nomma ses enfants Lisa Lorenza et Renzo... Pourtant, Lorenzo et Primo ne sortirent jamais réellement d'Auschwitz. Une bouleversante enquête d'historien sur une fraternité de l'extrême
Une histoire d'érotisme, pour ainsi dire conventuelle, qui s'accompagne de celle d'une hérésie indéfinie, peut-être indéfinissable (même si le lecteur peut la soupçonner d'origine " quiétiste "), passe dans ces pages de Cesare Greppi avec la vigueur d'une " chronique italienne " stendhalienne : mais c'est une chronique sans chronique, une histoire sans histoire, un récit sans récit. Tout s'y passe par translucidité, par évocation et transparence. Il y a les témoins, il y a les témoignages : mais l'objet du procès, la nature et la consistance des accusations, les passions et les convictions des accusés, s'entrevoient par intelligence, par l'intelligence qui s'établit aussitôt, au premier chapitre, entre l'écrivain et le lecteur. Et nous disons intelligence dans le sens où l'on dit " intelligence avec l'ennemi " (mais dans ce cas avec l'ami), outre qu'au sens large. Et il s'agit bien d'une manière d'écrire, d'une manière de raconter : mais il faut aussi tenir compte qu'en écrivant ainsi, Cesare Greppi (à son premier roman après les poèmes de Stratagèmes) atteint à l'essence du procès, de la praxis, de la procédure inquisitoriale. De l'Inquisition catholique et espagnole ; mais aussi de l'éternelle, omniprésente inquisition. Leonardo Sciascia
La dégradation de l'environnement a ravivé un vieil antagonisme portant sur des positions controversées concernant le lien entre la pollution et la croissance économique. Cette controverse porte non seulement sur le lien causal mais encore plus fondamentalement sur le sens du bien-être économique. Pour les uns, la croissance est la cause principale de la pollution, pour les autres, elle en est le principal remède. Ce livre cherche à clarifier ce débat en explorant les limites auxquelles se heurte une expansion économique illimitée. Il est divisé en trois parties. La première examine le lien entre l'économie et l'environnement. La deuxième est consacrée à l'étude des enveloppes de viabilité et enfin la troisième partie analyse l'acceptabilité sociale de la politique environnementale. Ces aspects éclairent les limites que les ois établies en sciences naturelles imposent à l'économie. Ils flèchent donc une trajectoire qui traverse l'ensemble des arguments de ce livre exposant l'économie aux frontières de la nature. Ni l'économie, ni la nature ne se présentent à nous comme une fatalité à laquelle nous devons nous soumettre. Cette soumission a constitué en tout temps une tentative de limiter la liberté individuelle.
Rabindranath Thakur dit Tagore (1861-1941). Né à Calcutta dans une famille de lettrés opposés au système des castes, Tagore devient célèbre à seize ans en rédigeant une oeuvre qu'il fait passer pour celle d'un poète indien du XVIIe siècle. Il écrit aussi la première nouvelle en langue bengalie. Après des études de droit en Angleterre, il revient au Bengale en 1880. Infatigable voyageur, engagé en faveur de l'indépendance de l'Inde et d'un changement de la condition des femmes, il reçoit en 1913 le prix Nobel de Littérature qui assoit durablement son oeuvre parmi les plus importantes de la littérature mondiale. Ayant touché à tous les genres (poésie, romans, théâtre, musique et même peinture) c'est néanmoins sa poésie qui fit l'admiration de André Gide, Maurice Maeterlinck, Pierre Jean Jouve, Henri Bergson, Thomas Mann, Bernard Shaw et de beaucoup d'autres. La poésie est la première parole. Mythes, épopées, oracles, voix des mystères et des mystiques, puis de l'amour, de l'indignation, de la révolte, de l'espoir ou de l'humour, de la vie quotidienne et de la solitude. Introuvables ou retraduites, classiques ou contemporaines, familières ou méconnues, ce sont ces voix innombrables que la collection Orphée souhaite faire entendre parce que plus que jamais elles sont nôtres.
Et si votre meilleur ami avait des raisons de se taire? et si un petit garçon voulait que sa "Nanouche" vole? et si un chien ou un lapin n'était pas en peluche? et si une femme se transformait en faisant laver sa voiture? et si un destin se dessinait à la suite d'un mot mal placé? et si la folie se jouait de la tristesse? et si la maladie, la mort et, surtout, l'amour n'étaient pas ce que l'on croit? Dix-sept nouvelles où se côtoient fiction et réalité, où le vrai et le virtuel s'enchevêtrent dans l'aventure de la vie et de la mort. Toutes, elles racontent les "possibles" d'un monde "avec des si"..., où le téléphone joue un rôle non négligeable. Biographie de l'auteur Claudine Helft est membre de l'Académie Mallarmé, du jury du Prix Alain Bosquet et présidente du Prix Louise Labé. Traduits dans une quinzaine de langues, ses poèmes figurent dans de nombreuses anthologies. De Claudine Helft, La Différence a publié un recueil de poèmes, Une indécente éternité (2007), et un roman, Un divorce d'amour (2009).
Abdellatif Laâbi est un écrivain imprévisible. On dirait que sa devise est de ne pas être là où le lecteur l'attend. Le présent ouvrage en est la parfaite illustration. S'agit-il d'un livre de mémoires, d'un journal intime, d'une relation de voyages, d'un récit avec un dosage ingénieux d'autobiographie et de fiction de soi? A moins qu'il ne s'apparente au genre des confessions, dans le sillage de saint Augustin et de Rousseau? Voilà autant de vraies-fausses pistes où Laâbi, le sourire en coin, engage le lecteur. Son souci? Faire en sorte que ce dernier mette ses pas dans les siens, devienne témoin et partie prenante de la nouvelle aventure littéraire et humaine qu'il lui propose. Imprévu, de l'aveu de l'auteur, ce livre interroge avec un humour parfois ravageur nos modes de perception, de lecture, et nos questionnements. Traversée fulgurante des saisons de la vie, quête spirituelle, témoignage à vif, il nous replonge (chose cette fois prévisible venant de Laâbi) dans les convulsions de notre époque et ses combats salutaires.