La dégradation de l'environnement a ravivé un vieil antagonisme portant sur des positions controversées concernant le lien entre la pollution et la croissance économique. Cette controverse porte non seulement sur le lien causal mais encore plus fondamentalement sur le sens du bien-être économique. Pour les uns, la croissance est la cause principale de la pollution, pour les autres, elle en est le principal remède. Ce livre cherche à clarifier ce débat en explorant les limites auxquelles se heurte une expansion économique illimitée. Il est divisé en trois parties. La première examine le lien entre l'économie et l'environnement. La deuxième est consacrée à l'étude des enveloppes de viabilité et enfin la troisième partie analyse l'acceptabilité sociale de la politique environnementale. Ces aspects éclairent les limites que les ois établies en sciences naturelles imposent à l'économie. Ils flèchent donc une trajectoire qui traverse l'ensemble des arguments de ce livre exposant l'économie aux frontières de la nature. Ni l'économie, ni la nature ne se présentent à nous comme une fatalité à laquelle nous devons nous soumettre. Cette soumission a constitué en tout temps une tentative de limiter la liberté individuelle.
La science économique domine nos sociétés actuelles, et finit par être un moyen et une fin Si la fois. L'économisation de nos relations sociales progresse et pénètre des domaines de plus en plus lointains de son champ initial. L'éducation, au lieu de former des citoyens instruits, devient un investissement dans le capital humain ; la médecine doit moins guérir qu'être rentable ; la culture n'est pas une forme d'épanouissement créatif mais un marché. Bref, notre société est envahie par le jargon économique, et les relations sociales sont justifiées uniquement si elles sont pratiquées au moindre coût et à profit immédiat. Pourtant, un défi sans précédent se présente maintenant à elle. Il n'est aujourd'hui plus possible d'analyser l'économie pour elle-même, en faisant abstraction du contexte sociétal. Se laisser séduire par les intérêts économiques à court terme revient à faire l'autruche face aux bouleversements écologiques ainsi que sociaux et à rester inactif. Cet ouvrage analyse les conséquences néfastes de cette attitude, et invite à une politique active dans une optique de développement durable. L'auteur retrace l'évolution récente de la pensée économique, avant d'éclairer le lien entre économie et société. Il plaide ensuite pour une réforme en profondeur de la politique économique actuelle.
Pourquoi, depuis une quarantaine d'années, la plupart des pays développés voient-ils leurs performances économiques faiblir ? La faute aux innovations technologiques, à la mondialisation, aux Etats trop interventionnistes ? Les hypothèses sont nombreuses. Beat Bürgenmeier, professeur émérite d'économie, en propose ici une nouvelle : les fautifs, ce sont les parasites. Comme tout écosystème, notre économie fait les frais d'activités se développant à ses dépens. Ces parasites sont aujourd'hui multiples : bureaucratie envahissante, excès de gestion, nouvelles technologies menaçant la vie privée, finance internationale déconnectée de l'économie réelle... Par ailleurs, l'ensemble de notre économie parasite notre environnement naturel à grande échelle. Beat Bürgenmeier analyse ces freins à notre croissance et leurs conséquences, avant de dégager des solutions pour s'en débarrasser ! Un diagnostic inédit et complet de notre économie mondiale !
Dans quelle mesure la science économique peut-elle contribuer au développement durable? Cet ouvrage répond à la question, en abordant successivement les théories du marché efficient, de l'économie de l'environnement et de l'économie écologique, tout en insistant sur une combinaison optimale de plusieurs instruments issus du raisonnement économique. Résolument orienté vers ta politique environnementale, il offre une synthèse systématique des actions à entreprendre pour concrétiser te développement durable. Il présente notamment les techniques d'évaluation de l'environnement, en distinguant l'évaluation monétaire et non monétaire, discute les avantages et les inconvénients des différents instruments de la politique économique confrontée à la pollution, analyse les coûts environnementaux du transport international et explique d'une manière succincte les principaux apports de l'économie des ressources naturelles. Les dimensions sociale et environnementale du développement durable sont étudiées ici du point de vue des sciences économiques. Cette étude veut ainsi contribuer à la promotion de l'industrie écologique et à la gestion durable des entreprises. Elle se situe dans le débat sur la croissance versus la décroissance. La troisième édition actualisée et remise à jour porte également sur les changements climatiques. Destiné aux enseignants et étudiants des 2e et 3e cycles en sciences économiques, commerciales et sociales, l'ouvrage analyse donc, dans une optique interdisciplinaire, les interactions entre les dimensions économique, sociale et environnementale du développement durable. Biographie de l'auteur Beat Bürgenmeier est auteur de plusieurs publications sur la politique économique, notamment dans le domaine environnemental. Il est Professeur d'économie politique à l'Université de Genève. Dans le cadre du Centre national de compétence de recherches sur le climat du Fonds national de la Recherche Scientifique ("NCCR-climate"), il dirige une recherche portant sur le lien entre les niveaux international et national des instruments économiques de la politique climatique.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.