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Souvenirs. Journal inédit (1921-1959)
Grente Georges ; Le Moigne Frédéric
PU RENNES
39,00 €
Épuisé
EAN :9782753595774
Evêque du Mans entre1918 et1959, Georges Grente tient un long journal personnel de1921 jusqu'à sa mort. Cette source, longtemps restée secrète à l'abbaye de Solesmes, constitue la pièce maîtresse des archives du personnage classées et ouvertes par le diocèse à partir de 2015. L'édition critique d'un tel document s'impose par la qualité de son auteur. Académicien, cardinal, proche de Pie XII, Mgr Grente est un acteur de premier plan de la vie sarthoise, parisienne et vaticane de la première moitié du XXe siècle. Ce document se distingue également par son écriture. Les Souvenirs de cet évêque mondain et maniéré, bien introduit dans le monde des châteaux et les salons de la société des Lettres, dévoilent une ambition, souvent jalouse. Il s'agit aussi bien du regard précieux d'un mémorialiste. Doué d'un oeil à l'affût, d'une mémoire à toute épreuve, sûr de son style, l'évêque aime composer et restituer les témoignages. Les scènes se succèdent et impliquent des personnalités aussi diverses que Joseph Caillaux, Pie XI, Charles de Gaulle ou François Mauriac. Nourri par le persiflage, la confidence, la légèreté de ton, le journal de Georges Grente s'inscrit dans le sillage d'autres grands récits autobiographiques d'ecclésiastiques (cardinal Baudrillart, abbé Mugnier).
Ce Dictionnaire est une véritable encyclopédie de la production littéraire du Ve au XVe siècle. Les quelque 2000 articles qui le composent - notices biographiques, analyses critiques ou études de synthèse - prennent en compte les littératures d'oïl et d'oc, les oeuvres de la latinité médiévale, mais aussi les livres de savoir - tout comme les vies de saints ou les compilations historiques. Il accueille également les classiques, les textes patristiques, les traductions contemporaines de grandes oeuvres étrangères alors intégrées au patrimoine national. C'est dire la richesse et la diversité d'une somme qui va bien au-delà de l'histoire littéraire traditionnelle. Instrument de découverte mais aussi de recherche, ce Dictionnaire met à la disposition des médiévistes, des étudiants et, de manière plus générale, de tous ceux qu'intéresse l'histoire de notre littérature, une documentation approfondie, élaborée et sûre: chaque article est étayé par des renvois systématiques aux ouvrages de référence spécialisés et par une bibliographie critique abondante, qui privilégie les études les plus récentes et les plus accessibles au public français.
Hiver 1933. Alors qu'Hitler vient de prendre le pouvoir en Allemagne, Annemarie Schwarzenbach n'hésite pas un seul instant : sa place ne peut être que dans l'opposition. Mais la question essentielle à ses yeux est de savoir quelle forme va pouvoir prendre son engagement politique. Tout comme ses amis Klaus et Erika Mann - mais sans y être directement contrainte par les événements -, elle va choisir la fuite. Mais une fuite qui doit donner une orientation constructive à sa vie, à l'écart des dangers et de la confusion du monde. Face au drame qui se joue en Allemagne, Annemarie veut prendre du champ et de la hauteur, et c'est bien ce qu'exprime le titre de l'ouvrage qu'elle a commencé au début de l'année : Le Refuge des cimes.Le héros de ce roman, Francis von Ruthern, fils aîné d'un junker prussien, rentre en Europe après avoir passé dix ans en Amérique du Sud. Mais il ne parvient pas à reprendre pied dans la vie normale. Il trouve alors refuge dans une station de ski au-dessus d'Innsbruck. Là, son destin croise celui d'hommes et de femmes tout aussi accablés que lui par un sentiment d'étrangeté face à eux-mêmes, par leur incapacité à communiquer, à aimer, à trouver leur voie. Dans la montagne, les jours s'écoulent entre l'immensité vide des champs de neige, les courses à ski et la vie tissée d'ennui d'un hôtel de luxe. Chacun est dans l'attente d'un événement qui pourrait lui permettre de donner une orientation à sa vie, et c'est finalement à Francis qu'est dévolue cette " chance " : quand son frère Carl Eduard, un officier de l'armée de métier, se tire une balle en plein coeur, il doit redescendre dans la vallée où " tous les chemins s'ouvrent à lui ". La mort de Carl Eduard et la confrontation avec un monde en proie aux flambées nationalistes opèrent sur lui une sorte de catharsis : il découvre la valeur de la vie et de l'amour. Se sentant inapte à se lancer dans la mêlée où " s'affrontent les puissances humaines déchaînées", il réalise que sa place est en haute montagne, là où il pourra répondre aux attentes des autres tout en développant ses aptitudes propres. Il en recevra d'ailleurs la confirmation quand l'occasion lui sera donnée de sauver la vie d'un jeune garçon égaré dans la neige et le brouillard.
Francis von Ruthern, fils aîné d'un junker prussien, rentre en Europe après avoir passé huit ans en Amérique du Sud, mais il ne parvient pas à reprendre pied dans la vie normale. Il trouve alors refuge dans une station de ski au-dessus d'Innsbruck. Là, son destin croise celui d'hommes et de femmes tout aussi frappés que lui par un sentiment d'étrangeté face à eux-mêmes. Dans la montagne, les jours s'écoulent entre l'immensité vide des champs de neige, les courses de ski et le quotidien tissé d'ennui d'un hôtel de luxe. Chacun est dans l'attente d'un événement qui pourrait lui permettre de donner une orientation à sa vie. C'est finalement à Francis que sera dévolue cette chance.
Ecrivain, archéologue, reporter-photographe, issue d'une famille de riches industriels de Zurich, Annemarie Schwarzenbach (1908-1942) n'a cessé de fuir un milieu en complète contradiction avec ses aspirations. De la Russie à la Perse, des Etats-Unis au Congo, son existence fut certes marquée par la morphine et les cures de désintoxication, des amours homosexuelles malheureuses et plusieurs internements, mais surtout, et c'est ce que met en valeur le présent ouvrage, une lutte acharnée contre le nazisme, au travers de ses écrits et de son amitié tumultueuse avec Klaus et Erika, les enfants terribles de Thomas Mann. L'héroïne tragique du livre le plus célèbre d'Ella Maillart, mourut prématurément en 1942 des suites d'une chute de vélo sans doute aggravées par la privation de drogue.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?