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L'invention du travail
Grenouilleau Olivier
CERF
20,00 €
Épuisé
EAN :9782204143455
Le travail, lui aussi, a une histoire. Elle traverse les âges. Que représentait-il pour les chasseurs du Néolithique et les pasteurs du Croissant fertile ? Quelle conception s'en faisaient les scribes de Babylone, les prophètes de Jérusalem, la Bible, les philosophes d'Athènes, les juristes de Rome ? A quel point les paysans du Moyen Age l'appréhendaient-ils différemment des ouvriers de la Belle-Epoque ? Et que devient-il aujourd'hui face aux mutations technologiques ? Il fallait Olivier Grenouilleau pour dresser ce panorama sans précédent qui, entre nature et culture, malédiction et rédemption, servitude et dépassement, relate et interroge le plus singulier et le plus universel des phénomènes humains. Comment, en Mésopotamie, les dieux condamnent-ils l'humanité à travailler pour eux sans qu'elle soit coupable de la moindre faute ? Comment pour Hésiode, au contraire, condamnée au travail car coupable de démesure, peut-elle être sauvée en s'en acquittant avec justice ? Comment la Bible fait-elle du travail une oeuvre au point que les Temps médiévaux apparaissent " modernes " ? Ou, après la Renaissance, comment la réinvention du travail est-elle perçue en tant que clé de la réforme sociale afin que l'humanité puisse se réaliser et s'accomplir ? Et ce, avant les remises en cause présentes. Signe que le travail n'aura jamais cessé de causer abondance et misère, soumission et révolte, volonté de rationalisation et désir d'émancipation. Aux récits religieux anciens auront ainsi répondu les utopies sociales modernes. Concentrant ambivalences et antagonismes, ses métamorphoses dessinent, en filigrane, la quête inachevée que poursuit l'humanité de sa liberté. Une fresque capitale, une somme décisive pour penser hier et demain.
Résumé : Comment des identités ont-elles pu se cristalliser à l'échelle de "pays" transformés en régions ? Et, surtout, comment ont-elles été perçues par l'Etat central ? Pour tenter de répondre à ces questions sans cesse rebattues mais toujours à partir de points de vue spécifiques, l'auteur nous propose ici une approche originale, globale et sur la longue durée. Globale en appréhendant les multiples facettes de ce vaste problème, qu'elles soient géographiques, politiques, économiques, sociales, littéraires ou encore culturelles. Sur la longue durée en l'abordant depuis l'époque des pagi gallo-romains jusqu'à aujourd'hui, en passant par le temps des principautés médiévales, lorsque se sont sans doute cristallisées ces premières identités, à un moment où la France se constituait, elle aussi. Ce faisant, on comprend mieux comment le vrai faux débat entre Girondins et centralisateurs, République et régionalisme, a contribué à renforcer les oppositions, à favoriser les formes d'instrumentalisation. Qui sait aujourd'hui, par exemple, que les "provinces" administratives ont d'abord été façonnées par l'Etat monarchique afin de lutter contre des entités féodales porteuses d'identités ? Et ce, avant que se recombinent, au sein de ces mêmes provinces et "régions" , des sentiments d'appartenance aux rapports sans cesse renégociés avec l'Etat central ? Souvent dénoncées, parfois mises en avant, lorsque l'amour des Petites Patries régionales devait nourrir l'amour de la Grande Nation française, les identités régionales ont le plus souvent été détournées. Notamment dans une optique économique et "modernisatrice" que l'on imagine être née lors des Trente Glorieuses, mais que l'on trouve déjà sous la plume des réformateurs de la fin de la monarchie absolue. Si la question des identités régionales demeure aujourd'hui toujours ouverte, le détour par l'Histoire permet d'en mieux saisir les dimensions et les enjeux. Signe que passé et présent peuvent mutuellement s'éclairer.
Résumé : L'esclavage, chacun croit savoir ce que c'est, et pourtant... Les cours pénales elles-mêmes statuent difficilement sur ses formes contemporaines, faute de définition juridique claire. Pour tenter d'en cerner les contours, Olivier Grenouilleau s'est posé trois questions : pourquoi est-il si difficile de le définir ? Comment peut-on néanmoins y parvenir ? Comment les systèmes esclavagistes arrivent-ils à durer ? Comparant l'esclavage aux autres formes d'exploitation de l'homme, il parcourt l'espace et le temps, depuis l'invention même de l'esclavage, au néolithique, jusqu'à nos jours. Associant exemples et analyses au service d'une approche globale, il s'inscrit, au-delà même de son sujet, dans de nouvelles manières de penser l'histoire. Au terme de la démonstration, l'esclave apparaît en tout temps et en tout lieu comme une personne transformée en un autre, susceptible d'être utilisée comme une chose, et dont l'humanité est mise en sursis. Il n'en demeure pas moins un homme, mais un homme-frontière, dont l'appartenance à la société des hommes dépend de la médiation de son maître.
Résumé : Richement illustré de photos en couleur et en noir et blanc, cet ouvrage raconte l'histoire de Nantes, carrefour âprement convoité entre terre, rivières et océan et aujourd'hui métropole régionale.
Olivier Pétré-Grenouilleau est professeur d'histoire contemporaine à Sciences-Po Paris. Spécialiste d'histoire de l'esclavage, il est l'auteur de L'Argent de la traite (Aubier, 1996, 2009), ouvrage devenu un classique.
Résumé : Le nouvel esprit du salariat est une forme de mobilisation de la main-d'oeuvre favorisant l'avènement d'un travailleur autonome et responsable qui constitue le foyer central de diffusion de valeurs individualistes et méritocratiques qui irriguant l'ensemble de la société. Le pari de cet ouvrage est d'ancrer l'analyse du nouvel esprit du salariat dans l'étude empirique des évolutions des rémunérations. Il apparaît alors que ce qui est présenté par les employeurs comme un dépassement du salariat n'est en réalité qu'un déni du lien de subordination mis au profit des performances de l'entreprise et potentiellement risqué pour les salariés. Sous couvert d'établir des inégalités " justes ", le développement des primes variables génère ainsi de profondes injustices. L'enquête nous conduit auprès de populations hétérogènes : des non-diplômés jusqu'aux titulaires de bac+5, des employés jusqu'aux cadres supérieurs.
Résumé : Retail apocalypse. Cette expression désigne la vague de fermetures d'un grand nombre de magasins aux Etats-Unis depuis une dizaine d'années. En France, le mouvement n'a pas la même ampleur mais l'essor du e-commerce concurrence les ventes "physiques" et contribue à faire progresser la vacance commerciale en centre-ville et dans certaines galeries marchandes. Pour autant, l'avenir des marchés, des boutiques, des centres commerciaux, des friperies, des brocantes, des grands magasins ou des librairies n'est pas scellé. En dépit de la digitalisation des courses, de la remise en cause de la distribution de masse et de l'apparition de nouvelles normes de consommation, le magasin demeure un lieu d'approvisionnement central. Il est également un lieu social et assume d'autres fonctions capables de garantir son existence. A travers une vingtaine de chapitres exposant les résultats d'enquêtes sociologiques, cet ouvrage propose une contribution originale au débat en mettant en évidence les fonctions symboliques et l'utilité sociale du magasin. Que fait-il à l'individu ? Que vient y chercher celui-ci que les plateformes ne peuvent lui assurer ? Ni complainte du progrès, ni tract poujadiste de défense des petits commerçants, cet ouvrage examine les raisons qui poussent chaque individu à consacrer en moyenne deux heures quarante par semaine aux achats hors de son domicile.
Le travail n'est pas un concept isolé, il ne peut s'appréhender que dans un contexte économique, technologique, social, culturel. Les évolutions sur ces plans sont permanentes et considérables et le travail demain, quand le digital ne sera plus discuté mais inclus dans notre nouveau " normal " , revêtira des habits très différents de ceux qu'il porte aujourd'hui. Nous sommes entrés dans cette transition, il est alors possible d'en imaginer les prochaines étapes. L'ouvrage, dont l'objectif est de démythifier le digital, analyse les évolutions des forces s'exerçant sur le contexte du travail et leurs impacts dont : l'Intelligence Artificielle appliquée, les neurosciences appliquées, l'évolution de la société vers plus de proximités et de contrôles, l'émergence d'un nouveau statut de l'entreprise.
Résumé : Sans que cela fasse la une des journaux, alors que grèves et manifestations semblent rythmer la vie sociale française, nous sommes entrés dans l'âge de la négociation collective. De loi en loi, priorité est donnée au dialogue social dans l'entreprise, au plus près des problèmes à résoudre. Des dispositifs d'appui et des outils d'accompagnement sont disponibles ; plusieurs think tanks et divers rapports ont proposé des solutions. Et les partenaires sociaux savent qu'ils ne peuvent plus continuer d'agir comme avant. Que manque-t-il pour que la France finisse sa mue et que ses forces vives apprennent à se confronter sans s'affronter ? L'essentiel : repenser l'idée même de négociation collective et refonder notre système de relations sociales sur d'autres principes : ne plus légiférer mais inciter ; ne plus obliger, mais inviter ; ne plus contrôler, mais conseiller et laisser expérimenter.