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La France du marché noir. 1940-1949
Grenard Fabrice
PAYOT
23,50 €
Épuisé
EAN :9782228902885
Le marché noir ne fut pas seulement, comme on le croit, l'œuvre d'une minorité de profiteurs agissant de mèche avec les Allemands et tirant parti d'une situation de pénurie et de restrictions pour s'enrichir. Il impliqua au contraire une très large partie de la société française, se généralisa dans tous les secteurs de l'économie et concerna aussi bien Vichy ou les Allemands que la Milice ou la Résistance. Le nombre record de procès-verbaux établis - près de deux millions - souligne d'ailleurs l'ampleur de ce phénomène qui perdura bien après la Libération, jusqu'en 1949. Première histoire globale du marché noir en France, s'appuyant notamment sur les archives inédites du Contrôle économique dirigé par René Bousquet, ce livre en souligne à la fois les enjeux économiques, sociaux et politiques. Qui profita vraiment du marché noir ? Pourquoi les Allemands changèrent-ils subitement d'attitude sur cette question en 1943 ? Quelles étaient les techniques des trafiquants pour échapper aux contrôleurs et aux policiers ? En quoi la répression du marché noir fut-elle à l'origine de la rupture très précoce du monde paysan avec Vichy ? Comment l'économie parallèle prit-elle la forme, dès 1942, d'un mouvement général de désobéissance à l'autorité ?
Qui a trahi Jean Moulin ? Qui a livré d'Estienne d'Orves ? Qui se trouve derrière l'arrestation de Geneviève de Gaulle ? Quelles sont les méthodes des Allemands pour infiltrer les maquis ? Pour expliquer les coups terribles portés à la Résistance, Fabrice Grenard a consulté les dossiers des services secrets récemment déclassifiés. Il lève ainsi le voile sur la traque des résistants par la police de Vichy, par l'Abwehr, parla Sipo-SD dont fait partie la Gestapo et par l'administration militaire allemande. Il a rassemblé des informations inédites sur les agents qui ont travaillé pour l'occupant en infiltrant les réseaux clandestins. Cette enquête palpitante enrichit l'histoire de l'occupation allemande et de la Résistance sur un aspect rarement abordé.
Des maquis, on connaît la légende. Celle de ces jeunes hommes qui, à partir de 1942, choisissent la clandestinité pour combattre l'occupant. Celle des batailles des Glières ou du Vercors. Celle des résistants qui libérèrent des villes entières, avant même l'arrivée des armées alliées. Hors de ces images d'Epinal, pourtant, les maquisards restent des inconnus. De quel milieu venaient-ils ? A quelles motivations obéissaient-ils ? Comment ont-ils été formés, comment se sont-ils comportés devant l'ennemi ? Comment ont-ils vécu ensemble, parfois pendant près de deux années, dans des conditions matérielles souvent très précaires ? De quels soutiens ont-ils pu bénéficier parmi les populations locales ? Ont-ils inconsidérément livré celles-ci aux représailles allemandes ? Les réponses ne sont pas univoques. Car, depuis la fin de l'année 1942, lorsqu'apparaissent les premiers camps, jusqu'aux combats de la Libération, l'expérience n'a pas été la même selon les périodes et les contextes, variant considérablement en fonction de la date de formation du maquis, des territoires concernés, du niveau d'encadrement des camps ou du type d'actions entreprises. Et à chaque fois, les réalités de terrain ont fait l'objet de tous les fantasmes, dans l'incessante guerre psychologique qui opposait Londres à Vichy... La première grande synthèse sur l'histoire des maquisards à l'échelle de toute la France, à partir de recherches menées pendant plus de dix années dans de nombreux fonds d'archives, nationaux ou départementaux, et des témoignages des derniers survivants.
Le plus gros sujet de mécontentement des Français durant la guerre et jusqu’au tout début des années 1950 fut celui de la pénurie et des restrictions alimentaires, qui donnèrent lieu à de multiples scandales. Personne n’en avait encore fait l’histoire avant Fabrice Grenard qui, dans ce livre, raconte et met en perspective, célèbres ou secrets, avérés ou construits de toutes pièces, les plus importants scandales liés au ravitaillement. Favoritisme et corporatisme, contournement de la taxation des prix comme dans l’affaire des Télégrammes en 1941, calomnies comme dans le cas du ministre Jean Achard, approvisionnement des popotes de Vichy par le biais du marché noir, corruption des services du Ravitaillement général, détournements et vols alimentaires à la SNCF ou aux PTT, malversations au Secours national, affaire du Sucre au plus haut niveau de l’État… c’est à une autre histoire de France que nous invite ce livre passionnant.
Le marché noir ne profita pas seulement, comme on le croit, à une minorité complice des Allemands. Il impliqua en réalité une très large partie de la société française, se généralisa dans tous les secteurs de l?économie et concerna aussi bien Vichy et les Allemands que la Milice ou la Résistance. En outre, ce phénomène de grande ampleur (près de deux millions d?infractions constatées) perdura bien après la Libération, jusqu?en 1949.Qui furent précisément les profiteurs du marché noir? Quelles étaient les techniques des trafiquants pour échapper aux contrôleurs et aux policiers? Pourquoi les Allemands changèrent-ils soudain d?attitude en 1943 sur la question du marché noir? En quoi sa répression fut-elle à l?origine de la rupture très précoce du monde paysan avec Vichy? Comment l?économie parallèle prit-elle la forme, dès 1942, d?un mouvement général de désobéissance à l?autorité?
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.
Avec un humour ravageur et tout britannique, l'anthropologue Nigel Barley s'enfonce dans l'île indonésienne de Sulawesi (Célèbes) à la recherche de ce qui reste de la culture toraja. Au terme d'un parcours semé d'embûches (administrations capricieuses, pluies tropicales, sangsues voraces, transports aléatoires), il découvre un peuple chaleureux et accueillant, niché dans des montagnes à la beauté sauvage. D'un optimisme sans faille, l'auteur parviendra à faire venir à Londres les meilleurs artisans torajas. Ce sera alors son tour de devoir répondre à leurs questions, dans une version exotique de l'arroseur arrosé. Nigel Barley, qui s'était signalé par ses expéditions rocambolesques en Afrique de l'Ouest (Un anthropologue en déroute et Le Retour de l'anthropologue), nous offre ici un récit savoureux et montre, s'il en était besoin, que le respect et l'amitié se jouent des différences culturelles. --Guillaume Segerer
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.