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Les communistes israéliens
Greilsammer Ilan
SCIENCES PO
22,00 €
Épuisé
EAN :9782724604030
Dès 1920, l'Internationale communiste tente de s'implanter au coeur de l'Orient arabe. C'est de cet effort, et de l'action clandestine d'une poignée d'immigrants juifs de Russie que naît, en 1922, le Parti communiste de Palestine. En 1948, ce parti disparaît avec le mandat britannique, et le PC d'Israël continuera à animer la stratégie du mouvement communiste international dans le cadre de l'Etat juif. Comment un parti communiste, composé de Juifs et d'Arabes, a-t-il pu fonctionner dans l'environnement complexe du sionisme, du panarabisme et du conflit du Moyen-Orient ? C'est en percevant le mouvement communiste de Palestine, puis d'Israël, comme un microcosme du conflit israélo-arabe que l'auteur analyse l'histoire et la sociologie d'un parti qui guida à leur naissance plusieurs PC arabes, et qui a vu militer en son sein des hommes aussi différents que Joseph Berger, Radwan al-Hilou, Léopold Trepper, Moché Sneh et Tawfik Ziyad.
Résumé : Le temps est venu d'écrire la nouvelle histoire d'Israël. Une histoire nouvelle, car, depuis que les archives couvrant les années de fondation de l'Etat ont été ouvertes, le débat historiographique fait rage, avec une violence inégalée en tout autre pays. Des cénacles universitaires aux grands quotidiens, historiens et témoins disputent de questions essentielles pour l'identité nationale et l'avenir du pays : dans quelles conditions le foyer national juif - le Yichouv - s'établit-il en Palestine au XIXe siècle et au XXe siècle dans une terre déjà habitée ? Quelle fut l'attitude des dirigeants du Yichouv face au génocide des Juifs d'Europe, puis à l'égard des survivants ? Quelle fut la nature exacte de la proclamation de l'Indépendance le 15 mai 1948 : visait-elle la création d'un Etat spécifiquement juif, ou les Arabes de Palestine y avaient-ils une place ? Israël pouvait-il être juif et démocratique, laïque et moderne tout en refusant la séparation de la religion et de l'Etat ? Ce débat historiographique marque le délitement du récit national sioniste qui tenait lieu jusqu'à hier d'identité consensuelle. Han Greilsammer en restitue l'ampleur, les origines comme la portée (Première partie : Nouvelle histoire : la rupture). Mais la querelle des historiens ne s'explique pas seulement par l'ouverture des archives : celle-ci n'a fait qu'activer celle-là. Bien que les archives pour les périodes suivantes demeurent inaccessibles, les chercheurs remettent également en cause le récit des événements, de 1948 à l'assassinat de Rabin. Car ils ont tous, comme citoyens, participé à des conflits - glorieux et unanimistes comme la guerre des Six-jours, contestés et traumatisants telles la guerre au Liban ou la répression de l'Intifada. Témoins, ils posent, à partir des événements dont ils sont les contemporains et les acteurs, des questions qui reflètent les affrontements à propos de la reconnaissance de l'Autre palestinien et de l'avenir du pays. Des questions et des débats qu'Ilan Greilsammer noue dans une histoire nouvelle (Seconde Partie : les temps forts de l'Etat d'Israël : 1948-1996). En sorte que le lecteur découvre le fil qui court entre colloques d'historiens et réactions du grand public : Israël, au regard de son histoire, doit-il, peut-il être un Etat sans identité juive, un Etat comme les autres ? On l'aura compris : cet ouvrage pionnier, sans équivalent dans aucune autre langue, reconduit la crise d'identité nationale à la spécificité d'Israël : comment écrire l'histoire d'un Etat où histoire et mémoire collective se confondent, où les témoins se font historiens, où les historiens sont à la fois des chercheurs soucieux de rigueur scientifique et des citoyens en quête de la paix ?
Pendant près d'un demi-siècle, fuyant de couvents en monastères, il a disparu de la surface du globe. Comment Paul Touvier, ancien chef de la Milice lyonnaise, inculpé de crimes contre l'humanité, a-t-il pu si longtemps échapper aux recherches ? Qui a ouvert les portes de la maison de Dieu à celui qui avouait : " toute ma vie n'a été qu'une énorme tromperie ? " Ce livre raconte l'odyssée éperdue d'un Français ordinaire, progressivement dévoyé dans la pire " collaboration ", et qui n'a jamais voulu se repentir. Une enquête qui nous entraîne des crimes de l'Occupation au stupéfiant non-lieu de 1992, en passant par les lambris de l'Elysée, où Paul Touvier sera gracié par Georges Pompidou dans les années soixante-dix. Dévoilés pour la première fois, tous les secrets qui ont entouré la fuite d'un certain " Monsieur Paul " : secrets d'Eglise, et secrets d'Etat. Laurent Greilsamer et Daniel Schneidermann sont journalistes au Monde.
Par son histoire, Interpol inquiète. Cette Internationale des polices a en effet connu de terribles défaillances. Installée en Autriche, à Vienne, son quartier général a été véritablement aspiré par les nazis à partir de 1938 et mis au service unique des théories policières du IIIe Reich.Comment une organisation internationale a-t-elle pu en arriver là? Par quelle aberration a-t-elle accepté de déménager à Berlin et de confier ses fichiers à la Gestapo? Quelles polices ont-elles finalement voté pour l'accession à la présidence de fidèles de Hitler comme Heydrich ou Kaltenbrunner?Par sa puissance, Interpol intrigue. Blanchie après-guerre par les Alliés, elle a amassé des archives considérables sur des chefs mafieux comme Tommaso Buscetta, des terroristes comme Carlos ", des escrocs comme" Sobhraj "ou des fauteurs de crimes contre l'humanité comme l'ancien président serbe de Bosnie, Radovan Karadzic. Des millions de dossiers sur des millions de malfaiteurs. Une véritable encyclopédie du crime.Mais comment expliquer l'inertie progressive d'Interpol? Pourquoi l'organisation a-t-elle si longtemps refusé de coopérer à l'arrestation du sinistre docteur Mengele ou encore de Klaus Barbie? Etait-elle aveugle lorsqu'elle bénéficiait de subventions de la CIA et sourde aux polémiques suscitées?Par sa récente révolution stratégique, Interpol impressionne. Elle s'est muée en une messagerie électronique mondiale. A partir de sa base lyonnaise, l'organisation offre les services d'une sorte de réseau Internet réservé aux 177 pays membres. Une mémoire active à toutes épreuves. Un oeil géant.Mais jusqu'où la coopération des polices" démocratiques "et" dictatoriales "peut-elle aller? Les policiers sans frontières sont-ils indépendants par rapport à la politique de leurs gouvernements? Fallait-il vraiment pour réussir, organiser un coup d'Etat d'inspiration anglo-saxonne?Journaliste au Monde, Laurent Greilsamer est l'auteur notamment d'une biographie de Hubert Beuve-Méry, Fayard, 1990, et a écrit en collaboration avec Daniel Schneidermann, Un certain Monsieur Paul: l'Affaire Touvier, Fayard, 1989, et Les Juges parlent, Fayard, 1992."
Secret, fuyant la publicité, il fut avant tout un homme d'influence, méprisant l'argent et l'inféodation aux pouvoirs économiques et politiques. Moraliste autant que journaliste, Hubert Beuve-Méry, qui signait ses éditoriaux Siruis ", puisait ses références dans le Moyen Age des moines défricheurs et dans Péguy. Il cultivait jalousement son indépendance et, pour mieux se prémunir, se refusa longtemps à dîner en ville, fuyant réceptions et cocktails, peaufinant à l'extrême un personnage d'Alceste.Mais qui connaît l'histoire du fondateur du Monde?Pour la première fois, cette biographie retrace les combats d'un grand directeur de quotidien vilipendé par l'extrême gauche, à la Libération, pour son pétainisme supposé, et par l'extrême droite, durant la guerre froide, pour son crypto-communisme présumé...Qui était-il? Né pauvre, presque misérable, sauvé par l'Eglise catholique, il fut avant-guerre le correspondant de presse du Temps en Europe centrale. Durant dix ans, il dénonça la menace du national-socialisme. Il fut l'un des rares intellectuels à crier" Non "aux accords de Munich qui abandonnaient Prague à Berlin, l'Europe à la déferlante nazie.Puis vint Le Monde. L'occasion, à la demande du général de Gaulle, de créer un journal propre, vrai, en rupture avec la presse" pourrie "d'avant-guerre...Portrait d'un homme et histoire d'une exigence, ce livre fait aussi revivre la presse de toute l'époque avec ses passes d'armes, ses engagements, ses égarements parfois, et les figures d'un Camus, d'un Brisson, d'un Lazareff, d'un Mauriac, d'un Servan-Schreiber, etc. Il raconte la formidable aventure d'un" anticonformiste "qui réussit à faire de son journal le bréviaire de la classe politique et des cadres à une époque où la presse supplantait la télévision.Laurent Greilsamer est journaliste au Monde."
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.