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PENSER LA RELIGION. Recherches en philosophie de la religion
Greich Jean
BEAUCHESNE
37,00 €
Épuisé
EAN :9782701012315
Penser la religion : ce titre cherche à cerner l'intention directrice qui a permis, il y a environ deux siècles, à la philosophie de la religion de s'établir en tant que discipline philosophique distincte, à peu près à la même époque où naissait la philosophie de l'histoire, une discipline qui souvent entretenait avec celle-ci des rapports étroits, non toujours dénués d'ambiguïté. Penser la religion, cela veut dire déployer, avec les ressources conceptuelles propres à la philosophie, trois questions fondamentales, dont l'articulation ne va nullement de soi : quelle est l'essence du phénomène religieux ? Que signifie le devenir historique des religions ? Quelle est la vérité de la religion ? Recherches en philosophie de la religion sont l'expression d'une recherche commune des enseignants de la Faculté de Philosophie de l'Institut Catholique de Paris. Si toutefois le présent volume comporte un nombre plus élevé de contributions extérieures, cela n'est pas tout à fait un hasard, mais l'expression d'une collaboration avec des groupes de recherche qui, à l'échelle européenne ont décidé d'associer leurs efforts pour promouvoir une discipline dont le statut universitaire n'est pas toujours clairement établi.
La question du droit met le philosophe en présence d'un secteur privilégié de l'activité humaine avec ses formes d'organisation institutionnelle, ses procédures, ses modes d'argumenter : une forme de vie qui, comme toute forme de vie, comporte ses jeux de langage spécifique. Pourtant les problèmes qui surgissent à partir de cette forme de vie n'ont rien de régional ; ils concernent le destin de l'homme en ce qu'il a de plus fondamental et, d'une certaine façon, la philosophie elle-même qui se découvre elle-même investie par la métaphore juridique dès lors qu'elle entreprend de définir sa propre rationalité. Les contributions réunies dans ce volume de la collection Philosophie tentent de situer la question fondamentale du droit dans le paysage philosophique de la modernité en dégageant trois carrefours centraux : le lien du droit et de la liberté avec ses enjeux concrets et fondamentaux - la controverse ancienne et moderne autour du droit naturel - le débat récent sur l'argumentation juridique.
Résumé : Certes, on peut toujours croire sur parole ; mais parfois il est nécessaire d'y aller voir par soi-même - De Visu, dans un retour réflexif et critique. Pour cela, rien ne vaut, dans l'interrogation de la tradition philosophique en particulier, la pratique effective des textes, un regard nouvellement jeté sur des corpus parfois trop connus, parfois oubliés. Lire véritablement, vivre les textes, c'est-à-dire voir autant que faire voir : traverser soi-même l'expérience désignée par le texte pour manifester les "choses mêmes" qui toujours s'y tiennent cachées. Ni école philosophique, ni enfermement dogmatique, De Visu est une collection de livres qui prétend à l'ouverture critique de la pensée par le déploiement de l'ancien à partir d'une interrogation qui tient compte des exigences et des situations contemporaines. De Visu, l'homme voit certes, et aussi fait voir - mais plus encore il se laisse voir, selon une autre visée qui l'envisage d'autant plus qu'elle le dévisage. C'est pourquoi tout véritable essai se mesure, non pas à notre effort résigné pour camper sur nos frontières, mais à notre audace décidée pour nous laisser transformer par cela qui, d'abord, nous était étranger. "Primum vivere, deinde philosophari" : on n'en finirait pas de recenser les usages et mésusages de cette locution proverbiale qu'une traduction un peu lâche glose par : "Avant de philosopher, il faut accumuler de l'expérience, en profitant de la vie". Pour usée jusqu'à la corde qu'elle soit, la locution continue de faire écran à la formule dont Socrate se servait pour définir sa vocation philosophique devant le tribunal populaire d'Athènes : "Vivre en philosophant". Le présent ouvrage se donne pour tâche de repenser le sens et de réfléchir aux enjeux de la formule socratique, en esquissant un parcours de la reconnaissance balisé par trois questions également cruciales : celle de la base expérientielle de la philosophie, celle des exercices qui permettent de la mettre en oeuvre et, finalement, celle du genre de salut qu'elle est susceptible de nous procurer.
Quel paradoxe de voir revenir, dans un monde oscillant parfois entre désabusement et cynisme, la question des "vertus" et leurs éthiques afférentes. Elles ont même un statut spécifique, au sein de la philosophie morale contemporaine, à côté des morales déontologiques du devoir et des morales conséquentialistes. Profitant de ce renouveau, ce court traité aborde l'immense chantier des débats contemporains sur l'éthique des vertus, mais via la petite porte dérobée de l'herméneutique, c'est-à-dire par une réflexion sur le désir de comprendre et sur son inséparable et corollaire travail d'interprétation. Deux questions essentielles sont au coeur de ce livre. Le désir "herméneutique" de comprendre - qui n'est ni la volonté de savoir ni la curiosité théorique - peut-il être actualisé sous la forme d'un certain nombre de vertus intellectuelles et morales ? Ensuite, comment cet art de comprendre herméneutique peut-il contribuer à la réalisation d'une vie bonne, avec et pour autrui, dans des institutions justes ? Voici un livre d'une rare et intense richesse théorique et pratique qui fera le bonheur de ceux pour qui la philosophie doit être une manière de vivre et de nous rendre meilleurs.
Résumé : La philosophie consiste à donner un autre nom à ce qui a été longtemps cristallisé sous le nom de Dieu " : quel sort réserver à cet énoncé de Merleau-Ponty ? Ces Leçons, qui se focalisent sur quelques désignations emblématiques de l?absolu dans la philosophie moderne, débutent avec le " non-autre " forgé par Nicolas de Cues dans le dernier de ses dialogues philosophiques. En interrogeant successivement la façon dont Descartes, Spinoza, Kant et Schelling ont redéfini l?absolu et les conséquences qu?ils en ont tirées pour la formulation de la question de Dieu, il s?agit de problématiser la notion du " tout autre ", décliné de différentes manières dans les Miettes philosophiques de Kierkegaard, la théologie dialectique de Karl Barth, la phénoménologie du sacré de Rudolf Otto et, plus près de nous, chez Heidegger et Derrida. En analysant quelques n?uds remarquables de l?arc historique qui relie ces deux désignations, il s?agit de mieux comprendre le projet de la théologie philosophique moderne et de donner une profondeur de champ historique aux débats contemporains relatifs à l?" onto-théologie ", l?" idolâtrie conceptuelle " et les " théologies négatives ".
Cazelles Henri ; Carrez Maurice ; Robinson J. M. ;
Henri Cazelles et Maurice Carrez, en leur qualité d'exégètes catholique et protestant, font le point sur l'insertion de la notion moderne de science dans leur champ d'action. James M. Robinson, professeur à Claremont (Californie), un des pionniers de la nouvelle herméneutique, analyse l'événement de langage, au sens théologique. L'exemple des Paraboles, choisi pour cette esquisse, permet d'introduire au mieux le lecteur français dans l'actuelle situation herméneutique, caractérisée par un dépassement de Bultmann. Heinrich Ott, successeur de Karl Barth à la Faculté de Théologie de Bâle, montre à travers quelles structures du langage l'affirmation de Dieu est suscitée et portée la foi. Or, le langage de la foi est synonyme de prière. Situé par rapport à Heidegger, Ebeling et Buber, ce thème spirituel est ici traité avec une grande pénétration. Odette Laffoucrière, docteur ès lettres, chargée de cours à la Faculté de Philosophie de Reims, met l'affirmation de Dieu, au coeur du langage, en rapport avec le champ de l' "in-ouï" Une méditation sur la parole évangélique Bienheureux les pauvres dégage les traits essentiels de cette expérience liée à tout avènement de parole. Débats avec Mgr Pézeril, A. Dumas, P. Fruchon. Aux confins des sciences humaines, de la philosophie et de la théologie, les Entretiens du Haut-Pas sont un lieu de rencontre entre chrétiens et athées, où les échanges sont menés avec une exceptionnelle liberté d'expression. Portant sur les problèmes de langage liés à l'affirmation de Dieu, le thème Parole et Avènement de Dieu vient enrichir la collection Point théologique dirigée par Charles KANNENGIESSER.
Henri Cazelles, sulpicien, un des maîtres les plus connus de l'exégèse française, énonce quelques règles de sagesse pour une lecture actuelle de l'Ancien Testament. Claude Geffré, dominicain, pose des questions dont notre réflexion sur le dogme catholique ne saurait faire l'économie. Pierre-André Liégé, dominicain, doyen de la Faculté, expose le statut de la théologie pastorale. Jacques Audinet, prêtre, directeur de l'Institut supérieur de pastorale catéchétique relié à la Faculté, présente les requêtes du sociologue en matière pastorale. René Simon, salésien, responsable du département de morale, montre quelques-uns des problèmes les plus urgents qui renouvellent de nos jours les formes et les méthodes de travail chez les moralistes. Eglise que dis-tu de toi-même ? La grande question conciliaire ne cesse de se répercuter dans les institutions où la vie en Eglise se pense et se transforme dans la mouvance de Vatican II. Présenter la réalité de cette recherche, avec ses limites et ses incertitudes mais aussi ses promesses d'avenir, tel est le propos de ce premier volume de la collection Le Point théologique, dirigée par CHARLES KANNENGIESSER.