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Unité et diversité des pratiques du psychanalyste. Colloque de la Société psychanalytique de Paris (
Green André
PUF
35,50 €
Épuisé
EAN :9782130555162
Extrait Extrait de l'ouverture du colloque Gérard Bayle, Président de la Société psychanalytique de Paris : Depuis quelques années, des controverses assez vives se sont déployées contre ce que d'aucuns nomment le modèle psychanalytique français, bien qu'il s'agisse d'une grande diversité de pratiques. La psychanalyse française est considérée, à juste titre, comme particulièrement dynamique ; il ne faut pas s'étonner de la voir attaquée, comme cela s'est produit à la fin de l'été 2004 (rapports de I'inserm, Livre noir), dans sa théorisation, ses pratiques et surtout ses résultats. La promulgation d'une loi créant le statut de psychothérapeute et l'attente de la rédaction des décrets d'application suscitaient alors des réactions corporatistes dans certaines formations aux thérapies comportementales. Les attaquants n'avaient qu'un seul but : se valoriser par tous les moyens politiques et médiatiques au travers de comparaisons biaisées entre nos pratiques et leurs résultats. Certains de nos détracteurs s'autoproclamaient cependant psychanalystes, pour des raisons d'opportunité légale. Au-delà des opportunités, nous avons rencontré une fois de plus un mouvement tendant à la défaite de la pensée, à la chute d'une éthique en évolution. (...) Il est dans la nature de la psychanalyse d'être une source de résistances. Les critiques théoriques de ses conceptions visent le plus souvent, et au nom d'une épistémologie désuète, l'ensemble de ses buts pratiques. Du temps de Freud, elles venaient pour l'essentiel de spécialistes de la santé mentale et de tenants de l'ordre moral, des obédiences religieuses ou politiques. Puis l'intégration de la psychanalyse à la culture occidentale s'est assortie d'attaques venant de l'intérieur même du mouvement psychanalytique. On n'en compte plus les scissions. Le rapprochement récent de certaines sociétés de psychanalyse leur permet de sortir de leurs isolements défensifs. Les rencontres internationales dans le cadre du Congrès des psychanalystes de langue française, à l'Association psychanalytique internationale, à la Fédération européenne de psychanalyse ainsi que dans divers pays et régions rendent plus fructueuses les confrontations des pratiques.
André Green n'a cessé de montrer comment la psychanalyse, tant dans sa théorie que dans sa pratique, ne peut plus se satisfaire du seul recours aux « modèles » freudiens. Ceux-ci ne permettent pas en effet de comprendre ce qu'on a appelé les cas-limites, pourtant de plus en plus fréquemment rencontrés dans la clinique de notre temps. Ces cas se situent entre les névroses classiques et les psychoses avérées: à la frontière. Car « limite » désigne le fait que la ligne fragile qui sépare le dehors et le dedans, le moi et l'autre, est mal assurée. De là une perturbation de l'identité personnelle, un douloureux sentiment de vide, une aspiration vers le rien. Il arrive qu'dipe cède la place à Hamlet... Toutes inspirées par la riche expérience clinique de l'auteur comme par le souci d'intégrer dans une théorisation personnelle les grands courants de la psychanalyse contemporaine, les onze études ici rassemblées, au-delà de la description des états-limites, dévoilent ce qui est le plus souvent maintenu au secret: notre folie privée.
Créé par Hegel, introduit en psychanalyse par Lacan réinterprétant Freud, puis oublié par lui, le travail du négatif a refait surface ces dernières années. André Green met en évidence le travail du négatif chez Freud sous des aspects auxquels on ne le rattache pas d'ordinaire : travail du rêve ou du deuil, identification, etc. Du point de vue clinique, on peut soutenir que le parcours freudien s'étend de la névrose comme " négatif de la perversion ", à ses débuts, au masochisme sous-jacent à la " réaction thérapeutique négative " qui témoigne du pessimisme des dernières années mais dont le mystère s'éclaire un peu quand on y reconnaît le style propre aux structures non névrotiques - les cas limites. Le travail du négatif, tel qu'il est envisagé ici, regroupe les formes hétérogènes du refoulement, de la forclusion, du désaveu et de la négation. Il permet à la fois de saisir l'unité qui les rassemble et de reconnaître la marque de leur intervention en distinguant leurs effets, car ceux-ci sont les meilleurs repères de la structure du sujet et déterminent le sort de l'analyse. Mais il faut se garder d'attribuer au travail du négatif un sens exclusivement pathologique. Le négatif, à travers le refoulement et la sublimation, marque la condition la plus générale : il est nécessaire de dire " non " à la pulsion en excès pour faire partie de la communauté des hommes. D'où vient que ce " non " devienne, chez certains, refus de vivre humainement sous l'empire d'une négativité destructrice ?
Résumé : Si la psychanalyse a contribué à éclairer la vie affective, une théorie psychanalytique de l?affect fait encore défaut. André Green se propose d?attribuer à l?affect un statut théorique spécifiquement psychanalytique révélant sa situation face à l?inconscient. Il montre que l?affect est un élément qui s?intègre dans le discours, que l?analyste doit prendre en compte pour mener l?analysant à une meilleure intelligibilité de ses productions psychiques. Partant de l?étude analytique de l?affect dans l?oeuvre de Freud, puis notant les principales contributions apportées après Freud, pour comprendre l?évolution des idées dans le mouvement psychanalytique, il examine la place de l?affect dans les structures cliniques et la façon dont il se manifeste dans l?expérience psychanalytique.
Henry James m'a accompagné durant de nombreuses années et continue de le faire. Je me souviens de la surprise et de la satisfaction ressenties en constatant qu'il en avait été de même pour Winnicott, en 1917, à l'âge de vingt-et-un ans, durant son service militaire dans la Royal Navy. Il avait lu l'oeuvre de Henry James à bord du Lucifer, ce qui lui permit d'aiguiser sa pénétration des patients dont il allait s'occuper ultérieurement. Pour moi, cette découverte vint plus tard, puisque James ne faisait pas à l'origine partie de mon patrimoine culturel. Mais il m'est depuis devenu indissociable". André GREEN, Extrait de la Préface.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
L'ouvrage aborde des situations cliniques diverses (victimes d'agressions violentes, de viol et d'inceste, réfugiés du Kosovo ou du Rwanda) rencontrées lors de prises en charge individuelles ou de groupe. Il décrit le travail de survivance grâce auquel le psychisme mobilise des défenses actives contre les expériences d'anéantissement et contre leur fascination. Il analyse les processus psychiques comme la subjectivation de la mort et sa liaison à la vie qui permettent aux personnes de se remettre à vivre. Il souligne également le travail de reliance par lequel la personne violentée parvient à se relier à la communauté humaine et à restaurer un sentiment d'appartenance à l'humanité qui avait été détruit.
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.