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Le complexe de castration. 2e édition
Green André
PUF
13,00 €
Épuisé
EAN :9782130633846
Le complexe de castration s'enracine dans la sexualité infantile. Il est relatif, le plus souvent, aux fantasmes de castration que l'enfant imagine subir de la part de personnages investis d'autorité, comme punition pour avoir été porté à la recherche du plaisir en s'accordant des caresses mises en oeuvre à l'insu des parents pour se procurer une jouissance et stimuler surtout des imaginations qui sont au centre des pratiques masturbatoires." Avec le concept de castration, Freud ne s'attache pas aux aspects anatomiques ou physiologiques de la castration, il découvre une fonction psychique, née du développement de la sexualité infantile, du désir qu'elle provoque, de ses conséquences sur l'imagination à l'origine du Surmoi. André Green explique ici tous les aspects de la découverte freudienne et de ses perspectives contemporaines.
Le regain d'intérêt pour le narcissisme dans la théorie psychanalytique justifie la publication de ce recueil d'articles, qui comporte aussi des textes inédits, tous centrés sur cette question, l'une des plus énigmatiques de la psychanalyse. Freud, après avoir introduit le narcissisme en 1914, devait se désintéresser de ce concept qu'il avait brillamment développé quand il eut procédé aux remaniements théoriques amorcés autour de 1920 qui donnèrent naissance notamment à la dernière théorie des pulsions (opposition des pulsions de vie et des pulsions de mort), à la deuxième topique de l'appareil psychique (Ça-Moi-Surmoi), à sa nouvelle conception de l'angoisse, etc. Après une période d'oubli, ce concept en déshérence fut remis en honneur en France depuis déjà un certain nombre d'années, tandis que l'Amérique sembla redécouvrir récemment son existence, André Green, qui n'a cessé de s'intéresser à ce problème depuis 1963, est cependant un des rares auteurs - sinon le seul - à avoir tenté d'articuler la théorie du narcissisme avec celle de la dernière théorie des pulsions. Alors que le narcissisme n'est généralement envisagé que sous ses aspects positifs, par lesquels on le rattache aux pulsions sexuelles de vie, Green montre la nécessité de postuler l'existence d'un narcissisme de mort, qu'il appelle le narcissisme négatif. A la différence du premier, qui vise l'accomplissement de l'unité du Moi, le second tend au contraire à son abolition dans l'aspiration au zéro. Cette théorie du narcissisme est complétée par l'exposition d'un certain nombre de "formes narcissiques" qui sont autant de configurations observées dans la pratique. Enfin, un travail sur le Moi souligne la duplicité qui sous-tend sa structure dans la contradiction entre se savoir mortel et se croire immortel. Tout porte donc à conclure à Narcisse Janus.
Extrait Extrait de l'ouverture du colloque Gérard Bayle, Président de la Société psychanalytique de Paris : Depuis quelques années, des controverses assez vives se sont déployées contre ce que d'aucuns nomment le modèle psychanalytique français, bien qu'il s'agisse d'une grande diversité de pratiques. La psychanalyse française est considérée, à juste titre, comme particulièrement dynamique ; il ne faut pas s'étonner de la voir attaquée, comme cela s'est produit à la fin de l'été 2004 (rapports de I'inserm, Livre noir), dans sa théorisation, ses pratiques et surtout ses résultats. La promulgation d'une loi créant le statut de psychothérapeute et l'attente de la rédaction des décrets d'application suscitaient alors des réactions corporatistes dans certaines formations aux thérapies comportementales. Les attaquants n'avaient qu'un seul but : se valoriser par tous les moyens politiques et médiatiques au travers de comparaisons biaisées entre nos pratiques et leurs résultats. Certains de nos détracteurs s'autoproclamaient cependant psychanalystes, pour des raisons d'opportunité légale. Au-delà des opportunités, nous avons rencontré une fois de plus un mouvement tendant à la défaite de la pensée, à la chute d'une éthique en évolution. (...) Il est dans la nature de la psychanalyse d'être une source de résistances. Les critiques théoriques de ses conceptions visent le plus souvent, et au nom d'une épistémologie désuète, l'ensemble de ses buts pratiques. Du temps de Freud, elles venaient pour l'essentiel de spécialistes de la santé mentale et de tenants de l'ordre moral, des obédiences religieuses ou politiques. Puis l'intégration de la psychanalyse à la culture occidentale s'est assortie d'attaques venant de l'intérieur même du mouvement psychanalytique. On n'en compte plus les scissions. Le rapprochement récent de certaines sociétés de psychanalyse leur permet de sortir de leurs isolements défensifs. Les rencontres internationales dans le cadre du Congrès des psychanalystes de langue française, à l'Association psychanalytique internationale, à la Fédération européenne de psychanalyse ainsi que dans divers pays et régions rendent plus fructueuses les confrontations des pratiques.
Colloque international de psychanalyse des 24 et 25 novembre 2002, UNESCO - Paris, supervisé et animé par André Green. A l'occasion de ce colloque, ce livre résume les réflexions de André Green sur la psychanalyse et la pratique telle qu'il la conçoit. Biographie de l'auteur André Green est ancien Président de la Société psychanalytique de Paris, ancien Vice-Président de l'Association psychanalytique internationale. Il a été professeur à la Freud Memorial Chair de University College de Londres et est également professeur honoraire à l'Université de Buenos Aires. Ses principaux ouvrages sont devenus des références dans la littérature psychanalytique contemporaine, souvent considérés comme des classiques.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.