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La cité d'Aigues-Mortes
Gras Pierre
PATRIMOINE
14,00 €
Épuisé
EAN :9782757700396
Construite ex nihilo, au XIIIe siècle, sur les terres marécageuses de la Camargue, la cité d'Aigues-Mortes est le fruit d'une volonté : celle de Louis IX, le futur Saint Louis, de doter le royaume de France d'un accès à la Méditerranée. Cette vision stratégique du devenir d'un royaume souligne la résolution d'un souverain décidé à respecter une promesse jugée sacrée : reconquérir la Terre sainte. L'histoire de la fondation d'Aigues-Mortes trouve ainsi son adéquation avec une ambition politique, religieuse et maritime. C'est depuis cette cité que Saint Louis conduira, en 1248 puis en 1270, la septième puis la huitième croisade. Si les témoignages de l'architecture militaire de l'époque médiévale ne manquent pas en France, la cité d'Aigues-Mortes est remarquable à plusieurs titres. Le premier d'entre eux est la situation géographique d'une cité au contact de l'eau et de la nature, dans une " Petite Camargue " formée par le delta du Rhône et préservée au fil des siècles. La deuxième dimension forte de ce patrimoine est l'aspect " achevé " de la cité, à la fois cohérente et magnifique. Enfin, le troisième élément particulier est l'excellent état de conservation de l'essentiel du site - la tour de Constance et les 1640 mètres de remparts flanqués de 15 ouvrages d'art - qui constitue son caractère singulier.
Tout au long de ce livre, l'auteur alterne entre les questions quotidiennes du cinéphile et les concepts plus généraux ou les propositions de recherches à la portée des enseignants du secondaire, des lycéens et des étudiants. L'économie du cinéma permet aussi de mieux appréhender l'histoire et l'esthétique du cinéma.
De retour à Rome après vingt ans d'absence dans le cadre d'un projet personnel, l'auteur redécouvre une ville qui le fascine et le trouble, tant par les différences qu'il constate entre ses souvenirs et la réalité, que par la permanence de l'histoire - "l'immobilité de Rome est aussi légendaire que son éternité" -, le génie de lieux souvent inattendus et l'immense appétit de vivre des Romains qu'il apprend à reconnaître sous les traits de la ville actuelle. Ce récit à caractère autobiographique, issu d'un journal tenu dans l'urgence du quotidien, propose une "lecture de ville" entre tendresse et nostalgie, mémoire et avenir. Nourri de promenades et de réflexions au fil des quartiers de Rome, de Flaminio au Testaccio, du Rione Monti à Garbatella, il constitue un contrepoids réaliste à la dolce vita supposée de la quotidienneté romaine.
Synonymes de voyages au long cours, les ports nous renvoient également aux riches heures des empires maritimes, tels que Gênes, Venise ou Anvers. Maîtresses des mers et points névralgiques des échanges commerciaux, ces cités rayonnèrent à travers le monde et contribuèrent à façonner les civilisations modernes. Aujourd'hui encore, la plupart des grandes métropoles disposent d'un accès maritime, véritable ouverture au monde. Ruinés par la Seconde Guerre mondiale et la crise de leur modèle industriel, les ports européens et américains ont cédé la place aux géants asiatiques que sont Shanghai, Singapour, Hong Kong et les "nouveaux ports" chinois. Pourtant, loin d'avoir perdu leur dynamisme et leur puissance créatrice, les villes-ports constituent de véritables "laboratoires" du XXIe siècle, qui tendent à répondre aux mutations du monde urbain. Mais les enjeux auxquels il faut faire face ne manquent pas: banalisation des usages, risques environnementaux, exploitation marine et sous-marine inconsidérée, menace d'une piraterie sans frontières. Fruit d'un important travail de recherches mené dans une cinquantaine de sites français et étrangers, cet essai retrace l'histoire de ces métamorphoses qui, depuis 1940, affectent ou au contraire renforcent la position des cités portuaires, dont l'attractivité économique et touristique a rarement été aussi forte.
Les médias ont exercé un rôle central dans la fabrication de la ville et dans la formation de ce que l'on appelle l'opinion publique. A la " crise des banlieues ", ouverte au début des années 80, répond d'une certaine façon, aujourd'hui, celle des grands médias. Leur crédibilité, entamée par les excès de l'information-spectacle et les conséquences de la mondialisation, est au plus bas. Depuis l'Antiquité, c'est dans la ville que se réalise l'acquisition de la citoyenneté, notamment grâce à une large diffusion de l'information. Mais le monde change et la revendication citoyenne prend un sens nouveau. S'appuyant sur l'étude de cas français et étrangers, l'auteur montre que l'expérience de l' " advocacy planning " américain ou celle de la " démocratie électronique " à l'italienne ouvrent des voies nouvelles à la société française. Les médias peuvent-ils espérer y jouer un rôle majeur ? Ce livre est tout autant une réflexion - vue de l'intérieur - sur le métier et les responsabilités publiques des journalistes qu'une invitation faite aux médias pour imaginer et mettre en oeuvre des formes nouvelles de médiation entre les citadins et les pouvoirs, qui soient porteuses de citoyenneté.
Très tôt acquis aux idées du Mouvement moderne, Jean Ginsberg (1905-1983) fait sienne cette nouvelle esthétique et la met en oeuvre dès ses premières réalisations des années 1930, des immeubles de logements destinés à une bourgeoisie éclairée et moderniste. Il utilise en façade la plastique des grandes villas d'avant-garde réalisées par ses maîtres, au premier rang desquels Le Corbusier, et crée à l'intérieur des typologies distributives répondant aux aspirations de jeunes urbains aisés recherchant des appartements plus petits et conçus de manière plus rationnelle pour limiter les coûts et le besoin en domesticité. Le succès est immédiat. Avec son associé Franz Heep, il développe le prototype de l'immeuble d'habitation de bon goût pour les couches supérieures de la société parisienne : des appartements de luxe, soumis à un rationalisme économique jusqu'alors inconnu, adoptant un fonctionnalisme de bon aloi où domine le goût du détail. Lui-même entrepreneur de ces premières réalisations, Ginsberg abandonne le contrôle de la maîtrise d'ouvrage au fur et à mesure qu'il adopte la production de série à partir des années 1950. Dans le contexte du boom économique de la fin des années 1960, il construira également des résidences immobilières sur la côte méditerranéenne, notamment à Cannes et à Monaco.
Qui était Viollet-le-Duc (1814-1879) ? Fut-il un passeur du modernisme ou un tenant de l'historicisme ? Au gré des successives réinterprétations du passé et des récentes découvertes, Françoise Bercé nous fait rencontrer l'homme dans sa complexité et nous révèle l'immense richesse de son oeuvre qui est loin de se limiter à l'architecture : Viollet-le-Duc est architecte engagé et moderne, mais aussi peintre, dessinateur, décorateur, écrivain, théoricien...
Un exceptionnel ensemble du XXe siècle, construit sur l'un des plus beaux sites de la baie de Roquebrune-Cap-Martin. Véritable icône de l'architecture moderne, la villa E1027, première création architecturale de la designer d'origine irlandaise Eileen Gray, est construite de 1926 à 1929 sur un terrain dominant la baie de Roquebrune-Cap-Martin face à Monaco. Elle a valeur de manifeste, tant pour l'architecture elle-même que pour les meubles fixes et mobiles, les luminaires et les décors qui en sont indissociables. Le Corbusier, habitué des lieux depuis 1937 et amoureux de la Méditerranée, y réalisa plusieurs peintures murales. Sur la parcelle voisine, Thomas Rebutato fait construire en 1947 son cabanon de week-end qui devient en 1949 le restaurant-guinguette " L'Etoile de mer ". Une forte amitié naît alors entre le propriétaire, son fils, le jeune Robert, et Le Corbusier. Ce dernier y réalise deux peintures murales et un tableau, qui viennent habiller la construction préfabriquée en bois et plaques de fibrociment reposant sur des plots de béton. En 1951, Le Corbusier demande à son ami Thomas Rebutato de lui céder un morceau de sa parcelle, pour y construire, juste à côté de la guinguette, une habitation de vacances, témoignage des réflexions de Le Corbusier sur l'habitat minimum et la production standardisée. Cet album de la collection "Regards. . ". est la première présentation de ce site unique dont la gestion est désormais assurée par le Centre des monuments nationaux. La nouvelle édition présente un récent reportage photographique de la villa E1027 dont la restauration s'est achevée début 2021.
Résumé : Angers a toujours été pour moi un point d'arrivée. Venant de Paris, c'était la porte ouverte sur les vacances, chez ma grand-mère, sur les bords de la Loire, à quelques kilomètres de là. Dès la sortie de la gare, une douce lumière caresse les pierres de tuffeau et fait briller les toits d'ardoise. La pierre est belle en Anjou et l'ardoise qui servit à la construction du château du roi René donne à sa silhouette un caractère singulier et trapu au-dessus de l'eau, de la Maine, de la Loire, toutes proches, offrant à Angers son titre de ville de confluence. Quelle richesse ! Quelle histoire ! [...] Angers, ville du cinéma [...], ville de spectacles [...]. Mais aussi Angers, ville des livres : tant d'auteurs et de lecteurs s'y retrouvent pour évoquer Ronsard ou Du Bellay, Balzac, Julien Gracq ou Hervé Bazin [...], attirés par le charme des lieux et le plaisir de la bonne chère et des vins d'Anjou, célébrant la région et la beauté de la douce France. J'y descends toujours avec plaisir, celui de retrouver l'autre partie de moi-même, qui me manque tant à Paris, en me récitant, chaque fois, ces vers d'Aragon : " J'ai traversé les ponts de Cé C'est là que tout a commencé... "