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Et le jour sera pour moi comme la nuit
Grard Françoise
MAURICE NADEAU
18,00 €
Épuisé
EAN :9782862314730
Perdre subitement la vue est une expérience qui nous confronte à une angoisse radicale, archaïque, universelle. En nous coupant du monde, elle nous réduit à cheminer à côté de la vie sur une marge où il faut tout réinventer pour survivre. Si la cécité fait des gestes les plus élémentaires du quotidien un problème à résoudre, elle bouleverse aussi nos relations à autrui et nous enferme avec nous-mêmes. Un face à face guetté par le pressentiment du néant. Comment réinventer le temps, l'emploi de soi-même ? Mais à travers ce combat, c'est aussi, en contre-point, un hymne à la vie que compose cette chronique d'un voyage au bout de la nuit : grâce à la convocation du souvenir, par des efforts répétés pour écarter les barreaux d'une prison obscure, et tout en vérifiant le prix inestimable des affections, elle atteste d'une possible remise au monde. Françoise Grard, née en 1957, est agrégée de Lettres. Après une enfance voyageuse, elle a enseigné en région parisienne tout en publiant de nombreux romans pour la jeunesse. En 2018, elle a publié aux Editions Maurice Nadeau Printemps amers qui a reçu le prix Jean-Jacques Rousseau. Avec Et le jour sera pour moi comme la nuit, elle renoue avec le genre autobiogaphique pour évoquer cette fois l'épreuve qui lui a permis d'explorer ses propres ressources, lors d'un exil dans la nuit.
« Depuis longtemps, depuis mon entrée au collège, j ai constaté que je ne suis fait ni pour le bonheur, ni pour le malheur(...). Je suis le gars de l ordinaire, de la demi-teinte, de la grisaille, à l aise comme un poisson dans l eau tiède. » dit de luiRomain, le héros du livre.Un adolescent qui rêve néanmoins de se transformer en héros pour voler au secours de celle qu il aime! Car il s est laisséenvahir par la fascination qu exerce sur lui - bien à l insu de celle-ci - sa professeure de français, madame Lagarde.Les circonstances donneront à Romain l occasion d essayer de se mettre en avant. Ce qui lui permettra de découvrir qu Hortense Lagarde n est pas l icône dont il se plaît à rêver.
Résumé : Enfin les grandes vacances ! Chris se fait une joie de goûter au bonheur de longues baignades et de flâneries dans les bois parmi ses chers arbres. Mais c'était sans compter sur ce drôle de paquet jeté sur le bas-côté d'une route forestière, qui tombe à ses pieds tandis qu'il se promenait à vélo. Quel mystère cache ce livre, enveloppé dans un sac plastique, qui se met à brûler dès que l'on veut tourner ses pages ? A qui appartient cette puissante voiture allemande qui rôde autour du lac de Varmont ? Que sait donc le vieux paysan sur cette maison, isolée du village, que ses occupants ont précipitamment quittée ? De lourds secrets semblent planer sur les collines du Morvan, chargées d'un passé trouble...
Charlotte, une jeune étudiante loue une mansarde au dernier étage d'une jolie maison bourgeoise. Elle se lie au fils de ses propriétaires, c'est le début d'une pudique histoire d'amour. Dans cette quiétude surgit son frère aîné Nicolas, l'enfant terrible mais charmeur de la famille, dont depuis peu Charlotte s'efforce de s'émanciper. Il compte sur elle pour l'héberger tout en restant vague sur les raisons de sa présence. Cette fois l'enjeu est lourd: Grégoire, le fils des propriétaires, s'insurge contre cette intrusion. Charlotte est partagée mais cède. Très vite, la mansarde encombrée des bagages de Nicolas se charge également de menaces: Nicolas avoue être en fuite. Charlotte tombe dans le piège qui lui a été tendu pour appâter son frère et sert d'otage. Sans l'intervention d'un libraire, célibataire mélancolique et généreux, avec lequel les deux jeunes gens ont sympathisé, l'aventure aurait tourné au drame. Après avoir failli perdre Grégoire, elle le choisit à nouveau contre les dangereuses séductions d'un attachement fraternel régressif.
Résumé : Trois portraits de femme composent ce récit. Celui d'une grand-mère, Marthe, aimante mais brisée, une mère, Geneviève, absente mais irresponsable, une belle-mère, Janine égoïste et despotique face à la fratrie de trois jeunes soeurs. Exister, grandir, s'émanciper est un parcours d'obstacles que la narratrice conte admirablement. Nous sommes tous formés des êtres fondamentaux qui ont porté leur ombre sur le matin de notre vie. Nous sommes tous tissés de leurs voix, de leurs regards, et nous portons dans notre chair et pour toujours la marque indélébile de leur influence et de leurs bons ou mauvais traitements. A travers ces trois portraits, "La maison de Marthe" qui se déroule dans le midi de la France, "L'Etrangeté de Geneviève" à Paris dans un milieu ultra-conservateur, "L'Enigme Janine" à l'étranger en suivant de poste en poste l'itinéraire d'un père diplomate, l'auteure évoque ici les fantômes qui la constituent en partie pour le meilleur et pour le pire.
Résumé : Un matin de juin 1914, à son réveil, René Crevel, âgé de quatorze ans découvre le corps pendu de son père à la poutre centrale du salon de l'appartement familial. Ce traumatisme alimentera un besoin de révolte qui ne quittera pas le poète qu'il devint. Tourmenté par sa bisexualité, tiraillé entre l'amour qu'il portait à un peintre américain et à une jeune berlinoise adepte du triolisme, dégoûté par son corps atteint de tuberculose René Crevel conjurait son mal de vivre en cherchant dans les abus de la drogue, du sexe, et des frivolités mondaines l'apaisement de ses maux. Jusqu'à son suicide en 1935, il rêva à une version régénérée du monde en devenant tour à tour membre du mouvement Dada, du groupe surréaliste et enfin du Parti communiste. Patrice Trigano dresse une peinture des milieux intellectuels des années vingt et trente, à travers des portraits saisissants des amis du poète : Gide, Nancy Cunard, Breton, Eluard, Aragon, Tzara, Cocteau, Dali, Giacometti.
Résumé : "Ah, mes tendres coeurs, mes chers frères et soeurs en névrosie ! Comme je vous plains et vous comprends, ayant moi aussi usé mes plus belles années sur un divan à ressasser les "Et pourquoi je prends toujours les mauvaises décisions ? ", "Et quand je prends les bonnes, pourquoi je ne vais pas jusqu'au bout ? ", "Et c'est quand qu'on arrive ? ", toutes ces promesses de future vigueur jamais tenues, ou pire, une fois terminée l'ultime séance, vous laissent en rade sur le trottoir : guéri ? Pantelant oui ! Ramené à la case départ, vidé - je n'insiste pas, vous m'avez compris. Eh bien, mes tendres coeurs, moi qui vous aime comme si je vous avais faits, moi, Chtarbov, qui ai mis des décennies à édifier ma Psychanalyse en double aveugle, cette révolution en matière de cure (mot bien inapproprié, vous verrez) je vous en présente ici quelques appetizers pour parler sinon penser (Dieu m'en garde) comme le Maître viennois. Si vous voulez me joindre, ne me cherchez ni sur Facebook, ni nulle part : c'est moi qui vous reconnaîtrai, d'emblée, où que vous soyez, sur un atoll, une banquise, un désert, dans un bar, un wagon, une manif, une aire de repos, un parloir, et vous tendrai alors la main. Comment je ferai ? Ca c'est mon affaire et, quant à vous, borgne de votre propre royaume que vous êtes, ouvrez déjà l'oeil et lisez... " Professeur Tybor Chtarbovski, dit Chtarbov.
Dans un style brut et une ambiance solaire, on suit Arthur, un cinéaste français d'une vingtaine d'années, débarqué avec sa fiancée, Ana, dans un Liban explosif et brûlant d'interdits. Un voyage initiatique sur fond de tirs et de conflits sentimentaux mais aussi une quête désespérée du bonheur pour cette génération quelque peu égarée.