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La pensée et le féminin
Granoff Wladimir
FLAMMARION
12,20 €
Épuisé
EAN :9782080801074
Wladimir Granoff est l'un des rares, l'un des premiers, à poser la question du féminin autrement. Il ne se laisse pas subjuguer par la grande énigme: "Que veut une femme?" mais choisit d'interroger en amont: "Que produit le féminin?", et accomplit une véritable avancée théorique. Si le féminin tend, comme le pense Granoff, à abolir les contradictions, il n'est pas le lieu de l'harmonie ni, du reste, de son contraire. Le féminin, ça fait penser. Davantage, il est la condition même de la pensée. Dans ce séminaire tenu en 1974-1975 - à la suite de Filiations, consacré à la question du complexe paternel -, Granoff aborde un continent dont la psychanalyse, en dépit de ses découvertes sur la bisexualité et le roc du féminin, entretient la méconnaissance. Il approche par des détours imprévus cette inquiétante étrangeté dont le féminin serait porteur: menace pour la représentation, pour la certitude narcissique et phallique. Il cherche à éclairer les origines refoulées de la révolution freudienne, notamment autour du mot-clé Spalt (ung), fente du sexe de la femme mais aussi fente dans la pensée. La Pensée et le Féminin, ça ne se lit pas seulement, ça s'écoute. Voyage des mots, signifiants polyglottes prélevés ici et là dans le lexique freudien: Granoff a l'écriture buissonnière, le souffle inépuisable, à la manière d'un conteur.
Résumé : Les textes que ce volume rassemble - sur les perversions sexuelles, le masculin et le féminin, plaisir et jouissance, le complexe d'?dipe, et plus généralement sur la question des sexes et de leur différence ont été écrits dans les années soixante. Ils portent ainsi la marque des circonstances et l'écho des mouvements - lacanien surtout - qui affectaient alors l'analyse freudienne. Depuis, la question de la féminité a suscité une masse d'écrits. Trouvera-t-on anachroniques les manières de l'envisager alors ? Au-delà du caractère pionnier de ces textes, la permanence des questions qu'ils soulèvent en rend la redécouverte nécessaire.
Parmi les nombreux textes de Wladimir Granoff (1924-2000), nous n'en avons retenu que quelques-uns pour constituer ce recueil qui ne prétend donc pas donner une vue d'ensemble des travaux et des intérêts de l'auteur.Le titre donné à cet ouvrage indique ce qui a motivé le parti que nous avons pris: celui de regrouper les textes choisis autour de trois figures, de trois noms qui ont tout particulièrement marqué le trajet de l'auteur de Filiations.Trois noms. Celui de Lacan d'abord. L'entretien "Propos sur Jacques Lacan" donnera au lecteur une idée de ce que lut la relation, intense, difficile, comme l'est tout amour qui connaît la déception, entre Granoff et Lacan.Ferenczi: Granoff fut le premier à faire connaître en France cet analyste d'exception.Freud enfin, dont Granoff resta tout au long de sa vie un lecteur fervent. Sa lecture n'était pas celle d'un universitaire ou d'un "freudologue". Ce polyglotte à la croisée des langues, également exercé à la pratique du russe, de l'allemand, de l'anglais, du français, se montra singulièrement attentif à la langue de Freud et en conséquence aux problèmes que pose sa traduction, comme si, pour lui, il n'y avait d'autre voie d'accès à la pensée que ce qui s'inscrit dans les langues et voyage à travers elles. Le méconnaître, ce serait déjà s'apprêter à "quitter Freud", ce à quoi Granoff ne se résolut jamais.On trouvera en fin de volume les hommages rendus à ses deux vieux compagnons de ce qui, à un moment particulièrement chaud de l'histoire de la psychanalyse, s'appela la "troïka": François Perrier et Serge Leclaire.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.