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Art et vérité
Granier Jean
CERF
41,80 €
Épuisé
EAN :9782204056571
Depuis le XIXe siècle, marqué notamment par les oeuvres de Hegel et de Schopenhauer, les philosophes ont bien continué à réfléchir sur l'Art, mais aucune " philosophie de l'Art ", dans l'acception radicale et systématique du terme, n'a vu le jour. C'est précisément une telle approche qui est ici proposée, en accord avec les exigences de cohérence conceptuelle et de rigueur qui caractérisent l'" argumentation philosophique ". Ces exigences conduisent alors non seulement à dissiper une quantité de malentendus (dont la trop fameuse notion du " message ", avec ses variantes), mais encore à discuter les relations si paradoxales entre l'" art " et la " vérité ", et à développer des idées novatrices quant à l'affectivité, à l'inconscient et à l'imaginaire. Toujours l'argumentation repose sur une ample documentation et sur nombre de références aux analyses des spécialistes de l'esthétique, ce qui permet à la fois d'illustrer les idées par une large gamme d'exemples et de garantir la pertinence des commentaires au regard des oeuvres citées. Cette philosophie de l'art s'adresse donc à un public très étendu, pourvu que celui-ci accepte d'enrichir son goût intuitif pour les arts ou son érudition de spécialiste avec les ressources de la raison pensante en philosophie. L'interdisciplinarité, en outre, a tout à y gagner ! Enfin ce livre complète, de manière opportune, une oeuvre philosophique traitant des questions majeures de la condition humaine ; il lui emprunte sa méthode et ses orientations. Il confirme ainsi, sur un thème particulièrement instructif, la vocation de cette philosophie, nommée " l'intégralisme à l'interprétation universalisante ".
La misère mentale, que l'on déplore jusque dans les sphères les plus élevées de la réussite sociale, gagée souvent sur les diplômes ! , se manifeste par l'inaptitude, de nature ou de mauvais vouloir, à penser le monde et l'expérience humaine selon une authentique exigence de vérité. Néanmoins, surtout à l'occasion des épreuves les plus douloureuses, et à l'approche de la mort, peut se produire un sursaut de conscience ; mais il est alors trop tardif pour modifier notablement le style global d'une existence. Les miséreux mentaux quittent la vie sans en avoir saisi le vrai sens, ils ont raté la destination humaine. Aussi, nulle tâche n'est-elle plus urgente et impérative, aux yeux du philosophe, que celle de montrer comment la vérité de la destination humaine, telle que la pensée métaphysique la conçoit, résiste à toutes les objections que l'on peut tirer de la misère mentale, malgré son angoissante extension ; ce qui suppose un esprit de justice et une résolution de lucidité prêts à envisager des solutions fort éloignées de l'humanitarisme idéaliste et de la théologie de fraternité lénifiante...
Résumé : Rechercher un système philosophique traditionnel dans l'oeuvre de Nietzsche relève du contresens. Les écrits du philosophe rejettent la monotone argumentation logique, louent la variété des approches en mélangeant les genres, transportent le lecteur dans des louvoiements " labyrinthiques ". S'il y a une " méthode " nietzschéenne, elle réside dans la variété des perspectives, la pluralité des points de vue, plus ou moins antagonistes, par lesquels il faut nécessairement passer si l'on veut comprendre la réalité dans son devenir et dans ses contrastes. La contradiction, chez Nietzsche, cesse d'être une épine dans la chair de la pensée, une épine qu'il s'agit d'arracher avec la raison : elle prend la valeur d'un signal pour nous avertir de changer de point de vue.
La question de Dieu est sans doute l'une des questions les plus décisives de l'existence humaine. Elle concerne chacun de nous, athée ou croyant, dans la mesure où à travers elle se dessinent les enjeux de l'existence elle-même. Depuis Kant, qui a mis en lumière les antinomies de la Raison pure, on sait que la seule démonstration rationnelle ne peut suffire à prouver l'existence d'un Etre parfait, éternel, créateur du monde et des hommes. L'auteur, à partir d'une anthropologie philosophique originale et de portée historique, élabore dans cet ouvrage une méthodologie nouvelle, susceptible d'aborder cette question sous un jour nouveau, sans céder à l'idéalisme qui consisterait ériger en absolu un système de valeurs sublimes et de croyances en Dieu. Cette réflexion s'adresse aussi bien aux partisans de l'athéisme qu'aux croyants, quelles que soient leurs confessions.
Après cinquante ans d'aide publique au développement l'écart entre pays les plus riches et pays les plus pauvres n'a pas été réduit. Ce constat conduit à s'interroger sur les causes de l'échec de l'aide au développement. Parmi ces causes, les différences de culture, manière d'être et de penser, ne jouent-elles pas un rôle déterminant jusque-là par trop négligé ? Cet ouvrage s'attache à démontrer que l'aide au développement de l'Afrique subsaharienne n'atteint pas son but du fait des différences culturelles entre apporteurs et bénéficiaires de l'aide, disparités culturelles qu'il convient de confronter au rationalisme et aux théories des décideurs économiques. Ces différences culturelles culminent au sommet de l'Etat : les donateurs, à défaut d'une définition cohérente, se font une conception irréductible à la culture africaine alors même que l'utilisation de l'aide repose sur le rôle de l'Etat bénéficiaire. Donateurs et bénéficiaires doivent d'abord prendre en compte leurs différences mutuelles. C'est la leçon de la trop longue chronique d'un échec annoncé par les rapports Pearson et Jackson dès 1969.